Le chapitre 1 d'Intensities-in-tens-cities "The Vintage Years
1978-2011" se referme ici, en septembre 2011... pour mieux continuer au
chapitre 2 dont vous trouverez le lien ci-contre.
Intensities-in-tens-cities.eu trouve ainsi
désormais son prolongement sous l'appellation
Intensities-in-10s-cities.eu où je vous attends
toujours aussi nombreux...
Long live Rock'n'Roll !

The chapter 1 of Intensities-in-tens-cities "The Vintage Years
1978-2011" ends right here, september 2011... and is to be continued at
chapter 2 - you will find the link at the right of your screen.
Intensities-in-tens-cities.eu still goes on and on
under the name of Intensities-in-10s-cities.eu
where I'm waiting for you...
Long live Rock'n'Roll !

mercredi 2 novembre 2011
** !! Avertissement - Warning !! **
Par "All the World is a Stage" le mercredi 2 novembre 2011, 23:45
samedi 3 septembre 2011
Ward'in Rock Festival - 2 & 3 sept. 2011 - Wardin
Par "All the World is a Stage" le samedi 3 septembre 2011, 16:46

Pour ses 15 ans, le Ward'in Rock s'offre 2 jours et 2 nuits
sold out. Aux entrées, tickets-boissons et bars, c'est un vendredi soir un peu
Capharnaüm - et sans doute Sodome & Gomorrhe au camping tout aussi sold
out. Neuf mille personnes sur l'autoproclamé festival le plus haut de
Belgique : belle récompense pour les organisateurs, couronnée par une
météo quasi caniculaire. Le Ward'in, c'est avant tout une grande famille de
plus de 400 bénévoles - et qui sont devenus par la force des choses des potes
qu'on croise chaque année aux mêmes postes. Le Ward'in, c'est une simplicité
bon enfant comme à la campagne, c'est une convivialité sans chichi sans manière
comme chez les ruraux que nous sommes. Le Ward'in, c'est definitively the
place to be sur le Plateau où tout le monde connaît tout le monde, où tout
le monde vient pour voir tout le monde. Et, comme dans tout festival qui se
respecte, pour marier tous les plaisirs émulsifiants - notamment ceux des
substances psycho-actives pouvant amener des exagérations du
comportement...
.

L'affiche 2011 propose pas moins de 23 noms et est le résultat radiophonique de
l’air du temps en jouant la carte de groupes belges à succès tels que notamment
SUAREZ, KISS & DRIVE, LEMON
STRAW, GREAT MOUNTAIN FIRE et CAMPING
SAUVACH (qui n'en ont tous que le nom...).

Les pompiers jouent les pyromanes en allumant le feu samedi après-midi au plus
chaud de la journée, arrosant la foule au moyen de leurs lances à incendie. Il
fait chaud partout, et les organismes souffrent tant sur scène que dans le
public. La poussière pénètre tous les pores, et les appareils photos souffrent
de tous leurs pixels également. Les musicos dégoulinent, les instruments
suintent et le public macère entre scènes, bars, chapiteaux et camping.

Rock'n'rollement parlant, la palme revient indéniablement aux trublions
BIKINIANS qui mettent (enfin) le feu à la plaine en milieu de
soirée sur la grande scène, et aux Français déjantés de RADICALS
PICARDS qui font préalablement de même sous le chapiteau :
assurément les deux plus belles surprises-découvertes de cette édition 2011.
Aussi rock'n'roll aux bars backstage que défoliants sur scène, ils remportent
également mon prix de la sympathie et de la déconne : bien rigolé, les
gars, merci (blurps).


Dans un tout autre registre, Cédric GERVY. En one-man-show de
derrière les fagots, il parvient à chambrer tout un chapiteau et à faire hurler
et onduler une foule aussi déjantée et surchauffée que ses textes et
musiques : chapeau, l'artiste ! La veille vendredi, ma surprise du
soir est la prestation de PUGGY : le trio (qui est aussi
belge que moi sénégalais) parvient à délivrer un set quasi rock'n'roll
et en tous cas sans commune mesure avec la soupe de ses tubes
radiophoniques et autres succès populaires - ces derniers déclenchant
l'hystérie dans les 50 premiers rangs 100% féminins dont je tairai l'âge moyen
ainsi que le niveau des décibels émis. S'il y a un dentiste dans l'assistance,
gros plan sur la dentition :






La palme inverse est décernée le lendemain samedi à la tête d'affiche :
STROMAE. Certes, nous n'avons aucun point commun ni aucune
affinité musicale lui et moi - il en faut pour tous les goûts, et surtout pour
ceux qui en ont. Mais le fait que ce grand échalas joue sa star m'horripile
particulièrement : pas de photos backstage de Monsieur, uniquement des
clichés frontstage de l'Artiste et durant les trois premiers morceaux
seulement, etc. Non merci, pas ici Manneke, t'es à Wardin, fieu, pas Place des
Palais ni chez Nagui. Les forces de l'ordre déployées en nombre front et
backstage ne sont sans doute pas non plus sans rapport avec des menaces qui lui
auraient été proférées...


Il n'en demeure pas moins que l'hystérie collective qu'il déclenche semble
amplement méritée - pour les organisateurs qui ont tiré ici le gros lot. Le
succès du Bruxellois lui monte sans doute à la tête, et ce n'est pas le public
chaud-boulette de ce soir qui va le faire changer d'avis. Qu'il en profite
surtout, tant que que son heure de gloire lui sourit. Car, forcément, ce n'est
pas avec sa production et sa prestation qu'il restera dans mes an(n)ales
personnellement r'n'r - ceci pour clôturer scatologiquement ce billet comme il
a commencé au camping. Quelle sera la programmation 2012 ? Un peu plus
sale et moins policée ne serait pas pour me déplaire, mais ne boudons
pas le plaisir d'une superbe réussite 2011 que revoici en un dernier petit tour
d'horizon en photos :



vendredi 26 août 2011
Festival Cabaret Vert (feat. IGGY POP, HATEBREED,...) - 26 août 2011 - Charleville-Mézières
Par "All the World is a Stage" le vendredi 26 août 2011, 23:10

Disons-le d'emblée de jeu et même d'entrée tout court : le set
d'IGGY POP & The STOOGES dans les Ardennes Françaises ne
me transcende pas outre mesure ce soir. Me déçoit même un peu, avoue-je. Une
set-list assez mièvre - du moins au regard des pépites qui constituent son
patrimoine (bientôt reconnu par l'UNESCO) - un light show peu éloquent et ne
mettant guère en valeur le monstre présent sur scène en contre-jour
permanent ; septante minutes seulement de show ni plus ni moins,
respectant cependant à la minute près (!) le timing-horaire précis du festival.
En conclusion, un Iguane moyennement fidèle à lui-même. Et qui nous
gratifie d'une provocante grimace au moment de quitter les feux de la rampe,
comme pour me narguer davantage encore, tirant la langue à un public qui semble
pourtant majoritairement ravi et conquis. Iggy pas vraiment
fidèle à lui-même d'un côté, mais parfaitement Iguane de l'autre.



Le show de ce soir est de loin le moins explosif, le moins transcendant de mes
précédentes expériences Iggy Popiennes. Sans doute l'impression
est-elle différente pour celles & ceux qui découvrent ce soir pour la toute
première fois la Bête. Boitillant et claudiquant,
Iggy quitte la scène après s'être pourtant tortillé et
déhanché une bonne heure durant. S'est-il déboîté une hanche (vraie ou fausse)
durant son set ? A moins que cette douleur ne soit déjà présente d'emblée
de jeu (ou d'entrée tout court), ce qui pourrait - partiellement - expliquer
cette prestation toute moyenne. Sacré Iggy, va : tu n'as
plus mon âge, et moi pas encore le tien : n'oublie donc pas de me le
rappeler le moment venu que toi au moins tu es arrivé à passer le cap des 60
berges...

L'éco & territoire Festival Cabaret Vert, ce sont 50.000 personnes
en trois jours à l'entrée, et 49.999 à la sortie : c'est pas le
Pukkelpop, mais la série noire et meurtrière des festivals
d'août 2011 semble continuer. Si la seconde grosse pointure de ce vendredi est
pour moi HATEBREED - ou plutôt la première, dans l'ordre de
passage voulu par la programmation - l'effet dévastateur attendu est bien, très
bien présent. Une sono monstrueusement forte mais pure comme il n'est Dieu pas
possible (... et de loin supérieure à celle d'Iggy...), quelques mosh
par-ci par-là pour égayer le gentil peuple qui a fait le déplacement sur la
plaine Bayard, et un set destructif et destructeur à la hauteur de ces sales
gamins new-yorkais qu'ils sont.




HATEBREED, c'est 100% maximum volume pour 100% maximum power.
Pas de fioriture, pas de compromis ni de compromissions pour un max de
destruction. Pas de garniture ni de cerise sur le gâteau. Pas de gâteau non
plus : seulement un pain. Mais un pain de dynamite et de TNT
hardcore.


Mais le Festival Cabaret Vert, ce n'est pas
qu'Iggy et Hatebreed cette année qui trônent
pourtant en tête de l'affiche. Ce sont également ce vendredi quelques autres
rockers (?!) qui occupent les deux scènes en ce triste après-midi automnal
d'août. Notamment This Is Not Hollywood, du rock français en
anglais tout ce qu'il y a de plus rock français en anglais, et The
WOMBATS : un trio mainstream en direct de Liverpool qui tente de
faire tantôt son méchant Oasis, tantôt son gentil
Greenday. De la pop accrocheuse aux accents de dancefloor pour
jeunes adolescentes pré-pubères. Les autralopithèques - pardon:
australo-américains - de The DEATH SET nous pondent quant à
eux un cocasse mixte entre les Beastie Boys et
Cheaptrick dans un joyeuse cacophonie / euphorie. Passons
rapidement sur The DO qui ne nous offrent qu'une bonne
chose : l'occasion d'aller casser la croûte en attendant
Iggy que nous fait péniblement patienter ATARI TEENAGE
RIOT : l'adolescence creuse dans toute son horreur électro et
(soit disant) punk. Bassland. Bref, une programmation bien trop éclectique pour
combler le rocker moyen qui sommeil en chacun de nous.
HATEBREED a allumé un feu en fin d'après-midi que, somme
toute, bien peu ont été en mesure d'entretenir par la suite. Merci, les
New-Yorkais pour cette salutaire claque ! Sûr que Suicidal
Tendencies et The Bellrays prendront la relève demain
(malheureusement sans moi...). Et merci aux organisateurs de ce Cabaret
Vert Eco Festival Rock & Territoire pour cette initiative se
rapprochant à cet égard en bien des aspects du Sziget Festival - à
l'échelle 1/100 bien entendu. Reste que le caractère par trop hétéroclite de
cette programmation - son point fort - risque bien d'être un jour son véritable
point faible : on meurt toujours par où on a péché...



samedi 13 août 2011
ATOMIQUE DELUXE - Havelange - 13 août 2011
Par "All the World is a Stage" le samedi 13 août 2011, 10:29

Le set d'ATOMIQUE DELUXE était trop puissant hier soir - ou
plutôt cette nuit - que pour ne pas y donner l'immédiate suite qui s'impose.
M'apprenant dans la conversation à Sélange qu'ils jouaient quelques heures plus
tard à Havelange, ni une ni deux : en voiture, Simone, il y a quelque
chose là-bas qui mitonne - it's a long way to the top if you wanna
rock'n'roll ! Le Week-End d'Août Dingue (initiales du
WEAD Festival) propose une affiche alléchante, mais est-ce un
péché d'avouer que seul ATOMIQUE DELUXE monopolise mon agenda
et dicte mon timing pour ce rapide aller-retour ? Intensities in tens
cities...




Une sono nettement moins couillue qu'hier soir, un set quelque peu
plus court, mais toujours autant de problèmes techniques
(entendez : des pannes de canettes...;-) : ATOMIQUE
DELUXE nous repasse à l'heure de la tarte les plats encore tout chauds
de cette nuit. C'est vrai que basés à Liège et donc presqu'ici dans leur
jardin, Atomique Deluxe est exactement le groupe belge qui
peut prendre (et donner) son pied malgré la pluie qui tombe comme vache
(espagnole) qui pisse - normal, pour un chanteur originaire de Bretagne, un
guitariste sud-américain et une section rythmique italo-belge, isn't it ?
Merci de m'avoir invité sur scène au milieu de vous pour immortaliser ce moment
magique, les gars!




Des paroles qui ne parlent pas pour ne rien dire, des riffs et des mélodies qui
ne sont pas sans faire frémir, le tout produisant une explosive alchimie qui
n'est pas sans délire - des relents de TELEPHONE, de TRUST ou de NOIR
DESIR : ATOMIQUE DELUXE reste franchement la meilleure
production belge francophone depuis des lustres. Et les lustres, il sont polis,
depuis le temps. Eux...

vendredi 12 août 2011
ATOMIQUE DELUXE - Sélange - 12 août 2011
Par "All the World is a Stage" le vendredi 12 août 2011, 18:07

Il est bien loin le temps où les "petits" festivals ne disposaient que d'une
sono conçue pour un mange-disque et du matos de kermesse ou de foire au(x)
boudin(s) : chapeau, les organisateurs, pour avoir concocté ce qui est ma
foi un bien beau "petit" festival, monté comme un âne. Dans le Sud, on sait
bien vivre et surtout bien s'amuser, et le Donkey Festival en
est encore un parfait exemple. Avec notamment pour preuve la "seconde" (?)
scène, qui porte à merveille son nom : la Stage Bar. Un plateau
de 4m² en équilibre instable sur une pile de futs et que sais-je encore,
entre... les deux pompes à bières du bar. PETULA CLARK s'y
produit en interlude, entre deux sets de la scène principale. Déjantés, les
deux gaillards : une guitare, une batterie, de la déconne qui allie
fulgurance punk et explosivité noisy, chants venus des entrailles et délires
onomatopéiques totalement à l'arrache comme le précise le programme. Une
fessée musicale pour les piliers de comptoir du festival et les barmen &
serveurs, oufti ! Exit CONTROL qui reprend du Joy
Division (ouaips...), BACON CARAVAN CREEK (sur les dignes
traces d'Anathema ma foi, bien léché) et les tributes de
CRIBLESS : la scène appartient ce soir à ATOMIQUE
DELUXE !

Ce weekend de festival sélangeois débute en fanfare ce vendredi avec du vrai
rock en français comme on en attend depuis des années en Belgique. Des paroles
à la hauteur des riffs et un gimmick digne de ce nom : ce que la Belgique
francophone a enfanté de meilleur depuis des lustres en matière de rock, c'est
certain. Ce premier concert dans le sud du pays pour ATOMIQUE
DELUXE est une claque cinglante, l'humour et l'attitude en
plus, des compos consistantes enlevées par une sono implacable et parfaite.
Z'iront loin, ces p'tits gars, s'ils continuent sur leur lancée.



Le final est dantesque et à l'arrache avec une violente reprise d'I Wanna
Be Your Dog appuyée par une sonorisation parfaitement puissante et
puissamment parfaite. Et en guise de cerise sur le gâteau - surprise générale
pour nos quatre gusses également - six gentes demoiselles qui déboulent sur
scène, mannequins & hôtesses habillées (déguisées ?) par la designer
Mel'Usine. Tout ce petit monde s'explose live on stage dans un parfait
délire virant au souk dans une joyeuse chorégraphie improvisée entre basse,
guitares et batterie. L'Iguane apporte l'hypnotique final touch
totalement surréaliste et déjantée au set d'ATOMIQUE DELUXE
pour un grand, grand, très grand final qui restera dans les annales
sélangeoises, for sure...




dimanche 7 août 2011
Festival Blues de GOUVY - 07 août 2011
Par "All the World is a Stage" le dimanche 7 août 2011, 19:24

Tiens, pour la première fois - sauf erreur de ma part - la mention "rock"
figure aux côtés de l'intitulé "blues" au programme de la journée du dimanche
qui lui est traditionnellement dévolue. Si l'affiche mentionne immuablement
"Festival Jazz et Blues de Gouvy", le programme semble donc
quant à lui sacrément coller au tsunami électrique qui déferle sur la Ferme
Madelonne et dans son parc. Gouvy, c'est une découverte à chaque édition qui
s'apprécie comme elle se vit. La Madelonne, c'est comme si c'était chaque année
la première fois: jouissif au possible, avec le plaisir nouveau concomitant au
dépucelage. Du blues puissant avec des noms confirmés et des groupes géants
offerts à la découverte : cette édition 2011 est encore une fois un des
meilleurs plats de résistance pour oreilles besogneuses, comme le dit
le Claudy. Et où l'ordre de passage des groupes n'est pas fonction de leur
notoriété mais bien de l'heure d'arrivée de leur avion ! Après avoir raté
le premier show de l'après-midi, focus sur le reste. Et en l'occurrence un bien
chaleureux CHICO & THE MOJO BLUES BAND qui se démène dans
un club déjà bien chaud-boulette.

Mais ce Chico est finalement bien soft quand on voit (et
entend) ce qui suit dans le chapiteau. La comparaison est en effet difficile à
soutenir avec ce qui se produit sur la grande scène : BLUES CARAVAN ("3
girls with guitar"). Trois sales gamines US qui en mettent plein la
vue et plein les oreilles, et si la sono était un tantinet plus virile, le show
en serait plus couillu encore. Trois superbes voix agrémentées de gambettes
tout aussi minouches que le reste, nous déversant un blues davantage pub-rock
de derrière les fagots. Didjap, elles savent y faire, outre-Atlantique, les
gonzesses !




Un morceau dédicacé aux femmes de l'assemblée qui se tapent un
connard, un autre dédié aux mecs qui en ont, et ainsi de suite:
ces chiennes de ma chienne ont du chien, et elles savent aboyer, les petites
garces ! Ca joue comme des mecs, ça se prend pour des mecs - avec le
physique en plus - mais avec un jeu de gratte plus propret et un peu trop léché
parfois. Bref, elles ne sont pas assez sales, ces Ricaines, et c'est
le seul bémol - qu'elles compensent largement, tigresses qu'elles sont, avec
des attributs qu'elles ont ailleurs que dans le froc..






Un grand moment, ce Blues Caravan, un grand moment et une bien
belle découverte 2011. On en oublierait même l'Arnold Schwarzy qui est
à la batterie ! Marre de toutes ces photos de mecs ? Marre de tous
ces clichés mâles ? Allez, zoom sur les gambettes, focus sur ces
Claudettes et olé les minettes !


SHERMAN ROBERTSON BLUS QUARTET: sympa, l'Amerloche, mais qui a
le rôle ingrat de succéder à la tornade déclenchée par les trois nymphettes et
de précéder l'ouragan qu'y va s'abattre en fin de soirée avec le fils de
l'autre sur cette même scène. Pas facile de soutenir la comparaison ou
plutôt le rythme, mais il s'y attèle le Sherman - volontaire
comme le char du même nom.

Auparavant, le club résonne encore de CHRISTOPHE MARQUILLY BLUES
TRIO (trop slide, too soft... malgré ses références graisseuses) avant
que LIGHTNIN' GUY & THE MIGHTY GATORS n'enflamme la
grange.



Sympas, ses messages belgicains et unionistes, ses L'union Fait la
Force et autres appels à la raison lancés aux politiques, mais comme
dirait l'autre: S'il jouait un peu plus et causait moins, ce serait encore
plus cool.

Mais la claque de la journée, ou plutôt de la soirée, est sans conteste
BERNARD ALLISON BLUES SEXTET. Avec un nom pareil, on
s'attendrait à un soporifique jazz band tout droit issu de la Nouvelle Orléans,
mais non: c'est plutôt le diable en personne qui déboule sur scène pour un
violent exorcisme. Le fils de son père n'a pas plus de prénom à se faire que de
nom: Allison senior peut reposer en paix.



L'époustouflant hommage qu'il rend d'ailleurs à feu son père est THE grand
moment de cette soirée: puissant comme du Johnny Winter,
décoiffant comme du Stevie Ray Vaughan et décapant comme du
hip-hop ou du funky qui teinte son blues-rock de là-bas. Combien de temps
a-t-il joué? Des heures, dirons-nous, et il fait durer son plaisir rien que
pour le nôtre...


Si chaque guitariste s'en part se balader dans le public avec sa gratte, c'est
que ça fait dorénavant partie du Madelonne touch. Mais tout cela
serait encore plus touchy si tes concerts, Claudy, ne se chevauchaient
pas: pas facile d'être au four et au moulin quand il y a du bon pain à gauche
et du bon grain à droite, mildju ! N'empêche, vous en connaissez beaucoup,
vous, de ces festivals de blues où ça résonne AC-DC, Black Sabbath et Deep
Purple...? A Gouvy, oui !
samedi 6 août 2011
** Livre d'Or ** Guest Book **
Par "All the World is a Stage" le samedi 6 août 2011, 20:55
Fiel ou miel, vos commentaires sont ici les bienvenus...
« billets précédents - page 1 de 41