All The World Is A Stage - Chap. 1 : * The Vintage Years : 1978 - 2011 *

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Black Sabbath

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi 16 juin 2009

HEAVEN & HELL - 16 juin 2009 - Bonn (Allemagne)

Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__165.jpg
Après Coverdale il y a 10 jours, une autre grande, grande, GRANDE voix du r'n'r à notre programme de ce soir dans l'ex-capitale allemande. Et il ne s'agit pas cette fois d'un beau et grand blond à décolleté avec artifices et background vocals: aujourd'hui c'est un gnome tout ce qu'il y a de plus vrai, de plus pur et de plus dur - bref: du Ronnie James Dio en lead vocals. Et du Heaven and Hell qui n'a strictement rien perdu de sa classe, de sa verve et de sa splendeur - un grand, grand moment, ce concert en semi-open air filmé pour un prochain Rockpalast. Tony-la-Classe à la gratte, évidemment tout de noir vêtu, semble manifestement prendre son pied, tout sourire derrière sa barbichette de diable (Hell !) aux côtés de l'angelot-lutin Dio (Heaven !). Vinny-la-frime derrière ses fûts pour le show et l'esbrouffe, et le discret Geezer qui abat pourtant un travail de titan avec sa 4 cordes en restant malheureusement trop en retrait à mon goût - (que serait cependant Heaven and Hell sans cette basse graisseuse et rugueuse à souhait qui bouffe toute la bande passante?!).

Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__169.JPG
Le quatuor racle dur et ne fait pas dans la dentelle - tout cela est lourd et lent, lent et lourd, avec quelques accélérations qui vous gratifient de pas mal de G lorsqu'il s'agit d'enclencher la post-combustion. Superbe connivence sur scène entre eux quatre, avec en apothéose une sublime version longuissime et apocalyptique de Heaven and Hell, enchaînée en guise de bouquet final avec un kolossal Neon Knigths: il n'y a pas à chier, mais Black Sabbath a réalisé avec Dio et cet album éponyme un moment d'éternité. Seuls bémols: une sono qui a connu quelques ratées au démarrage, et un semi-open air situé en plein centre ville qui a semble-t-il contraint le band à ne nous délivrer qu'une heure et demi de show, le tout (Doro, Axel Rudi Pell et Heaven & Hell) devant être bouclé pour 22h00. Mais quand la qualité l'emporte sur la quantité, la troisième mi-temps avec quelques habitués du Spirit croisés tout récemment lors de Blackfoot, de Lynyrd et de Whitesnake ne peut être que bonne...

Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__042.jpg Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__046.jpg Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__053.jpg Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__066.jpg
Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__153.jpg Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__072.jpg Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__078.JPG Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__089.jpg
Photos (c) - Use only with mention of www.intensities-in-tens-cities.eu
Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__085.jpg Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__095.jpg Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__100.jpg Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__111.JPG
Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__120.jpg Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__121.jpg Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__128.jpg Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__139.jpg
Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__149.jpg Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__155.jpg Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__142.jpg Heaven___Hell_Bonn_16juin2009__156.jpg
Photos (c) - Use only with mention of www.intensities-in-tens-cities.eu

samedi 16 juin 2007

FIELDS of ROCK - Juin 07 - Biddinghuizen (Holl.)

Fields_20070001.jpg
La voiture bien remplie – surtout le coffre - nous partons pour un weekend bien rock’n’rollesque chez nos amis les Kaas, à l’occasion d’un festival à l’affiche de toute beauté. Enfin, façon de parler s'il est question d'esthétique au sens propre du terme, mais voyez plutôt:


Fields_2007_0004.jpg Fields_20070002.jpg Fields_20070003.jpg Fields_2007_0005.JPG

Arrivés samedi tout début d’aprèm pour la prestation de PAPA ROACH, nous enchaînons avec FASTWAY (le band de Fast Eddie Clarck, guitariste originel de Motorhead - photos plus bas) puis DUBLIN DEATH PATROL. Le site est grand, vaste et aéré. On se surprend même à reconnaître l’une ou l’autre tête croisée lors de l’édition d’il y a 2 ans – en l’occurrence un monstre de passé deux mètres de haut et autant de large, qui nous avait déjà impressionnés à l’époque : quand on dit que le monde est petit - façon de parler toujours, et a fortiori chez les Nolus.
Fields_2007_Fastway.JPG
Fields_Fastway_2007_0002.JPG Fields_Fastway_2007_0001.JPG Fields_Fastway_2007_0003.JPG Fields_Fastway_2007_0004.JPG
Le premier gros morceau de la journée s’annonce sur la main stage : HEAVEN & HELL, ou Black Sabbath sans Ozzy, époque Ronnie James Dio, avec donc notre lutin préféré aux vocals qui revisite avec ces compères les trois albums durant lesquels il fut membre à part entière du Sabbath. Grand moment, grand concert, prestation de toute beauté – le couple Tonny / Ronnie jouant la paire à merveille : quelle intensité, quelle classe, quelle complicité, quelle rythmique. Et quelle voix ! Vinny Appice aux drums se remémore-t-il comme moi le duel d’anthologie avec son frère Carmine au Spirit of 66 il y a quelques temps…?

Fields_Heaven_2007_0002.JPG
Fields_Heaven_2007_0001.JPG Fields_Heaven_2007_0003.JPG Fields_Heaven_2007_0005.JPG Fields_Heaven_2007_0004.JPG

SLAYER nous en met ensuite plein la vue – ou plutôt plein les oreilles : impressionnant certes, même si pas vraiment ma tasse de thé. Les deux autres scènes continuent de produire pas mal de décibels également, et c’est avec IRON MAIDEN sur la main stage que se clôture cette première journée. Je n’ai jamais vu le Maiden sur scène ni jamais vraiment réellement apprécié leur production, même du temps de leur grandeur et de leur splendeur. Il n’empêche que les voir enchaîner live leurs classiques ne me laisse pas indifférent. A une nuance près : leur accoutrement, leurs fringues, leurs mimiques, leur attitude, leur jeu de scène n’a pas évolué d’un iota depuis les années '80 me semble-t-il ! Quelque peu folklorique dès lors, voire plutôt pathétique ou même triste dans une certaine mesure. Back to the future, les gars, back to the future !

Fields_Slayer_2007_0003.JPG
Fields_Slayer_2007_0002.JPG Fields_Slayer_2007_0001.JPG Fields_Iron_2007_0002.JPG Fields_Iron_2007_0001.JPG
Nous rejoignons notre hôtel distant d’une vingtaine de kilomètres pour y passer une nuit réparatrice après y avoir fermé le bar en prévision d’une seconde journée haute en couleurs. Ma première claque de la journée s’appelle BLACK LABEL SOCIETY que je découvre avec un Zakk Wilde qui me laisse tout bonnement sur mon cul : superbe surprise pour cette mise en jambe à l’heure de l’apéro, superbe ! (photo 1 plus bas). MEGADETH me laisse tout à fait indifférent ou presque, le temps d’aller jeter un œil sur les autres scènes à l’affiche tout aussi insipide pour moi à cette heure de la journée (photo 2). Heureusement que MOTORHEAD amène par la suite sur la main stage ce souffle salvateur, cette rage et cette fraîcheur propres à Lemmy et comparable à nul autre: aaaaargh... (photos 3 à 8).

Fields_Motorhead_07_0005.JPG
1. Fields_2007_Black_Label.JPG 2. Fields_2007_Megadeth.JPG 3. Fields_Motorhead_07_0001.JPG 4. Fields_Motorhead_07_0002.JPG 5. Fields_Motorhead_07_0003.JPG 6. Fields_Motorhead_07_0004.JPG 7.Fields_Motorhead_07_0005.JPG 8. Fields_Motorhead_07_0006.JPG

KORN m’impressionne ensuite, même si le concert me semble longuet et répétitif après un certain temps (v. photos 1 et 2 plus bas). L’occasion d’aller voir SUICIDAL TENDENCIES sur la petite scène qui me surprend agréablement, particulièrement lorsque le public envahit la scène sur la fin du concert, n’empêchant en rien nos lascars de continuer leur prestation entouré de dizaines et de dizaines de fans. Un tout grand moment encore ! (v. photo 3 plus bas) DREAM THEATER me laisse – comme d’habitude et comme prévu – sur ma faim (fin ?), ne trouvant là aucune âme, aucune passion, aucun feeling dans un jeu avant tout technique et dépourvu pour moi de toute sensibilité : de la technique pure et froide, de superbes techniciens certes, mais sans une once d’attitude. C’est vide, c’est creux, c'est triste, c’est mort. On se replie dès lors sur HATEBREED qui est un grand, grand, tout grand moment : à vivre live et exclusivement live car, vraiment, il faut le voir et l’entendre pour le croire, et il faut en être pour comprendre…! Cela nous change manifestement de l’insipide, inodore et incolore VELVET REVOLVER qui occupait la main stage auparavant tandis que tout le monde se taillait aux buvettes, aux aubettes ou à la toilette - et pas uniquement pour la rime (photo 4).

1. Fields_Korn_2007_0001.JPG 2. Fields_Korn_2007_0002.JPG 3.Fields_Suicidal_Tendencies_2007.JPG 4. Fields_2007_Velvet.JPG

OZZY nous réserve une clôture de festival digne de ce nom, avec la deuxième prestation de la journée pour Zakk Wilde. Après Black Sabbath sans Ozzy mais avec Ronnie James, voici Ozzy sans Tonny mais avec Zakk : la boucle est bouclée. Ce n’est pas ce soir la prestation la plus mémorable d’Ozzy, même s’il reste une incontestable bête de scène.

Fields_Ozzy_2007_0003.JPG
Fields_Ozzy_2007_0001.JPG Fields_Ozzy_2007_0002.JPG Fields_Ozzy_2007_0004.JPG Fields_Ozzy_2007_0005.JPG
Le weekend se termine en beauté : les bouchons (ear plugs) nous ont bien servis. Les tickets boissons également…

samedi 18 juin 2005

FIELDS of ROCK - 18 juin 2005 - Nijmegen (Holl.)

Fields_of_Rock_ticket_2005.JPG
A heavy day in the park, annonce le ticket. Et de fait: sous un soleil de plomb, nous relions Nijmegen pour y passer une heavy journée dans le parc en plein centre ville. Et il n’y a que de belles et grosses pointures à l’affiche de ce heavy day in the park. Nous nous concentrons sur deux des quatre scènes, et notre premier combo de la journée est PAPA ROACH qui laisse bien vite place à MOTORHEAD.
Fields-Of-Rock_2_2005.JPG
SLAYER prendra ensuite la relève : quand je dis que c’est une journée heavy, c’est une heavy journée ! Aussi lourde que le soleil tapant sur les têtes… Le cheveu dans la soupe qui s’en suivra s’appelle VELVET REVOLVER qui tente tant bien que mal – mais sans jamais y parvenir – de prendre dignement le relais de Gun’s & Roses.
Fields_of_Rock_Programme_2005.JPG
Mais les compositions du Velvet ne sont pas à la hauteur et qu’on l’aime ou non, Axel Rose reste un pivot essentiel du band. Sans lui, c’est comme Thin Lizzy sans Phil Lynott, c’est comme AC-DC sans Bon Scott, c’est comme un pastis sans glaçon, c’est comme une belle fille sans cervelle (quoique…). Ma surprise de la journée, et je pèse mes mots, est la prestation d’AUDIOSLAVE : la claque du jour. Un véritable grand et beau moment avec Chris Cornell aux vocals. De quoi introduire magistralement la grosse pointure de la soirée : BLACK SABBATH, featuring le line-up original et originel. Ozzy est fidèle à lui-même dans toute sa splendeur – ou dans toute son horreur, c’est selon… - Tony Iommi est implacable et parfait, et la rythmique avec Geezer Butler et Bill Ward assure sans faille : du tout, tout, tout grand Black Sabbath, c’est sûr !

Black Sabbath_2005.jpg
RAMMSTEIN qui clôture les festivités (et par la même occasion le festival) reste un moment, disons, particulier même si musicalement nous ne sommes pas dans la même catégorie ni dans le même registre. Pyrotechnie et mise en scène flamboyantes et fumeuses sont bien au rendez-vous, et le show dans toute sa splendeur est conforme aux attentes du public. Reste maintenant que, musicalement parlant, nous verrons dans quelques années si nos lascars passent la redoutable et implacable épreuve du temps : celle qui fait que l’Histoire – et le public - se souvient de vous…

dimanche 28 juin 1998

GRASPOP METAL MEETING - 28 juin 1998 - Dessel

Graspop_1998
Une vaste prairie, trois scènes, et des dizaines de milliers de t-shirt noirs ou de blousons de cuir de même couleur : le décor est planté, le spectacle est impressionnant ! La faune est à la hauteur de l’affiche : bigarrée et colorée, puissante et variée. Je retrouve Primus (après les avoir vus à sept reprises lorsqu’ils ouvraient pour Rush) sans tomber à nouveau sur leur charme. Dream Theater me semble toujours aussi soporifique, avec l’inconvénient majeure supplémentaire que je pensais – a tort - que leur jeu live donnerait un peu plus de vie, de corps, de chaleur et de cœur à leur musique froide au possible. Erreur : cette prestation me semble sans âme ni vie, bien qu’ils restent des musiciens hors paire et d’exceptionnels techniciens - mais de là à dire qu’ils sont charismatiques et que leur musique parlent aux tripes, non. Définitivement non… La toute grande foule est là pour le Sabbath, pour Black Sabbath qui aligne ici son line up originel et original : l’événement musical de l’année ! Ozzy, au micro, chauffe le public depuis le backstage avant même le commencement du show : « Do you fucking hear me ? ». Le concert est à la hauteur des espérances, de toutes les espérances : nous vivons un véritable moment d’anthologie ! Le double CD live qui succédera à cette tournée s’appelle « Reunion » - et le titre correspond admirablement à la réalité. L’image du jour ? Notre brave Ozzy qui se déculotte et expose ostensiblement son postérieur aux 50.000 paires d’yeux. Un classique, allez-vous me rétorquer. Effectivement. Mais jusqu’au moment où Ozzy dépose son micro pour bien écarter les fesses de ses deux mains…

Graspop_Affiche_1998

lundi 16 octobre 1995

BLACK SABBATH - 16 octobre 1995 - Bruxelles

Black_Sabbath_1995
Merci Tonni de nous revenir. L’Ancienne Belgique toujours en cours de rénovation, c’est à nouveau à la Luna que je prends plaisir à retrouver le Sabbath, Black de son prénom et black de son état. Superbe moment. Son lourd au possible. Et ce Tonni qui se cache derrière ses lunettes, chaîne en or et croix sur la poitrine – seuls signes extérieurs particuliers – tout de noir vêtu en nous dégommant ces riffs sans avoir l’air d’y toucher : la classe. Pas d’autres termes. Chapeau. Qui sont ses comparses sur scène? Je n’en sais plus trop rien, dommage. Long live rock’n’roll.

lundi 18 avril 1994

BLACK SABBATH - 18 avril 1994 - Bruxelles

Black_Sabbath_1994
L’Ancienne Belgique est en pleine rénovation / réfection. Les gigs sont déplacés vers cette bien sympathique salle de La Luna – un peu plus flamingante que sa grande sœur tout aussi flamande. Ma première venue a pour cadre ce concert de Black Sabbath – ou en tous cas de Tony Iommi qui, de mémoire, est le seul rescapé du band et qui continue de tourner avec un groupe dénommé tel quel, bien que ce nom soit quelque peu usurpé à mon goût. Quatre Men in Black avant l’heure, sur une scène baignée quasi exclusivement de spots blancs incandescents : la classe, la classe totale même. Le visuel sobre renforce une sono qui n’a besoin de rien d’autre pour fracasser les neurones et surtout faire vibrer les tympans. Tony, il n’y a pas à dire, mais tu la mérites ta croix, tu la mérites…