
Et voilà : deux semaines après le show de Bruxelles, Porcupine Tree
devient le quatrième groupe que je vois au moins trois fois en moins de six
mois, et rejoint ainsi Ted Nugent, Rush et Motorhead dans ma liste des
Happy Fews. Le Palladium de Cologne est un hall réhabilité
situé dans un chancre industriel récemment (et partiellement) rénové, ce qui
donne un caractère quelque peu surréaliste et post-industriel à ce concert.
Est-ce un copie-coller de celui de Bruxelles ? Je ne le pense pas, mais
profite surtout du moment présent en lieu et place d’analyser les ressemblances
/ dissemblances avec le précédent. Le public est chaud, très chaud ; le
son est fort, très fort : l’alchimie semble mieux fonctionner encore qu’à
Bruxelles, la mayonnaise semble mieux prendre encore qu’à l’Ancienne Belgique.
C’est vrai que Steven rappelle à l’envi au public présent ce soir que
l’Allemagne a été la première scène continentale à leur réserver un véritable
plébiscite populaire, et la ville de Cologne plus particulièrement à l’occasion
d’un concert dont il rappelle la date bien précise à l’assemblée mais dont je
ne garde pas le souvenir. Excellent, le show est excellent - mais à quoi bon
l'écrire ? Voilà, mon troisième concert de Porcupine se termine, et je
rejoins la Belgique sous un véritable déluge – non plus d’images et de décibels
mais de pluie et d’éclairs. Quand donc nos chemins se recroiseront-ils ?
Car ils doivent, ils DOIVENT se croiser à nouveau, je ne peux le concevoir
autrement…
Tag - Anathema
mardi 4 décembre 2007
PORCUPINE TREE - 4 décembre 2007 - Köln (All.)
Par "All the World is a Stage" le mardi 4 décembre 2007, 16:16
jeudi 22 novembre 2007
PORCUPINE TREE - 22 novembre 2007 - Bruxelles
Par "All the World is a Stage" le jeudi 22 novembre 2007, 15:29

A la suite de l’interview de cet après-midi, je me vois gratifié d’un pass
photo pour le concert du soir : cool, tout ça. A l’inverse d’autres
concerts, plusieurs morceaux sont accordés aux photographes pour tirer les
clichés et pas uniquement les traditionnels trois premiers… avec l’avantage de
pouvoir ensuite rester avec mon boitier numérique en bandoulières jusqu’à la
fin du concert, mais dans la salle cette fois.
Photo (c) - Use only with mention of
www.intensities-in-tens-cities.eu
Photo (c) - Use only
with mention of www.intensities-in-tens-cities.eu

Etrangement, je tire mes meilleurs clichés depuis la salle et non pas depuis le
front stage ! Superbe concert, bien évidemment – et en toute subjectivité.
Une bonne partie de FOABP y passe, mais pas intégralement je pense ni
dans l’ordre attendu. Le son est très fort mais pur, le son est très pur mais
fort : oufti, quel bonheur !
Photo (c) - Use only with mention of
www.intensities-in-tens-cities.eu 

Photo (c) - Use only with mention of
www.intensities-in-tens-cities.eu
Pas d’autres mots pour qualifier le moment autrement que parfait – malgré un
problème technique à l’ampli de Steven qui nous a amputés d’une partie du
rappel. Pieds nus, il lui en faut plus pour être déstabilisé. A force de nous
éterniser au bar de l’AB où nous réinventons le monde en guise
d’after, nous avons la chance de croiser Colin Edwin
- le bassiste - au sortir de la salle et de tailler une courte bavette avec
lui, ainsi que de tirer quelques clichés avant qu’il ne remonte dans son
autocar stationné à rue. Porcupine est venu, Porcupine a vu et Porcupine a
vaincu. Long live Porcupine…
Photo (c) - Use only with mention of
www.intensities-in-tens-cities.eu

Gavin HARRISON - Interview - 22 nov. 2007 - Bxl.
Par "All the World is a Stage" le jeudi 22 novembre 2007, 09:25

J’ai l'immense privilège de pouvoir participer à l’interview du batteur de
Porcupine Tree pour compte de la VRT l’après-midi du concert de l’AB à
Bruxelles. Contrôle d’identité, arrivée backstage, puis petits
rafraichissements à la cafétéria où nous sommes invités à nous désaltérer en
attendant l’heure H. Les membres de Anathema (qui assure la
première partie) sont en train de deviser entre eux, attablés à côté de moi,
puis arrive John Wesley suivi de Steven
Wilson qui viennent également se rafraichir et manger un morceau. Il
me faut résister à l’envie de me lever et aller leur serrer la pince en leur
disant tout le bien que je pense d’eux et les noyer de mille et une questions,
mais non : je reste paisiblement assis non loin d'eux comme si de rien
n’était, je sirote mon café, ils sirotent leur café, nous sirotons notre café –
du verbe siroter son café. L’heure de l’interview arrive: trois médias sont
présents, l’un hérite de l’interview avec Steven, l’autre avec John et nous
avec Gavin Harrison. Trois interviews simultanées d’une
vingtaine de minutes dans trois loges différentes – et sans photo, nous enjoint
le tour manager (shit !).

Gavin est un mec affable et disert à souhait, posé et pondéré, calme et loquace
dans ses réponses – bref : ce qu’on appelle tout simplement un mec
bien ! Nous le promenons dans l’histoire de Porcupine Tree qui a croisé un
beau jour la sienne, batteur jazzy de formation, avant d’intégrer finalement le
groupe il y a quelques années. On aborde son passé dans le swinging London
ainsi que ses relations avec… Neil Peart que je découvre en
cours d’interview. Contacté afin d’être derrière les fûts le temps d’un morceau
du Fear Of A Blank Planet, Neil décline pour des raisons pratiques
avant de refiler l’invitation à… Alex Lifeson. Voilà qui
explique sa présence sur l’album, aux côtés notamment de Robert
Fripp (dont Gavin est en outre batteur occasionnel). Le temps passe à
une vitesse incroyable et l’on se retrouve en fin du créneau horaire imparti
sans avoir eu le temps de dire ouf ! On se serre cordialement la pince en
guise d’au revoir, petite dédicace à la clé sur la pochette du CD apportée tout
expressément. Bye bye. On jette un œil dans la salle de concert - les roaddies
sont en train de monter le matos – avant de ressortir sous un soleil bien chaud
pour la saison temps. Vivement ce soir, car après un tel après-midi déjà…
mercredi 27 juin 2007
PORCUPINE TREE - 27 juin 2007 - Antwerpen
Par "All the World is a Stage" le mercredi 27 juin 2007, 17:03

Avec Anathema en première partie, c'est la découverte en ce
qui me concerne d'une bien sympathique salle de moyenne capacité (Hof Ter
Lo) située à Borgerhout dans la périphérie anversoise, confortable,
ergonomique et surtout acoustiquement parfaite. A moins que ce ne soit la bande
à Steven qui soit musicalement parfaite ? Je le confirme :
Porcupine Tree est l’an dernier mon premier véritable et
magistral coup de foudre musical depuis bien des années (depuis bien des
décennies ?). Leur dernier opus Fear of a Blank Planet doit être le CD
qui comptabilise - tout CD, microsillons ou cassettes confondus - le plus de
tours au compteur de mes platines, tous genres et tous appareils confondus
depuis que je suis en âge d’écouter de la musique. Un album parfait, L’Album
parfait. A l’image d’ailleurs des trois précédents – voire de tous ceux qui ont
jailli du bouillant cerveau de Steven Wilson à la production,
à l’inspiration et à la maestria sans pareils. Porcupine Tree nous annonce
jouer comme prévu l’intégral de leur dernier album d’une seule traite (!) avant
une pause de 5 minutes, puis reprendre pour une bonne heure encore de concert
ensuite. La première partie me donne des frissons dans le dos – je crois rêver.
Les cinq minutes de pause sont bel et bien cinq minutes, pas six : nous
sommes surpris au bar lorsque la seconde partie du show débute. Mais il fallait
impérativement nous désaltérer afin de nous remettre de nos émotions, tant le
Fear Of a Blank Planet joué live dans son intégralité et à l’identique
du CD nous a littéralement troué le c… Pas d’autres termes : un moment de
magie, de pur bonheur, de perfection comme rares sont ces moments dans la vie.
Oui, de perfection tout simplement. Porcupine Tree accompagné sur scène comme
sur leurs récents CD de John Wesley – qui fait pour moi
intégralement partie du line up – est la synthèse même et l’aboutissement de 40
années d’évolution musicale occidentale. Concert parfait, je le dis, je
l’écris, je le confirme, je le revendique, je le crie. Que le Monde le sache.
Que l’Univers l’apprenne. Mais diable, que la route du retour est longue, morne
et monotone après un tel sommet – post coïtum animal triste.
