
Tiens, pour la première fois - sauf erreur de ma part - la mention "rock"
figure aux côtés de l'intitulé "blues" au programme de la journée du dimanche
qui lui est traditionnellement dévolue. Si l'affiche mentionne immuablement
"Festival Jazz et Blues de Gouvy", le programme semble donc
quant à lui sacrément coller au tsunami électrique qui déferle sur la Ferme
Madelonne et dans son parc. Gouvy, c'est une découverte à chaque édition qui
s'apprécie comme elle se vit. La Madelonne, c'est comme si c'était chaque année
la première fois: jouissif au possible, avec le plaisir nouveau concomitant au
dépucelage. Du blues puissant avec des noms confirmés et des groupes géants
offerts à la découverte : cette édition 2011 est encore une fois un des
meilleurs plats de résistance pour oreilles besogneuses, comme le dit
le Claudy. Et où l'ordre de passage des groupes n'est pas fonction de leur
notoriété mais bien de l'heure d'arrivée de leur avion ! Après avoir raté
le premier show de l'après-midi, focus sur le reste. Et en l'occurrence un bien
chaleureux CHICO & THE MOJO BLUES BAND qui se démène dans
un club déjà bien chaud-boulette.

Mais ce Chico est finalement bien soft quand on voit (et
entend) ce qui suit dans le chapiteau. La comparaison est en effet difficile à
soutenir avec ce qui se produit sur la grande scène : BLUES CARAVAN ("3
girls with guitar"). Trois sales gamines US qui en mettent plein la
vue et plein les oreilles, et si la sono était un tantinet plus virile, le show
en serait plus couillu encore. Trois superbes voix agrémentées de gambettes
tout aussi minouches que le reste, nous déversant un blues davantage pub-rock
de derrière les fagots. Didjap, elles savent y faire, outre-Atlantique, les
gonzesses !




Un morceau dédicacé aux femmes de l'assemblée qui se tapent un
connard, un autre dédié aux mecs qui en ont, et ainsi de suite:
ces chiennes de ma chienne ont du chien, et elles savent aboyer, les petites
garces ! Ca joue comme des mecs, ça se prend pour des mecs - avec le
physique en plus - mais avec un jeu de gratte plus propret et un peu trop léché
parfois. Bref, elles ne sont pas assez sales, ces Ricaines, et c'est
le seul bémol - qu'elles compensent largement, tigresses qu'elles sont, avec
des attributs qu'elles ont ailleurs que dans le froc..






Un grand moment, ce Blues Caravan, un grand moment et une bien
belle découverte 2011. On en oublierait même l'Arnold Schwarzy qui est
à la batterie ! Marre de toutes ces photos de mecs ? Marre de tous
ces clichés mâles ? Allez, zoom sur les gambettes, focus sur ces
Claudettes et olé les minettes !


SHERMAN ROBERTSON BLUS QUARTET: sympa, l'Amerloche, mais qui a
le rôle ingrat de succéder à la tornade déclenchée par les trois nymphettes et
de précéder l'ouragan qu'y va s'abattre en fin de soirée avec le fils de
l'autre sur cette même scène. Pas facile de soutenir la comparaison ou
plutôt le rythme, mais il s'y attèle le Sherman - volontaire
comme le char du même nom.

Auparavant, le club résonne encore de CHRISTOPHE MARQUILLY BLUES
TRIO (trop slide, too soft... malgré ses références graisseuses) avant
que LIGHTNIN' GUY & THE MIGHTY GATORS n'enflamme la
grange.



Sympas, ses messages belgicains et unionistes, ses L'union Fait la
Force et autres appels à la raison lancés aux politiques, mais comme
dirait l'autre: S'il jouait un peu plus et causait moins, ce serait encore
plus cool.

Mais la claque de la journée, ou plutôt de la soirée, est sans conteste
BERNARD ALLISON BLUES SEXTET. Avec un nom pareil, on
s'attendrait à un soporifique jazz band tout droit issu de la Nouvelle Orléans,
mais non: c'est plutôt le diable en personne qui déboule sur scène pour un
violent exorcisme. Le fils de son père n'a pas plus de prénom à se faire que de
nom: Allison senior peut reposer en paix.



L'époustouflant hommage qu'il rend d'ailleurs à feu son père est THE grand
moment de cette soirée: puissant comme du Johnny Winter,
décoiffant comme du Stevie Ray Vaughan et décapant comme du
hip-hop ou du funky qui teinte son blues-rock de là-bas. Combien de temps
a-t-il joué? Des heures, dirons-nous, et il fait durer son plaisir rien que
pour le nôtre...


Si chaque guitariste s'en part se balader dans le public avec sa gratte, c'est
que ça fait dorénavant partie du Madelonne touch. Mais tout cela
serait encore plus touchy si tes concerts, Claudy, ne se chevauchaient
pas: pas facile d'être au four et au moulin quand il y a du bon pain à gauche
et du bon grain à droite, mildju ! N'empêche, vous en connaissez beaucoup,
vous, de ces festivals de blues où ça résonne AC-DC, Black Sabbath et Deep
Purple...? A Gouvy, oui !
Tag - Gouvy Blues Festival
dimanche 7 août 2011
Festival Blues de GOUVY - 07 août 2011
Par "All the World is a Stage" le dimanche 7 août 2011, 19:24
dimanche 8 août 2010
FESTIVAL BLUES GOUVY - 8 août 2010 - Sterpigny
Par "All the World is a Stage" le dimanche 8 août 2010, 22:11

Le Festival de Blues de Gouvy, et non pas le Gouvy Blues
Festival: tout un programme qui, dans son appellation déjà, donne le
ton ! On est à la campagne, on est bon enfant, on est simple, on est cool:
on est donc chez le Glaude et dans son parc qui, une fois n'est pas
coutume, est arrosé d'un crachin entrecoupé d'éclaircies et non pas baigné de
soleil. Les dieux du ciel ne sont pas Ardennais cette année, mais la
programmation du maître des lieux réchauffe toutefois les coeurs comme les
bières réchauffent les corps: les quatre bands hôtes du grand chapiteau sont
programmés crescendo, en commençant déjà très fort par Ian
SIEGAL, sans doute le plus Texans des Anglais, sans doute le plus
cowboy des guitaristes. Mais qu'on ne s'y trompe pas: on n'est pas dans le
registre de la country mais bien dans celui d'un blues-rock méchamment bien
envolé/enveloppé.




Après le plus américain des Anglais, place au plus anglais des Américains:
Shawn PITTMAN monte sur les planches avec une formule trio
bien balancée, qui s'incrémente ensuite bien vite d'une quatrième pointure en
la personne de Andy JUST aux lead vocals & harmonica. Ce
dernier fournit au combo un volume plus puissant encore mais surtout plus
chaud. Deux prestations de plus de 100 minutes chacune: la performance n'est
pas peu commune en festival et mérite d'être soulignée. Parce que ça se passe
comme ça chez le Glaude !





Un degré d'intensité supplémentaire encore avec Stan WEBB que
je découvre (enfin !), et l'attente en a fichtrement valu la chandelle.
Accompagné de sa solide formation CHICKEN SHACK, WEBB se
réserve les lead vocals & la lead guitar, et quand je dis lead
guitar c'est plutôt loud guitar qu'il faudrait écrire !! Avec sa
tronche de croque-mort et son jeu lent mais loud, le Stan nous en fout
plein la vue: quelques à-fonds de bière sur scène entre deux morceaux, et un
petit tour dans le public micro à la main pour tâter du Bleu Blanc Belge
donneront une dimension supplémentaire à un set parfait - le point d'orgue de
la journée.






Car Boney FIELD et son BONES's PROJECT qui
clôture le festival est manifestement trop funky pour moi, même si le final de
leur prestation tendrait à me faire changer d'avis. Mais j'avais déjà rejoint
le Club où BOOTLEGS termine la journée avec un
chaud-chaud-chaud-boulette tribute qui fait revivre un Creedence Clearwater
Revival que j'avais (quasi) oublié. Précédé d'un HOBO JUNGLE BLUES
BAND nous ramenant plus tôt dans la journée dans une ambiance très
fifties-sixties non dénuée de charme, 2010 reste assurément un grand cru - mais
qui ne l'aurait-il pas cru ?! Gouvy est, reste et continuera d'être groovy.
Gouvy is groovy...






dimanche 9 août 2009
BLUES FESTIVAL GOUVY (is groovy) - 9 août 2009
Par "All the World is a Stage" le dimanche 9 août 2009, 20:01

On célèbre les 40 ans de Woodstock ce week-end, mais c'est aussi le 30ème
anniversaire du Blues Festival de Gouvy: cette faune
internationale hétéroclite et bigarée partiellement composée de débris
très sixties qui s'ébattent dans le décor si pittoresque du jardin/verger de la
Ferme Madelone n'est donc pas qu'une coïncidence !
ALBERT BLUES BAND ouvre les festivités, ou plutôt les
hostilités, avec son blues rock pur jus et rugueux saupoudré de quelques
cover-medleys bien couillus qui ont le don d'échauffer méchamment les esprits.
Le quintet local a tout ce qu'il faut là où il faut pour chauffer un chapiteau
et un public qui n'en ont par ailleurs guère besoin (ils en remettront
d'ailleurs une couche en milieu de nuit dans le Club pour terminer le festival
en beauté avec le maître des lieux himself aux vocals).

Photos (C) - Use only with mention of
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GUITAR RAY et ses Blues Gamblers enchaînent
dans une ambiance plus cuivrée méchamment renforcée par un clavier qui emmène
le tout vers de hauts sommets frisant parfois presque le big band - si ce n'est
une guitare qui survole le tout avec de superbes duels cuivre-clavier-guitare.
Chaud devant - normal pour des Ritaux.

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SONNY RHODES et son Blues Band prennent le
relais, et quel relais mes aïeux ! Total respect: le quatuor emmené à
l'harmonica par R.J. Mischo nous offre 30 minutes
d'échauffement à un rythme effréné avant que le vénérable et vénéré
septuagénaire n'arrive lentement sur scène tout de rouge et de noir vêtu,
assorti à sa guitare, chapeau vissé sur le crâne, aidé par un roadie qui l'aide
à s'équiper... Show exceptionnel - chapeau bas, Maître ! Sonny
Rhodes quittera la scène sous les ovations d'un public totalement
acquis à sa cause à l'issue d'un concert de près de deux heures: à petits pas,
il s'en part embrasser un à un ses quatre comparses, aidé en cela par sa canne
tremblante qu'il avait déposée à ses pieds, tandis que le quatuor termine le
set comme il l'a commencé - en l'absence du patriarche mais à un rythme
littéralement endiablé.


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L'enchaînement est tip-top: la soirée se termine par un feu d'artifice - ou
plutôt par une bombe: le CARVIN JONES TRIO en provenance lui
aussi du Texas. Un mélange explosif de Lucky Peterson, de
Poppa Chubby et de Big Sugar - mais en plus
déjanté, en plus fou, en plus illuminé et en plus destructeur encore. La
Madelone tremble encore de ses riffs. Un tremblement de terre, un séisme,
un cataclysme issu d'un croisement bestial entre la descendance de Jimy
Hendrix et celle de Franck Marino. Un démon hilare à
la Nugent, un ravage qui se déroule tant sur la scène qu'au
milieu du public lorsque The Carvinator décide d'y descendre plus
d'une fois pour prolonger ses délires scéniques, soutenu par une rythmique
époustouflante. Un feu d'artifice, un déluge de décibels, une orgie visuelle,
un power-trio de Dieu le Père comme on n'en fait plus guère tant ces
boules de nitroglycérine sont dangereuses. Oufti! excellent cru que cette
édition 2009 du 30ème sur la grande scène: merci Claude!



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dimanche 3 août 2003
GOUVY Blues festival - 3 août 2003 - Gouvy
Par "All the World is a Stage" le dimanche 3 août 2003, 11:22

La Ferme de la Madelone reste fidèle à elle-même en nous offrant une affiche
bien éclectique tout au long de ce dimanche traditionnellement consacré au
blues, entre le chapiteau monté dans le bas du parc, et le club situé dans le
fenil de la Ferme. Give Buzze Blues Band,
Buttnaked, The Cultivators (... bien de chez
nous), Maxwell Street Blues Band, Big Dave & Mean
Disposition (!), et le Mighty Mo Rodgers Blues Band
USA: pas de grosses pointures en tant que telles cette année, pas de
grands noms à l’affiche de cette édition 2003, mais que de bons
moments cependant. Comme quoi ce ne sont pas les étoiles les plus brillantes
qui réservent les meilleures nuits…
dimanche 4 août 2002
GOUVY Blues Festival - 4 août 2002 - Gouvy
Par "All the World is a Stage" le dimanche 4 août 2002, 22:05

La Ferme Madelone nous réserve à nouveau un dimanche de toute beauté
dans un cadre sans nul pareil sur la planète rock’n’roll. Le moment le plus
intense de la journée nous est donné par la prestation de Lucky
Peterson Blues Band sous le grand chapiteau, même si
Last Call Blues Band, Tee, Nine Below
Zero et Buttnaked Blues Band ont bien chauffé les
cœurs et les corps auparavant. Les Français de Conscience
Tranquille, avec leur reggae rafraîchissant au possible, donnent même
au festival un arrière-gout jamaïcain quelque peu décalé. Gouvy remains
groovy…
dimanche 5 août 2001
GOUVY Blues Festival - 5 août 2001 - Gouvy
Par "All the World is a Stage" le dimanche 5 août 2001, 11:55

Mes potes de Men in Blues sont de la partie dans le
club : y a-t-il plus chaleureux endroit pour un groupe se produire ici-bas
sur Terre ? Le soleil est de la partie pour les autres activités du jour
dans le parc ombragé de la Ferme Madelone, entre bars, buvettes et
autres stands : ce festival reste manifestement unique en son genre de par
son intimité, sa convivialité, sa simplicité, son côté bon enfant et sa bonne
humeur toute rurale. Unique ! Le chapiteau accueille quant à lui d’autres
pointures bien remuantes : notre (presque) nationale BJ Scott
Blues Band (adorable, cette BJ Scott avec son mélange d’accent
liégeois et américain !), nos vétérans de Dr. Feelgood en
traditionnel veston-pantalon noir et chemise blanche, et enfin les habitués des
lieux : Canned Heat qui jouent quasi à domicile pour ne
citer que les principaux. Quel beau dimanche ardennais en plein air que voilà:
Gouvy is groovy, comme disent les Américains familiers des lieux
!!
