
J’ai l'immense privilège de pouvoir participer à l’interview du batteur de
Porcupine Tree pour compte de la VRT l’après-midi du concert de l’AB à
Bruxelles. Contrôle d’identité, arrivée backstage, puis petits
rafraichissements à la cafétéria où nous sommes invités à nous désaltérer en
attendant l’heure H. Les membres de Anathema (qui assure la
première partie) sont en train de deviser entre eux, attablés à côté de moi,
puis arrive John Wesley suivi de Steven
Wilson qui viennent également se rafraichir et manger un morceau. Il
me faut résister à l’envie de me lever et aller leur serrer la pince en leur
disant tout le bien que je pense d’eux et les noyer de mille et une questions,
mais non : je reste paisiblement assis non loin d'eux comme si de rien
n’était, je sirote mon café, ils sirotent leur café, nous sirotons notre café –
du verbe siroter son café. L’heure de l’interview arrive: trois médias sont
présents, l’un hérite de l’interview avec Steven, l’autre avec John et nous
avec Gavin Harrison. Trois interviews simultanées d’une
vingtaine de minutes dans trois loges différentes – et sans photo, nous enjoint
le tour manager (shit !).

Gavin est un mec affable et disert à souhait, posé et pondéré, calme et loquace
dans ses réponses – bref : ce qu’on appelle tout simplement un mec
bien ! Nous le promenons dans l’histoire de Porcupine Tree qui a croisé un
beau jour la sienne, batteur jazzy de formation, avant d’intégrer finalement le
groupe il y a quelques années. On aborde son passé dans le swinging London
ainsi que ses relations avec… Neil Peart que je découvre en
cours d’interview. Contacté afin d’être derrière les fûts le temps d’un morceau
du Fear Of A Blank Planet, Neil décline pour des raisons pratiques
avant de refiler l’invitation à… Alex Lifeson. Voilà qui
explique sa présence sur l’album, aux côtés notamment de Robert
Fripp (dont Gavin est en outre batteur occasionnel). Le temps passe à
une vitesse incroyable et l’on se retrouve en fin du créneau horaire imparti
sans avoir eu le temps de dire ouf ! On se serre cordialement la pince en
guise d’au revoir, petite dédicace à la clé sur la pochette du CD apportée tout
expressément. Bye bye. On jette un œil dans la salle de concert - les roaddies
sont en train de monter le matos – avant de ressortir sous un soleil bien chaud
pour la saison temps. Vivement ce soir, car après un tel après-midi déjà…
Tag - Harrison Gavin
jeudi 22 novembre 2007
Gavin HARRISON - Interview - 22 nov. 2007 - Bxl.
Par "All the World is a Stage" le jeudi 22 novembre 2007, 09:25