
Le set d'ATOMIQUE DELUXE était trop puissant hier soir - ou
plutôt cette nuit - que pour ne pas y donner l'immédiate suite qui s'impose.
M'apprenant dans la conversation à Sélange qu'ils jouaient quelques heures plus
tard à Havelange, ni une ni deux : en voiture, Simone, il y a quelque
chose là-bas qui mitonne - it's a long way to the top if you wanna
rock'n'roll ! Le Week-End d'Août Dingue (initiales du
WEAD Festival) propose une affiche alléchante, mais est-ce un
péché d'avouer que seul ATOMIQUE DELUXE monopolise mon agenda
et dicte mon timing pour ce rapide aller-retour ? Intensities in tens
cities...




Une sono nettement moins couillue qu'hier soir, un set quelque peu
plus court, mais toujours autant de problèmes techniques
(entendez : des pannes de canettes...;-) : ATOMIQUE
DELUXE nous repasse à l'heure de la tarte les plats encore tout chauds
de cette nuit. C'est vrai que basés à Liège et donc presqu'ici dans leur
jardin, Atomique Deluxe est exactement le groupe belge qui
peut prendre (et donner) son pied malgré la pluie qui tombe comme vache
(espagnole) qui pisse - normal, pour un chanteur originaire de Bretagne, un
guitariste sud-américain et une section rythmique italo-belge, isn't it ?
Merci de m'avoir invité sur scène au milieu de vous pour immortaliser ce moment
magique, les gars!




Des paroles qui ne parlent pas pour ne rien dire, des riffs et des mélodies qui
ne sont pas sans faire frémir, le tout produisant une explosive alchimie qui
n'est pas sans délire - des relents de TELEPHONE, de TRUST ou de NOIR
DESIR : ATOMIQUE DELUXE reste franchement la meilleure
production belge francophone depuis des lustres. Et les lustres, il sont polis,
depuis le temps. Eux...

Tag - Atomique Deluxe
samedi 13 août 2011
ATOMIQUE DELUXE - Havelange - 13 août 2011
Par "All the World is a Stage" le samedi 13 août 2011, 10:29
vendredi 12 août 2011
ATOMIQUE DELUXE - Sélange - 12 août 2011
Par "All the World is a Stage" le vendredi 12 août 2011, 18:07

Il est bien loin le temps où les "petits" festivals ne disposaient que d'une
sono conçue pour un mange-disque et du matos de kermesse ou de foire au(x)
boudin(s) : chapeau, les organisateurs, pour avoir concocté ce qui est ma
foi un bien beau "petit" festival, monté comme un âne. Dans le Sud, on sait
bien vivre et surtout bien s'amuser, et le Donkey Festival en
est encore un parfait exemple. Avec notamment pour preuve la "seconde" (?)
scène, qui porte à merveille son nom : la Stage Bar. Un plateau
de 4m² en équilibre instable sur une pile de futs et que sais-je encore,
entre... les deux pompes à bières du bar. PETULA CLARK s'y
produit en interlude, entre deux sets de la scène principale. Déjantés, les
deux gaillards : une guitare, une batterie, de la déconne qui allie
fulgurance punk et explosivité noisy, chants venus des entrailles et délires
onomatopéiques totalement à l'arrache comme le précise le programme. Une
fessée musicale pour les piliers de comptoir du festival et les barmen &
serveurs, oufti ! Exit CONTROL qui reprend du Joy
Division (ouaips...), BACON CARAVAN CREEK (sur les dignes
traces d'Anathema ma foi, bien léché) et les tributes de
CRIBLESS : la scène appartient ce soir à ATOMIQUE
DELUXE !

Ce weekend de festival sélangeois débute en fanfare ce vendredi avec du vrai
rock en français comme on en attend depuis des années en Belgique. Des paroles
à la hauteur des riffs et un gimmick digne de ce nom : ce que la Belgique
francophone a enfanté de meilleur depuis des lustres en matière de rock, c'est
certain. Ce premier concert dans le sud du pays pour ATOMIQUE
DELUXE est une claque cinglante, l'humour et l'attitude en
plus, des compos consistantes enlevées par une sono implacable et parfaite.
Z'iront loin, ces p'tits gars, s'ils continuent sur leur lancée.



Le final est dantesque et à l'arrache avec une violente reprise d'I Wanna
Be Your Dog appuyée par une sonorisation parfaitement puissante et
puissamment parfaite. Et en guise de cerise sur le gâteau - surprise générale
pour nos quatre gusses également - six gentes demoiselles qui déboulent sur
scène, mannequins & hôtesses habillées (déguisées ?) par la designer
Mel'Usine. Tout ce petit monde s'explose live on stage dans un parfait
délire virant au souk dans une joyeuse chorégraphie improvisée entre basse,
guitares et batterie. L'Iguane apporte l'hypnotique final touch
totalement surréaliste et déjantée au set d'ATOMIQUE DELUXE
pour un grand, grand, très grand final qui restera dans les annales
sélangeoises, for sure...



