
"Do you wanna check my gear... backstage ?" demande Mike
Estes à la jolie brunette tombée ce soir sous le charme de
l'ex-Lynyrd Skynyrd. Aussitôt dit, aussitôt fait, et de
l'emmener main dans la main vers ce fameux backstage. Ca se passe comme ça en
fin de soirée chez l' Francis au Spirit alors que l'endroit se vide,
nous laissant seuls au bar avec Greg T. Walker, l'emblématique
(véritable) indien BLACKFOOT de service qui sirote encore
bière sur bière, adossé à la table de mixage qui trône dans un Spirit
désormais vidé de son public. Les portes se referment ensuite derrière nous,
rideaux. Le Southern Rock a encore frappé fort (loud) et dur (hard) ce soir,
avec un spectre lynyrdskynyrdien planant dans un club où les t-shirts
du même nom se disputent aux Molly Hatchet et autres
BLACKFOOT. Sensation d'autant plus prégnante que le set se
clôture - en guise de second rappel réclamé à corps et à cris - par un puissant
et intemporel Sweet Home Alabama. Panem et circenses : que
demande de plus le peuple ?! On a néanmoins échappé à un Free Bird qui
aurait été du plus mauvais goût tant le répertoire de nos Pieds Noirs est, mon
Dieu, nourrissant et consistant à souhait.


Charlie Hargrett reste fidèle à lui-même, l'Hamster
Jovial et guitariste originel du band qui promène dans le civil comme à la
scène sa bonhommie sympathique et chaleureuse de grand-père jamais avare d'un
bon mot ou d'un trait d'humour. Mais un grand-père qui mouille sa chemise comme
pas deux, didju, une fois sur les planches et les santiags aux pieds. Manière
sans doute de donner la réplique aux mocassins de l'Indien mais aussi aux riffs
lancés à la volée par l'autre lead guitar (& vocals) Mike
Estes. Entre les deux, Greg T. Walker se demande
peut-être ce qu'il serait advenu de BLACKFOOT s'il avait
quitté le band comme Rickey Medlocke pour renforcer les rangs
de Lynyrd. Mais qu'importe après tout : pour l'heure, le
tiercé de mes Sudistes préférés vacille à nouveau après ce show chaud show.
Sans doute les prochains sets de Molly Hatchet et de
Lynyrd Skynyrd me feront derechef reconsidérer mon ordre de
préférence. Tiercé dans l'ordre ou dans le désordre, peu importe
finalement : The South Will Rise Again - pour autant qu'il en fut
autrement un seul petit jour seulement. "Mes mocassins et les tiens, devant
la tente d'indien..." (air connu - sacrée Mino, va !).



Tag - Blackfoot
mardi 19 avril 2011
BLACKFOOT - 19 avril 2011 - Verviers
Par "All the World is a Stage" le mardi 19 avril 2011, 21:44
lundi 8 juin 2009
BLACKFOOT - 8 juin 2009 - Verviers
Par "All the World is a Stage" le lundi 8 juin 2009, 15:55

Un mythe (de plus) au Spirit, et quel mythe mes aïeux! Après
Whitesnake hier à l'AB, Blackfoot ce
soir à Verviers, pincez-moi ! Non ce n’est pas un rêve: Blackfoot honore
le Spirit du 4ème et dernier concert de leur mini-tournée européenne
avant de repartir demain pour les States y poursuivre leur US Tour un instant
interrompu. Une heure et demi de bonheur total (je dis bien: to-tal) avec
quelques grands moments d’anthologie (ce Highway Song notamment,
totalement irradiant), de superbes et longues envolées de nos deux lead
guitars tantôt en alternance tantôt en superposition, quelques moments
plus blues, et une chaleur sur scène, une convivialité et un plaisir de jouer
sans pareils qui transparaît. Non: qui transpire !

Photos
(c) - Use only with mention of www.intensities-in-tens-cities.eu

Nos quatre Ricains prennent assurément autant leur pied qu'il y a 3 ans en
Hollande lors de ma première rencontre avec eux: les gaillards étaient déjà à
l'époque aussi sympathiques et chaleureux, faciles d'accès et ne lésinant pas
sur leur timing pour accorder à leur public toute l'attention nécessaire après
concert. L'after-show dure de fait bien longtemps ce soir, et nous
quittons pour une fois les lieux avant même que le band au complet n'en ait
fini, qui de boire un verre, qui de tailler une bavette avec l'un ou l'autre,
c'est dire! Il n'y a décidément pas deux Spirit. La preuve, rencontrés
sur place: un Flamand qui se souvient, lui, de m'avoir croisé à Lynyrd
Skynyrd à Cologne il y a 15 jours; un Bruxellois qui me dit de même
après avoir passé tout le concert de Whitesnake hier soir à
mes côtés paraît-il; deux Français se tapant 600 km spécialement pour
Blackfoot et flashant sur mon t-shirt Rush...
et un Anglais qui m'accoste en me serrant dans ses bras, presque, m'apprenant
que nous avons passé tout le concert de Blackfoot et de
Nugent côte-à-côte backstage à l'Arrow
Festival en Hollande en 2006 ! Facile de me reconnaître, me dit-il:
je suis sur quasi toutes ses photos... Le monde est petit, a fortiori pour cet
English qui effectue un rapide aller-retour pour le dernier show européen de
son band culte. Blackfoot à Verviers : était-ce
finalement bien réel… ?

Photos (c) - Use only with mention of
www.intensities-in-tens-cities.eu

Photos (c) - Use only with mention of
www.intensities-in-tens-cities.eu
vendredi 9 juin 2006
Ted NUGENT – 9 juin 2006 - Arrow Rock Festival - (featuring Deep Purple, Whitesnake, Status Quo, Blackfoot, Uriah Heep, Journey...)
Par "All the World is a Stage" le vendredi 9 juin 2006, 20:25

The Nuge – 5 de 5 : Parti un peu tard, je me fais surprendre par les
bouchons entravant les derniers kilomètres qui me séparent du site du festival
implanté dans la campagne hollandaise de Lichtenvoorde. Le temps de passer par
la zone VIP prendre possession de mon backstage pass, je n’arrive au
pied de la scène principale que pour les dernières minutes du concert de
BLACKFOOT. Shit, shit et shit : cela m’attriste
réellement d’avoir raté l’essentiel de leur set, les gaillards occupant une
grande place pour moi parmi les meilleures formations sudistes au même titre
que Lynyrd Skynyrd, The Outlaws, Molly Hatchet ou 38 Special pour n’en citer
que quelques-uns uns (photo 1). Etant déjà backstage au moment de la venue de
Ted NUGENT sur le site, je taille une bavette avec son fils
Toby qui prépare son arrivée... et qui se marre d’autant plus de ma mésaventure
irlandaise de la veille que nous nous étions croisés plus d’une fois sur
place ! Moi, je me marre en voyant les affaires de scène de son père qui
sèchent au soleil après, je présume, un lavage de dernière minute ce
jour : pompes et chapeau qui profitent comme nous de la clémence météo de
Hollande… ! (photo 2). Rapides salutations avec Ted avant qu’il ne
poursuive la conversation avec Greg T. Walker, fondateur de
Blackfoot en 1969, sous l’œil amusé de son batteur Mick Brown
à l’arrière-plan: ils semblent s’apprécier vraiment, les lascars, cool !
(photo 3). Que tout cela est de bon augure en regard du programme de la
main stage (photo 4) !
1.
2.
3.
4. 
Le moment venu pour Nugent de monter sur scène, je reste backstage durant toute
la grosse heure quart que dure sa prestation : que rêver de mieux ? A
ma droite les membres de BLACKFOOT (photo 5), de
WHITESNAKE (Tommy Aldridge et Doug
Aldrich derrière les guitares du Nuge - photo 6), à ma gauche ceux de
URIAH HEEP (photo 7) et de STATUS QUO (photo
8). Et puis, c’est chouette de revoir Tommy Aldridge maintenant batteur de
Whitesnake alors qu'il était derrière les fûts du Nuge lors de notre dernière
conversation à Montréal en 2000: le monde est décidément petit dans le petit
microcosme de la bonne musique !
5.
6.
7.
8. 
Bref, que du beau monde autour de moi pour un concert du Nuge de très haute
tenue : quelques dizaines de milliers de personnes doivent encore s’en
souvenir ! Etant aux côtés de Marylin Brown (une des deux photographes
officiels attitrés du Nuge) au moment où elle tire cette photo, c'est sans
vergogne et tout à son honneur que je la garde en guise d’illustration – son
grand angle donnant un meilleur résultat que mon simple objectif (gasp !
la seconde photo de ce blog qui n'est pas de moi...!).

Le show est de toute beauté et le Nuge est impressionnant, électrisé par les
dizaines de milliers de spectateurs qui lui font face: ce n'est plus un duel,
ce n'est plus un one-man-show, c'est tout simplement Noël en été, c'est Bizance
en Hollande, c'est le nirvana sur terre... Bref - un show du Nuge comme les
autres, ni plus ni moins finalement, pourquoi est-ce que je m'emballe de la
sorte ?!

Après un petit rafraîchissement pour le rappel, c’est avec Great White
Buffalo que le Nuge termine – traditionnellement – sa prestation, arborant
sa coiffe indienne avant de se précipiter backstage encadré par son fils. Photo
de famille prise sur le vif, captée en pleine action: une de mes plus belles
photos live pleine de spontanéité, de vérité, de simplicité, de vie –
une photo tellement vraie et tellement nature. Father & Son: family
spirit…

Le Nuge quitte les lieux un peu plus tard dans la soirée et repart comme il est
arrivé. Après quelques derniers échanges et autre poignée de main, il pose pour
une ultime photo au moment où il embarque dans la voiture qui est synonyme de
fin de la tournée européenne, de fin de l’aventure, et de fin de l’histoire
pour moi. Suite au prochain numéro. Ou plutôt lors de la prochaine
tournée...
Et en l'attendant, un petit extrait vidéo...:
Fields_of_Rock_06.2006.MPG

Flash-back sur la journée écoulée. Déambulant dans la zone VIP derrière les
deux principales scènes, je croise un certain nombre de fois les membres de
Blackfoot qui semblent passer leur journée comme moi, à
prendre du bon temps, boire un coup et passer de scène en scène observer ceux
qui partagent avec eux l’affiche du festival (photo A). Vraiment sympas et
cools, ces mecs, vraiment ! La rythmique du Nuge, Mick
Brown (photo B) et Barry Sparks taillent une bavette
avec un des musicos de Whitesnake (photo C), ceux de
Status Quo boivent un pot à l’ombre d’une tonnelle avec
Uriah Heep, les membres de Journey
s’entretienent avec ceux Blackfoot attablés (photo D);
Vandenberg échange avec Whitesnake (photo E)
et Doug Aldrich s'échauffe à la gratte avant de monter sur
scène (photo F). David Coverdale s'en va se poudrer le nez
(photo G) tandis que les roadies profitent d'un repos bien mérité .. sous la
scène (photo H). Et moi au milieu de tout ce beau monde…
A
B
C
D
E
F
G
H 
Le set de Whitesnake est impressionnant, vécu backstage aux
côtés notamment des membres de Status Quo et de
Blackfoot toujours aussi intéressés par les prestations de
leurs co-listiers. Vandenberg fera une apparition éclair en
guest, le temps d’un ou de deux morceaux. L’anecdote du jour : la tonnelle
de 2 m² de David Coverdale installée backstage en plein milieu
du jeu de quille, au mitan de tout le matos de Deep Purple, équipée d’une
commode et d’un matériel de maquillage à faire pâlir de jalousie Barbie
elle-même ! Avant le rappel, David et ses compères se retirent backstage
le temps de souffler quelques instants - quelques longs instants que David
passe dans les bras de sa femme qui en profite pour lui refaire une retouche
maquillage…


Status Quo prend ensuite le relais sur la scène principale
tandis que Journey puis Uriah Heep se
relaient sur la seconde scène. L’anecdote Status Quo ? Je l’adore :
durant le solo de batterie qui ponctue le concert, les guitaristes et bassiste
se retirent backstage laissant toute la scène pour le seul batteur en train de
taper sur ses fûts. Francis Rossi, venant se placer à côté de
moi, en profite pour griller une rapide cigarette derrière les amplis et
m’adresse un grand sourire en frottant sa joue du revers de la main, me
signifiant ainsi dans un langage universel « La barbe ! » en me
montrant d’un mouvement de tête son collègue en train de s’échiner à la
batterie ! Humour anglais, sans doute. Excellent !


Depuis le matin, le backstage est envahi par le matos de Deep
Purple qui encombre le passage en prévision du concert qui clôture la
journée. Le plus impressionnant est le clavier – pardon : les claviers –
qui occupent une place non négligeable à côté de la batterie. Les autres
valises, caisses et box marqués de l’effigie de tous les groupes de la journée
- voire de l’un ou l’autre musicien en particulier – est un patchwork à
l’esthétique particulière mais ô combien parlante pour qui sait où il
est.

Je quitte les lieux avant la fin du show de Deep Purple, non
pas que mon backstage me gêne – que du contraire ! - mais les bouchons du
matin me font dire que ce n’était que de la roupille de sansonnet à côté de ce
qui se trame pour ce soir. Et puis, après tout, le Nuge est venu, il a vu, il a
vaincu: à quoi bon rester plus longtemps...?!