
Après Coverdale il y a 10 jours, une autre grande, grande,
GRANDE voix du r'n'r à notre programme de ce soir dans l'ex-capitale allemande.
Et il ne s'agit pas cette fois d'un beau et grand blond à décolleté avec
artifices et background vocals: aujourd'hui c'est un gnome tout ce
qu'il y a de plus vrai, de plus pur et de plus dur - bref: du Ronnie
James Dio en lead vocals. Et du Heaven and Hell qui
n'a strictement rien perdu de sa classe, de sa verve et de sa splendeur - un
grand, grand moment, ce concert en semi-open air filmé pour un prochain
Rockpalast. Tony-la-Classe à la gratte, évidemment tout de
noir vêtu, semble manifestement prendre son pied, tout sourire derrière sa
barbichette de diable (Hell !) aux côtés de l'angelot-lutin Dio (Heaven !).
Vinny-la-frime derrière ses fûts pour le show et l'esbrouffe,
et le discret Geezer qui abat pourtant un travail de titan
avec sa 4 cordes en restant malheureusement trop en retrait à mon goût - (que
serait cependant Heaven and Hell sans cette basse graisseuse et rugueuse à
souhait qui bouffe toute la bande passante?!).

Le quatuor racle dur et ne fait pas dans la dentelle - tout cela est lourd et
lent, lent et lourd, avec quelques accélérations qui vous gratifient de pas mal
de G lorsqu'il s'agit d'enclencher la post-combustion. Superbe connivence sur
scène entre eux quatre, avec en apothéose une sublime version longuissime et
apocalyptique de Heaven and Hell, enchaînée en guise de bouquet final
avec un kolossal Neon Knigths: il n'y a pas à chier, mais
Black Sabbath a réalisé avec Dio et cet album éponyme un
moment d'éternité. Seuls bémols: une sono qui a connu quelques ratées au
démarrage, et un semi-open air situé en plein centre ville qui a semble-t-il
contraint le band à ne nous délivrer qu'une heure et demi de show, le tout
(Doro, Axel Rudi Pell et Heaven & Hell)
devant être bouclé pour 22h00. Mais quand la qualité l'emporte sur la quantité,
la troisième mi-temps avec quelques habitués du Spirit croisés tout
récemment lors de Blackfoot, de Lynyrd et de Whitesnake ne peut être que
bonne...


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Tag - Black Sabbath
mardi 16 juin 2009
HEAVEN & HELL - 16 juin 2009 - Bonn (Allemagne)
Par "All the World is a Stage" le mardi 16 juin 2009, 20:10
samedi 16 juin 2007
FIELDS of ROCK - Juin 07 - Biddinghuizen (Holl.)
Par "All the World is a Stage" le samedi 16 juin 2007, 13:12

La voiture bien remplie – surtout le coffre - nous partons pour un weekend bien
rock’n’rollesque chez nos amis les Kaas, à l’occasion d’un festival à
l’affiche de toute beauté. Enfin, façon de parler s'il est question
d'esthétique au sens propre du terme, mais voyez plutôt:

Arrivés samedi tout début d’aprèm pour la prestation de PAPA
ROACH, nous enchaînons avec FASTWAY (le band de
Fast Eddie Clarck, guitariste originel de Motorhead -
photos plus bas) puis DUBLIN DEATH PATROL. Le site est grand,
vaste et aéré. On se surprend même à reconnaître l’une ou l’autre tête croisée
lors de l’édition d’il y a 2 ans – en l’occurrence un monstre de passé
deux mètres de haut et autant de large, qui nous avait déjà impressionnés à
l’époque : quand on dit que le monde est petit - façon de parler toujours,
et a fortiori chez les Nolus.


Le premier gros morceau de la journée s’annonce sur la main
stage : HEAVEN & HELL, ou Black
Sabbath sans Ozzy, époque Ronnie James Dio, avec donc
notre lutin préféré aux vocals qui revisite avec ces compères les
trois albums durant lesquels il fut membre à part entière du Sabbath. Grand
moment, grand concert, prestation de toute beauté – le couple Tonny / Ronnie
jouant la paire à merveille : quelle intensité, quelle classe, quelle
complicité, quelle rythmique. Et quelle voix ! Vinny
Appice aux drums se remémore-t-il comme moi le duel d’anthologie avec
son frère Carmine au Spirit of 66 il y a quelques temps…?


SLAYER nous en met ensuite plein la vue – ou plutôt plein les
oreilles : impressionnant certes, même si pas vraiment ma tasse de thé.
Les deux autres scènes continuent de produire pas mal de décibels également, et
c’est avec IRON MAIDEN sur la main stage que se clôture cette
première journée. Je n’ai jamais vu le Maiden sur scène ni jamais vraiment
réellement apprécié leur production, même du temps de leur grandeur et de leur
splendeur. Il n’empêche que les voir enchaîner live leurs classiques ne me
laisse pas indifférent. A une nuance près : leur accoutrement, leurs
fringues, leurs mimiques, leur attitude, leur jeu de scène n’a pas évolué d’un
iota depuis les années '80 me semble-t-il ! Quelque peu folklorique dès
lors, voire plutôt pathétique ou même triste dans une certaine mesure. Back
to the future, les gars, back to the future !


Nous rejoignons notre hôtel distant d’une vingtaine de kilomètres pour y passer
une nuit réparatrice après y avoir fermé le bar en prévision d’une seconde
journée haute en couleurs. Ma première claque de la journée s’appelle
BLACK LABEL SOCIETY que je découvre avec un Zakk
Wilde qui me laisse tout bonnement sur mon cul : superbe surprise
pour cette mise en jambe à l’heure de l’apéro, superbe ! (photo 1 plus
bas). MEGADETH me laisse tout à fait indifférent ou presque,
le temps d’aller jeter un œil sur les autres scènes à l’affiche tout aussi
insipide pour moi à cette heure de la journée (photo 2). Heureusement que
MOTORHEAD amène par la suite sur la main stage ce
souffle salvateur, cette rage et cette fraîcheur propres à Lemmy et comparable
à nul autre: aaaaargh... (photos 3 à 8).

1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8. 
KORN m’impressionne ensuite, même si le concert me semble
longuet et répétitif après un certain temps (v. photos 1 et 2 plus bas).
L’occasion d’aller voir SUICIDAL TENDENCIES sur la petite
scène qui me surprend agréablement, particulièrement lorsque le public envahit
la scène sur la fin du concert, n’empêchant en rien nos lascars de continuer
leur prestation entouré de dizaines et de dizaines de fans. Un tout grand
moment encore ! (v. photo 3 plus bas) DREAM THEATER me
laisse – comme d’habitude et comme prévu – sur ma faim (fin ?), ne trouvant là
aucune âme, aucune passion, aucun feeling dans un jeu avant tout technique et
dépourvu pour moi de toute sensibilité : de la technique pure et froide,
de superbes techniciens certes, mais sans une once d’attitude. C’est
vide, c’est creux, c'est triste, c’est mort. On se replie dès lors sur
HATEBREED qui est un grand, grand, tout grand moment : à
vivre live et exclusivement live car, vraiment, il faut le
voir et l’entendre pour le croire, et il faut en être pour comprendre…! Cela
nous change manifestement de l’insipide, inodore et incolore VELVET
REVOLVER qui occupait la main stage auparavant tandis que tout le
monde se taillait aux buvettes, aux aubettes ou à la toilette - et pas
uniquement pour la rime (photo 4).
1.
2.
3.
4. 
OZZY nous réserve une clôture de festival digne de ce nom,
avec la deuxième prestation de la journée pour Zakk Wilde.
Après Black Sabbath sans Ozzy mais avec
Ronnie James, voici Ozzy sans
Tonny mais avec Zakk : la boucle est
bouclée. Ce n’est pas ce soir la prestation la plus mémorable d’Ozzy, même s’il
reste une incontestable bête de scène.


Le weekend se termine en beauté : les bouchons (ear plugs) nous
ont bien servis. Les tickets boissons également…
samedi 18 juin 2005
FIELDS of ROCK - 18 juin 2005 - Nijmegen (Holl.)
Par "All the World is a Stage" le samedi 18 juin 2005, 21:46

A heavy day in the park, annonce le ticket. Et de fait: sous un soleil
de plomb, nous relions Nijmegen pour y passer une heavy journée dans
le parc en plein centre ville. Et il n’y a que de belles et grosses pointures à
l’affiche de ce heavy day in the park. Nous nous concentrons sur deux
des quatre scènes, et notre premier combo de la journée est PAPA
ROACH qui laisse bien vite place à MOTORHEAD.

SLAYER prendra ensuite la relève : quand je dis que c’est
une journée heavy, c’est une heavy journée ! Aussi
lourde que le soleil tapant sur les têtes… Le cheveu dans la soupe qui s’en
suivra s’appelle VELVET REVOLVER qui tente tant bien que mal –
mais sans jamais y parvenir – de prendre dignement le relais de Gun’s &
Roses.

Mais les compositions du Velvet ne sont pas à la hauteur et qu’on l’aime ou
non, Axel Rose reste un pivot essentiel du band. Sans lui, c’est comme Thin
Lizzy sans Phil Lynott, c’est comme AC-DC sans Bon Scott, c’est comme un pastis
sans glaçon, c’est comme une belle fille sans cervelle (quoique…). Ma surprise
de la journée, et je pèse mes mots, est la prestation
d’AUDIOSLAVE : la claque du jour. Un véritable grand et
beau moment avec Chris Cornell aux vocals. De quoi
introduire magistralement la grosse pointure de la soirée : BLACK
SABBATH, featuring le line-up original et originel.
Ozzy est fidèle à lui-même dans toute sa splendeur – ou dans
toute son horreur, c’est selon… - Tony Iommi est implacable et
parfait, et la rythmique avec Geezer Butler et
Bill Ward assure sans faille : du tout, tout, tout grand
Black Sabbath, c’est sûr !

RAMMSTEIN qui clôture les festivités (et par la même occasion
le festival) reste un moment, disons, particulier même si musicalement nous ne
sommes pas dans la même catégorie ni dans le même registre. Pyrotechnie et mise
en scène flamboyantes et fumeuses sont bien au rendez-vous, et le show dans
toute sa splendeur est conforme aux attentes du public. Reste maintenant que,
musicalement parlant, nous verrons dans quelques années si nos lascars passent
la redoutable et implacable épreuve du temps : celle qui fait que
l’Histoire – et le public - se souvient de vous…
dimanche 28 juin 1998
GRASPOP METAL MEETING - 28 juin 1998 - Dessel
Par "All the World is a Stage" le dimanche 28 juin 1998, 15:55

Une vaste prairie, trois scènes, et des dizaines de milliers de t-shirt noirs
ou de blousons de cuir de même couleur : le décor est planté, le spectacle
est impressionnant ! La faune est à la hauteur de l’affiche :
bigarrée et colorée, puissante et variée. Je retrouve Primus
(après les avoir vus à sept reprises lorsqu’ils ouvraient pour Rush) sans
tomber à nouveau sur leur charme. Dream Theater me semble
toujours aussi soporifique, avec l’inconvénient majeure supplémentaire que je
pensais – a tort - que leur jeu live donnerait un peu plus de vie, de corps, de
chaleur et de cœur à leur musique froide au possible. Erreur : cette
prestation me semble sans âme ni vie, bien qu’ils restent des musiciens hors
paire et d’exceptionnels techniciens - mais de là à dire qu’ils sont
charismatiques et que leur musique parlent aux tripes, non. Définitivement non…
La toute grande foule est là pour le Sabbath, pour Black
Sabbath qui aligne ici son line up originel et original :
l’événement musical de l’année ! Ozzy, au micro, chauffe
le public depuis le backstage avant même le commencement du show :
« Do you fucking hear me ? ». Le concert est à la hauteur des
espérances, de toutes les espérances : nous vivons un véritable moment
d’anthologie ! Le double CD live qui succédera à cette tournée s’appelle
« Reunion » - et le titre correspond admirablement à la réalité.
L’image du jour ? Notre brave Ozzy qui se déculotte et
expose ostensiblement son postérieur aux 50.000 paires d’yeux. Un classique,
allez-vous me rétorquer. Effectivement. Mais jusqu’au moment où Ozzy dépose son
micro pour bien écarter les fesses de ses deux mains…

lundi 16 octobre 1995
BLACK SABBATH - 16 octobre 1995 - Bruxelles
Par "All the World is a Stage" le lundi 16 octobre 1995, 15:46

Merci Tonni de nous revenir. L’Ancienne Belgique toujours en cours de
rénovation, c’est à nouveau à la Luna que je prends plaisir à retrouver le
Sabbath, Black de son prénom et black de son état. Superbe moment. Son lourd au
possible. Et ce Tonni qui se cache derrière ses lunettes, chaîne en or et croix
sur la poitrine – seuls signes extérieurs particuliers – tout de noir vêtu en
nous dégommant ces riffs sans avoir l’air d’y toucher : la
classe. Pas d’autres termes. Chapeau. Qui sont ses comparses sur scène? Je n’en
sais plus trop rien, dommage. Long live rock’n’roll.
lundi 18 avril 1994
BLACK SABBATH - 18 avril 1994 - Bruxelles
Par "All the World is a Stage" le lundi 18 avril 1994, 22:11

L’Ancienne Belgique est en pleine rénovation / réfection. Les gigs
sont déplacés vers cette bien sympathique salle de La Luna – un peu
plus flamingante que sa grande sœur tout aussi flamande. Ma première venue a
pour cadre ce concert de Black Sabbath – ou en tous cas de Tony
Iommi qui, de mémoire, est le seul rescapé du band et qui continue de
tourner avec un groupe dénommé tel quel, bien que ce nom soit quelque peu
usurpé à mon goût. Quatre Men in Black avant l’heure, sur une scène
baignée quasi exclusivement de spots blancs incandescents : la classe, la
classe totale même. Le visuel sobre renforce une sono qui n’a besoin de rien
d’autre pour fracasser les neurones et surtout faire vibrer les tympans. Tony,
il n’y a pas à dire, mais tu la mérites ta croix, tu la mérites…