All The World Is A Stage - Chap. 1 : * The Vintage Years : 1978 - 2011 *

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mardi 4 décembre 2007

PORCUPINE TREE - 4 décembre 2007 - Köln (All.)

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Et voilà : deux semaines après le show de Bruxelles, Porcupine Tree devient le quatrième groupe que je vois au moins trois fois en moins de six mois, et rejoint ainsi Ted Nugent, Rush et Motorhead dans ma liste des Happy Fews. Le Palladium de Cologne est un hall réhabilité situé dans un chancre industriel récemment (et partiellement) rénové, ce qui donne un caractère quelque peu surréaliste et post-industriel à ce concert. Est-ce un copie-coller de celui de Bruxelles ? Je ne le pense pas, mais profite surtout du moment présent en lieu et place d’analyser les ressemblances / dissemblances avec le précédent. Le public est chaud, très chaud ; le son est fort, très fort : l’alchimie semble mieux fonctionner encore qu’à Bruxelles, la mayonnaise semble mieux prendre encore qu’à l’Ancienne Belgique. C’est vrai que Steven rappelle à l’envi au public présent ce soir que l’Allemagne a été la première scène continentale à leur réserver un véritable plébiscite populaire, et la ville de Cologne plus particulièrement à l’occasion d’un concert dont il rappelle la date bien précise à l’assemblée mais dont je ne garde pas le souvenir. Excellent, le show est excellent - mais à quoi bon l'écrire ? Voilà, mon troisième concert de Porcupine se termine, et je rejoins la Belgique sous un véritable déluge – non plus d’images et de décibels mais de pluie et d’éclairs. Quand donc nos chemins se recroiseront-ils ? Car ils doivent, ils DOIVENT se croiser à nouveau, je ne peux le concevoir autrement…

jeudi 22 novembre 2007

PORCUPINE TREE - 22 novembre 2007 - Bruxelles

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A la suite de l’interview de cet après-midi, je me vois gratifié d’un pass photo pour le concert du soir : cool, tout ça. A l’inverse d’autres concerts, plusieurs morceaux sont accordés aux photographes pour tirer les clichés et pas uniquement les traditionnels trois premiers… avec l’avantage de pouvoir ensuite rester avec mon boitier numérique en bandoulières jusqu’à la fin du concert, mais dans la salle cette fois.
Photo (c) - Use only with mention of www.intensities-in-tens-cities.eu Porcupine_Bxl_2007_0005.JPG Photo (c) - Use only with mention of www.intensities-in-tens-cities.euPorcupine_Bxl_2007_0002.JPG Porcupine_Bxl_2007_0003.jpg Porcupine_Bxl_2007_0004.jpg Porcupine_Bxl_2007_0006.jpg
Etrangement, je tire mes meilleurs clichés depuis la salle et non pas depuis le front stage ! Superbe concert, bien évidemment – et en toute subjectivité. Une bonne partie de FOABP y passe, mais pas intégralement je pense ni dans l’ordre attendu. Le son est très fort mais pur, le son est très pur mais fort : oufti, quel bonheur !
Photo (c) - Use only with mention of www.intensities-in-tens-cities.eu Porcupine_Bxl_2007_0016.jpg
Porcupine_Bxl_2007_0010.jpg Porcupine_Bxl_2007_0012.jpg Porcupine_Bxl_2007_0014.jpg Porcupine_Bxl_2007_0015.jpg
Photo (c) - Use only with mention of www.intensities-in-tens-cities.eu
Pas d’autres mots pour qualifier le moment autrement que parfait – malgré un problème technique à l’ampli de Steven qui nous a amputés d’une partie du rappel. Pieds nus, il lui en faut plus pour être déstabilisé. A force de nous éterniser au bar de l’AB où nous réinventons le monde en guise d’after, nous avons la chance de croiser Colin Edwin - le bassiste - au sortir de la salle et de tailler une courte bavette avec lui, ainsi que de tirer quelques clichés avant qu’il ne remonte dans son autocar stationné à rue. Porcupine est venu, Porcupine a vu et Porcupine a vaincu. Long live Porcupine…
Photo (c) - Use only with mention of www.intensities-in-tens-cities.eu Porcupine_Bxl_2007_0017.jpg Porcupine_Bxl_2007_0021.jpg Porcupine_Bxl_2007_0020.jpg Porcupine_Bxl_2007_0018.JPG

Gavin HARRISON - Interview - 22 nov. 2007 - Bxl.

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J’ai l'immense privilège de pouvoir participer à l’interview du batteur de Porcupine Tree pour compte de la VRT l’après-midi du concert de l’AB à Bruxelles. Contrôle d’identité, arrivée backstage, puis petits rafraichissements à la cafétéria où nous sommes invités à nous désaltérer en attendant l’heure H. Les membres de Anathema (qui assure la première partie) sont en train de deviser entre eux, attablés à côté de moi, puis arrive John Wesley suivi de Steven Wilson qui viennent également se rafraichir et manger un morceau. Il me faut résister à l’envie de me lever et aller leur serrer la pince en leur disant tout le bien que je pense d’eux et les noyer de mille et une questions, mais non : je reste paisiblement assis non loin d'eux comme si de rien n’était, je sirote mon café, ils sirotent leur café, nous sirotons notre café – du verbe siroter son café. L’heure de l’interview arrive: trois médias sont présents, l’un hérite de l’interview avec Steven, l’autre avec John et nous avec Gavin Harrison. Trois interviews simultanées d’une vingtaine de minutes dans trois loges différentes – et sans photo, nous enjoint le tour manager (shit !).

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Gavin est un mec affable et disert à souhait, posé et pondéré, calme et loquace dans ses réponses – bref : ce qu’on appelle tout simplement un mec bien ! Nous le promenons dans l’histoire de Porcupine Tree qui a croisé un beau jour la sienne, batteur jazzy de formation, avant d’intégrer finalement le groupe il y a quelques années. On aborde son passé dans le swinging London ainsi que ses relations avec… Neil Peart que je découvre en cours d’interview. Contacté afin d’être derrière les fûts le temps d’un morceau du Fear Of A Blank Planet, Neil décline pour des raisons pratiques avant de refiler l’invitation à… Alex Lifeson. Voilà qui explique sa présence sur l’album, aux côtés notamment de Robert Fripp (dont Gavin est en outre batteur occasionnel). Le temps passe à une vitesse incroyable et l’on se retrouve en fin du créneau horaire imparti sans avoir eu le temps de dire ouf ! On se serre cordialement la pince en guise d’au revoir, petite dédicace à la clé sur la pochette du CD apportée tout expressément. Bye bye. On jette un œil dans la salle de concert - les roaddies sont en train de monter le matos – avant de ressortir sous un soleil bien chaud pour la saison temps. Vivement ce soir, car après un tel après-midi déjà…

mercredi 27 juin 2007

PORCUPINE TREE - 27 juin 2007 - Antwerpen

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Avec Anathema en première partie, c'est la découverte en ce qui me concerne d'une bien sympathique salle de moyenne capacité (Hof Ter Lo) située à Borgerhout dans la périphérie anversoise, confortable, ergonomique et surtout acoustiquement parfaite. A moins que ce ne soit la bande à Steven qui soit musicalement parfaite ? Je le confirme : Porcupine Tree est l’an dernier mon premier véritable et magistral coup de foudre musical depuis bien des années (depuis bien des décennies ?). Leur dernier opus Fear of a Blank Planet doit être le CD qui comptabilise - tout CD, microsillons ou cassettes confondus - le plus de tours au compteur de mes platines, tous genres et tous appareils confondus depuis que je suis en âge d’écouter de la musique. Un album parfait, L’Album parfait. A l’image d’ailleurs des trois précédents – voire de tous ceux qui ont jailli du bouillant cerveau de Steven Wilson à la production, à l’inspiration et à la maestria sans pareils. Porcupine Tree nous annonce jouer comme prévu l’intégral de leur dernier album d’une seule traite (!) avant une pause de 5 minutes, puis reprendre pour une bonne heure encore de concert ensuite. La première partie me donne des frissons dans le dos – je crois rêver. Les cinq minutes de pause sont bel et bien cinq minutes, pas six : nous sommes surpris au bar lorsque la seconde partie du show débute. Mais il fallait impérativement nous désaltérer afin de nous remettre de nos émotions, tant le Fear Of a Blank Planet joué live dans son intégralité et à l’identique du CD nous a littéralement troué le c… Pas d’autres termes : un moment de magie, de pur bonheur, de perfection comme rares sont ces moments dans la vie. Oui, de perfection tout simplement. Porcupine Tree accompagné sur scène comme sur leurs récents CD de John Wesley – qui fait pour moi intégralement partie du line up – est la synthèse même et l’aboutissement de 40 années d’évolution musicale occidentale. Concert parfait, je le dis, je l’écris, je le confirme, je le revendique, je le crie. Que le Monde le sache. Que l’Univers l’apprenne. Mais diable, que la route du retour est longue, morne et monotone après un tel sommet – post coïtum animal triste.

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