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The Nuge : 1 de 4. Quatre jours de festival avec à l’affiche de ce premier
soir Benedictum, MSG, Ted
Nugent et Alice Cooper pour cette mise en jambe
introductive. A la manière d’une cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques,
UDO – en sa qualité d’invité d’honneur - allume la flamme qui
brûlera quatre jours durant au sommet de l’immense torche dressée pour
l’occasion au milieu de la plaine (photos 1 et 2). Le seul intérêt de
Benedictum qui inaugure cette immense scène consiste à dévorer
des yeux sa chanteuse, bonnet B ou plutôt C, corset noir et plastique
aguichante. Pour le reste, circulez : il n’y a rien à voir – ni à écouter
d’ailleurs (photo 3). Ca se corse un peu avec Michael Schenker
et son MSG, quoique (photo 4). Le concert ne dure en effet pas
plus de 30 minutes (au lieu des 60 prévues) du fait que le chanteur est arrivé
en retard ! Les organisateurs, pour faire patienter le public, offrent… 20
minutes de bières gratuites aux nombreux bars qui parsèment le site ! La
machine MSG s'enraye plus d'une fois, trou de mémoire du
chanteur et autres coups de gueule de Michael. Au vu du temps réduit de concert
qui leur reste attribué, toute la set-list semble modifiée et chaque nouveau
morceau fait l’objet d’une rapide concertation entre les membres du band.
Vraiment brouillon, tout ça, et le Doctor Doctor d'UFO qui clôture le
set ne fera pas oublier ces mauvais moments...
1.
2.
3.
4.
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Quel choc, quel contraste avec Ted NUGENT qui s’en suit !
Car il s’agit bien de cela: d'un choc. Choc intact et identique à celui de
toutes les tournées précédentes qu'il m'a été donné de voir: énorme,
kolossal… Enorme comme lors de tout premier concert d’une nouvelle
tournée du Nuge. Choc frontal. Concert parfait – en toute subjectivité. Le son
de MSC semble tout droit sorti d'un mange disque brouillon à côté des décibels
purs et aériens du Nuge. Et quelle prestance, quel charisme, quelle
attitude.
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Je retrouve mes habituels potes en provenance d'Allemagne et de Hollande qui
sont de la partie également, dont certains étaient déjà en Suède
l’avant-veille: le monde est petit. Avec le soleil couchant qui baigne la scène
d’une lumière claire et horizontale, le spectacle est de toute beauté. Ted
demande d’ovationner Ronnie James Dio dont c’est aujourd’hui l’anniversaire, à
l’en croire : « Happy birthday, Ronnie. American love and respect
elders ! ». A 60 ans cette année, le Nuge délivre une énergie et un jeu de
scène que je ne peux décidément comparer à nul autre – en toute objectivité ici
!
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Il est le rock’n’roll, il est l’attitude, il est le spirit,
il est la soul, il est la musique, il est THE rock'n'roll… Je retombe
de (très) haut à l’issue de sa démonstration. A croire qu’il se bonifie avec
l’âge : si ce n’est en tous cas pas flagrant au niveau de ses compositions
originales sur CD, c’est incontestablement le cas sur scène. No way, no
shit : Uncle Ted’s still (a)live and well. “Thanx you Uncle Ted”
comme il se plait à inviter l’assemblée à l’ovationner… en toute modestie,
comme depuis 45 ans de scène et son 6000ème concert au compteur célébré ce 4
juillet à Detroit: quelle autre date, quel autre lieu aurait mieux
convenu?!

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Je quitterai les lieux peu après le commencement du concert d’Alice afin
d’éviter les embouteillages : long is the road back to Belgium. Et puis,
après avoir déjà vu tant de fois Alice Cooper – qui ouvrait
précédemment pour le Nuge, inversion de rôle ce soir – je ne m’attends à aucune
surprise. Pire : Alice pourrait même me sembler sérieusement fade après
Ted – et de ça, je ne veux pas…

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Retour vers la Belgique un peu terne, mon backstage pass ne
m’attendait pas à l'entrée VIP ce soir – il y a eu un couac avec le tour
management. Mais ça m'a d'autre part évité de me torturer les neurones en
cherchant comme à chaque fois l’éternelle question/réflexion intelligente,
originale et percutante à balancer à Ted en lui serrant la pince en guise de
début de conversation…! Never mind, l'ultime cri long, continu et agonisant
empli de feedback qu'il tire de sa Gibson Byrdland '66 avant de la
poser au pied de la batterie en fin de prestation me reste dans les oreilles,
avec plein les yeux le Nuge qui quitte la scène pour mieux (me) revenir le
surlendemain...
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Tag - Cooper Alice
jeudi 10 juillet 2008
Ted NUGENT - Magic Circle Festival @ Bad Arolsen (All.) - 10 juillet 2008 - (feat. MSG, Alice Cooper,...)
Par "All the World is a Stage" le jeudi 10 juillet 2008, 21:56
samedi 27 mai 2006
Ted NUGENT - 27 mai 06 - Schwung Rock Festival (+ Thunder + Status Quo + Dio + Alice Cooper)
Par "All the World is a Stage" le samedi 27 mai 2006, 18:34

The Nuge 2 de 5. Thunder est en train de jouer lorsque nous
arrivons à Roeselaere, mais ça ne vaut assurément pas le déplacement . Vite
vite au bar retrouver les potes pour faire passer la pilule: surtout, surtout
ne pas s'abîmer les oreilles avant Ted Nugent ! Il n’y a
rien à faire, mais un concert du Nuge dans le cadre d’un festival ne sera
jamais aussi intense et puissant que lorsqu’il est seul à l’affiche et a les
coudées franches dans une salle qui lui est tout acquise. Ce n’est certes pas
un mauvais concert du tout – que du contraire – mais après sa prestation d’hier
à Hamburg, le comparatif ne tient pas la route. Arborant hier un drapeau
allemand planté aux côtés de la batterie, c’est aujourd’hui un drapeau belge
qui flotte : cool de voir le Nuge sous nos couleurs ! Une heure de
concert seulement dans une halle à bestiaux que je m’étais pourtant juré de ne
plus jamais fréquenter – mais le Nuge qui se produit exceptionnellement en
Belgique mérite cette entorse à la règle. L’intensité est puissante et le show
parfait, malgré une acoustique perfectible. Mais cela ne prive pas Ted de
balancer quelques vannes par-ci par-là, et je suis surpris du répondant de la
salle : je ne suis assurément pas le seul Belgian Fan… Riffles,
wafles, chocolates and FN Browning : voici son résumé quant au
confetti que représente la Belgique à l’échelle mondiale.

Le set du Nuge terminé, retrouver Ronnie James Dio sur scène
reste un véritable plaisir – une des plus belles voix du rock, assurément. Mais
après le Nuge, que tout est tristement fade : post coitum animal
triste. Alice Cooper qui enchaîne sur scène reste un
régal: fidèle à lui-même, grand-guignolesque et théâtral à souhait – et ces
mots valent tout leur pesant d’or lorsqu’on sait de quoi on parle.
Status Quo bouclera la soirée d’une manière prévisible et
téléphonée qui n’enlève cependant rien au plaisir. Et puis, ce mur de
Marshall et d’enceintes de couleur majoritairement blanche a cette
touche et ce cachet si particulier qui fait qu’on se dit que ça va déménager –
il n’y a pourtant pas de connexion logique entre la vue et l’ouïe, mais c’est
ainsi. Vite vite rentrer : le Nuge m’attend demain à Stuttgart.
Comme hier à Hamburg, à nouveau pas de ticket d'entrée à joindre à cet article
en guise d'illustration - voilà ce que c'est que d'être invité par le
Nuge !
mardi 14 février 2006
Deep Purple - Alice Cooper - 14 février 2006 - Trier
Par "All the World is a Stage" le mardi 14 février 2006, 09:03

Quelle belle Saint-Valentin que celle-ci ! Nous déboulons dans Trêves
(Allemagne), direction l’aréna pour une bien intéressante soirée en
perspective. Enfin, pour qui apprécie la bonne musique moderne
rock’n’rollesque. En ce qui me concerne, c’est davantage pour Alice que
j’effectue le déplacement, même si mes potes réservent leur verdict après la
prestation du Gros Bleu (entendez la Grosse Ecchymose alias
Deep Purple pour les ignares qui ne connaissent pas d’autre
traduction française que celle du Pourpre Profond… Pourpre
Profond : comme si cela voulait dire quelque chose !?). Alice
Cooper est fidèle à lui-même, Deep Purple itou : nous sommes en
terrain connu, sans surprise ni déception. C’est comme dans un vieux
couple : même sans surprise en tant que telle, cela ne veut pas dire que
la soirée est tristounette et que nous sommes forcément dans la routine
(quoique la comparaison a ses limites…). Mais il n’en reste pas moins qu’Alice,
de par sa fraîcheur et sa spontanéité, réserve pour moi une sacrée dégelée au
Gros Bleu qui s’enlise de plus en plus dans son train train sans
relief particulier…
jeudi 14 novembre 2002
Alice COOPER - 14 novembre 2002 - Bruxelles
Par "All the World is a Stage" le jeudi 14 novembre 2002, 10:11

Ah ! Alice de retour à Bruxelles, qui plus est dans cette superbe salle
qu’est l’Ancienne Belgique pleine à craquer pour la circonstance. Alice reste
Alice, à la hauteur de ce qu’on peut attendre de lui, même si le choc d’un
premier show de Vincent Furnier n’est pas comparable
au vécu qu’on peut avoir au terme d’une demi-douzaine de ses concerts… J’adore
son second degré, son autodérision, sa mise en scène grand-guignolesque. Et son
humour : arborant un t-shirt flanqué d’un grand « DEAD » sur la
poitrine (quoi de plus normal connaissant l’énergumène ?), ce n’est qu’au
moment de quitter la scène qu’il se retourne pour afficher ce qui est écrit
dans son dos : « Britney wants me… ». J’adore.
mardi 31 décembre 1996
Ted NUGENT - 31 décembre 1996 - Detroit, USA
Par "All the World is a Stage" le mardi 31 décembre 1996, 16:43

Retour vers Detroit, la Motor City bien nommée, et plus précisément downtown:
Joe Louis Arena. Je dois me pincer en poussant les portes de la salle,
en me persuadant que je suis bien là, que je suis bien ici, que c’est bien le
soir du New Year’s Eve Whiplash Bash du Nuge. Cela fait des années
(des décennies ?) qu’il gratifie son Michigan natal d’une mini tournée entre
Noël et Nouvel An avec cette soirée de réveillon en point d’orgue, en
apothéose.

Et j’en suis. Qui plus est, assis dans les places VIP à côté de…
Charlie Hunn, son ancien guitariste devenu depuis cadre chez
Ford. Alice COOPER assure toujours la première partie et
chauffe admirablement bien la salle. Celle-ci est énorme, immense, gigantesque,
et se remplit au fur et à mesure que le premier groupe (des gars du cru) joue
déjà.

L’assemblée est bariolée : des rockers purs et durs mais toutes
générations confondues, des familles entières venues avec papa, maman et les
enfants, et surtout – surtout – un public féminin comme ces derniers soirs, à
l’inverse de ce qu’on peut connaître en Europe. Quel bonheur quand, pour
chauffer l’assemblée, ces blondes à forte poitrine (!), assises sur les épaules
de leur copain ou de leur copine, commencent à relever leur t-shirt pour
exposer leurs généreux attributs aux exclamations et acclamations de la
salle ! C’est à celle qui déclenchera la plus longue clameur… Ambiance
américaine, peu concevable en Europe. Et, plus surprenant encore, en cours de
soirée, ces centaines de couples arrivant en smoking et en longue robe de
soirée, venant assurément terminer leur réveillon ici sur place, ou s’offrant
un break au milieu de leur nuit de nouvel an avant de repartir vers de
nouvelles aventures ! Le clan Nugent au grand complet est toujours là, et
le Nuge prend le relais après qu’Alice Cooper ait chauffé
monstrueusement la salle. Arrivée de Ted sur scène sur son... bison:
impressionnant et surréaliste. Le concert du Nuge sera un moment d’anthologie –
avec les douze coups de minuit en point d’orgue, paroxysme, quand descendront
du plafond des milliers de ballons multicolores dans un déluge de décibels et
d’explosions de lumières et de fumigènes après que le grand Ted ait lancé à
toute la salle un compte à rebours pour les 30 dernières secondes de l’année.
Ce décompte se termine par un magistral « Happy Fucking New Year
». Un feu d'artifice explose... en intérieur: une première pour moi !
Délire dans la salle, tout le monde s’embrasse, se serre la pince, chante,
hurle, crie… avant que le concert ne recommence de plus belle. Et avec
quoi ? Avec Motor City Madhouse. Le coup de massue ! Le plus
grand moment de tous : Motor City Madhouse joué live à Detroit,
Motor City. S’il ne fallait retenir qu’un moment, ce serait celui-ci. Le public
n’en peut plus – l’hystérie totale – la communion – la fusion - l'osmose.

Le retour vers mon minable motel de banlieue pour une dernière nuit avant le
retour vers l’Europe me sortira de mon rêve pour me ramener dans une réalité
bien plus glauque et misérable : celle d’une métropole américaine comme
une autre, celle d’une ville tout court : pauvre, salle, minable.
dimanche 29 décembre 1996
Ted NUGENT - 29 déc. 1996 - Saginaw City, USA
Par "All the World is a Stage" le dimanche 29 décembre 1996, 16:29

Un problème de ticket me fait repasser par les Tedquarters à Jackson –
l’occasion de revoir tout le staff qui n’a qu’une question à la bouche :
« How did you find the show yesterday ? Did you enjoy it ?
». Comme si la réponse n’allait pas d’elle-même ?! En route pour Saginaw et le
second concert – on m’a promis un backstage qui m’attend aux guichets : je
me pince pour y croire, tâchant de contenir mon excitation de peur qu’un pépin
ou qu’un imprévu ne transforme ce rêve en cauchemar…

Saginaw City, Michigan : le Nuge est bien à l’affiche du Civic Center
avec, qui plus est, Alice COOPER en première partie, autre
régional de l’étape ! Ce n’est d’ailleurs pas vraiment une première partie
(deux groupes locaux s’en chargent) mais bien un double concert ! Je
quitte bien vite ma place VIP pour descendre dans la fosse et vivre le show tel
qu’il doit être vécu : de front. Alice est exceptionnel et ne cesse
d’annoncer la couleur tout au long de son set (« Everybody’s here for
The Nuge, everybody ! ») – ce que le Nuge lui rendra bien des fois en
demandant à plusieurs reprises durant son propre show des acclamations pour
Alice : ils sont bel et bien de bons vieux complices depuis des décennies,
et cela ne m’apparaît tangiblement qu’aujourd’hui. Le set du Nuge sera –
subjectivement – parfait. Que dis-je ?! perfectissime ! Mais rien à
faire : ma main ne quitte pas ma poche où se trouve mon « After Show
Pass » en prévision de mon accès backstage en fin de concert ! Il me
faudra attendre une bonne demi-heure après le show avant d’être admis backstage
par le Tour Manager qui vient me chercher à la demande de Sasha Nugent.

Rapide présentation (« Where do you come from ? What’s your
name ? » etc.) avant qu’il ne me guide dans les dédales de l’arena jusqu’à
la dressing room du Nuge. Gasp !!

Me voilà dans l’antre, pincez-moi svp, pincez-moi FORT ! Le Nuge, sorti il
y a peu de sa douche semble-t-il, est installé dans un fauteuil, seul dans la
loge, en train de manger une assiette froide. A notre vue, il se lève d’un
trait et vient me saluer en me serrant vigoureusement la pince tandis que son
Tour Manager procède aux présentations d’usage : surréaliste ! Le
Nuge repart bien vite s’installer afin d’achever son assiette, m’invitant par
la même occasion à l’accompagner. Le buffet est dressé sur la table, à boire et
à manger : que des légumes et de la charcuterie, et des soft drinks – jus
de légumes ou jus de fruits. Et me voilà installé dans le fauteuil jouxtant
celui du Nuge, tous deux en train de manger et boire tout en devisant. Enfin,
quand je dis en discutant, c’est un grand mot pour qui connaît le Nuge :
une question de 5 mots entraînant une réponse de 5.000, une réflexion d’une
phrase suscitant une répartie de 500 phrases, le Nuge est bien fidèle à
lui-même : intarisable et passionné – un vrai moulin à paroles qu’il n’est
pas aisé d’interrompre ! La conversation passant de la musique à la chasse
et des armes à la politique, voilà-t-y pas que le grand Ted de m’expliquer les
différentes législations européennes en matière de chasse à l’arc.
Surréaliste ! Belgium se résume pour lui à FN (non pas Forest National
mais bien Fabrique Nationale), aux gaufres, aux chocolats et à…
Cat Scratch Fever (cf. la pochette intérieure de l’album du même nom).
Et se remémore, rigolard en la narrant, l’histoire de ce journaliste belge
qu’il a foutu violemment hors de sa chambre d’hôtel à Bruxelles en plein
interview pour je ne sais plus quelle obscure raison que je n’ai pas bien
comprise – je n’ose pas lui faire répéter de peur que cela m’arrive
également ! Une heure de bonheur avec le Nuge seul en tête-à-tête dans sa
loge, si ce n’est l’arrivée de sa fille Sasha - grâce à qui je suis là - qui
nous rejoint en cours de conversation pour finalement ne plus nous quitter.
L’heure avançant, vient le moment de mettre un terme à ce rêve éveillé :
Ted me gratifie d’un autographe sur une affiche prise à la va-vite dans le hall
d’entrée (« My Belgian Bloodbrother»!). Nous sortons tous trois
du complexe par une porte dérobée à l’arrière du bâtiment afin d'éviter les
dizaines de fans qui font encore le pied de grue à la "sortie des artistes".
Dernières poignées de mains et accolades avant que le Nuge n'embarque dans sa
Jeep Wrangler de laquelle il prend tout simplement le volant pour repartir chez
lui, Jackson Mi., au beau milieu de la nuit et comme qui dirait après une
journée de turbin. Comme dans sa loge (passablement défraîchie, soit dit en
passant), nous sommes bien loin des clichés du show biz, bien loin des strasses
et des paillettes, des pépées et de tout le toutim… Impressionnant, le Nuge:
aussi calme et pondéré qu'enflammé et excité, posé ou passionné et passionnant
selon les moments et les sujets. Quant à moi, je rentre à mon motel pas très
éloigné de la salle, me demandant si tous les événements de cette soirée sont
bien... réels.
vendredi 6 mai 1988
Alice COOPER - 6 mai 1988 - Forest National
Par "All the World is a Stage" le vendredi 6 mai 1988, 19:32

Surlendemain de Rush à Francfort : Alice sur scène à Bruxelles –
Chrome Molly en première partie ! C’est l’époque où notre
Vincent Furnier se met en scène dans un décor d’apocalypse à
la Mad Max et fait jouer les Rambo à son band. Ma première rencontre
avec le Grand Show : était-ce la potence ou la guillotine, cette
fois-là ? Comprenne qui comprendra. Serpent, hémoglobine, figurants,
danseuses, canne et camisole de force : le Grand Cirque a débarqué en
Belgique et tous les ingrédients sont bien présents sur la scène de Forest
National. Alice reste la référence pour quantité de bands encore à ce
jour, qui tentent de se prévaloir dans leur mise en scène et dans leur look
d’une inspiration alicienne sans même lui arriver à la cheville. Que
les copies sont pâles à côté du Maître… ! Les premiers rangs ressortiront
maculés de (faux) sang, ce qui est somme toute tout à fait assorti à notre
tenue: revêtus de notre t-shirt Rush acheté l’avant-veille en Allemagne, on se
fait harponner dans la file à l’entrée du concert par qui deviendra le
troisième Belge le plus fêlé du trio canadien – avant de rencontrer 20 ans plus
tard le quatrième lascar. Sacré Vincent, va : comme quoi même à un concert
d’Alice, on parvient à se la ramener à Rush…