All The World Is A Stage - Chap. 1 : * The Vintage Years : 1978 - 2011 *

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vendredi 26 août 2011

Festival Cabaret Vert (feat. IGGY POP, HATEBREED,...) - 26 août 2011 - Charleville-Mézières

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Disons-le d'emblée de jeu et même d'entrée tout court : le set d'IGGY POP & The STOOGES dans les Ardennes Françaises ne me transcende pas outre mesure ce soir. Me déçoit même un peu, avoue-je. Une set-list assez mièvre - du moins au regard des pépites qui constituent son patrimoine (bientôt reconnu par l'UNESCO) - un light show peu éloquent et ne mettant guère en valeur le monstre présent sur scène en contre-jour permanent ; septante minutes seulement de show ni plus ni moins, respectant cependant à la minute près (!) le timing-horaire précis du festival. En conclusion, un Iguane moyennement fidèle à lui-même. Et qui nous gratifie d'une provocante grimace au moment de quitter les feux de la rampe, comme pour me narguer davantage encore, tirant la langue à un public qui semble pourtant majoritairement ravi et conquis. Iggy pas vraiment fidèle à lui-même d'un côté, mais parfaitement Iguane de l'autre.

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Le show de ce soir est de loin le moins explosif, le moins transcendant de mes précédentes expériences Iggy Popiennes. Sans doute l'impression est-elle différente pour celles & ceux qui découvrent ce soir pour la toute première fois la Bête. Boitillant et claudiquant, Iggy quitte la scène après s'être pourtant tortillé et déhanché une bonne heure durant. S'est-il déboîté une hanche (vraie ou fausse) durant son set ? A moins que cette douleur ne soit déjà présente d'emblée de jeu (ou d'entrée tout court), ce qui pourrait - partiellement - expliquer cette prestation toute moyenne. Sacré Iggy, va : tu n'as plus mon âge, et moi pas encore le tien : n'oublie donc pas de me le rappeler le moment venu que toi au moins tu es arrivé à passer le cap des 60 berges...

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L'éco & territoire Festival Cabaret Vert, ce sont 50.000 personnes en trois jours à l'entrée, et 49.999 à la sortie : c'est pas le Pukkelpop, mais la série noire et meurtrière des festivals d'août 2011 semble continuer. Si la seconde grosse pointure de ce vendredi est pour moi HATEBREED - ou plutôt la première, dans l'ordre de passage voulu par la programmation - l'effet dévastateur attendu est bien, très bien présent. Une sono monstrueusement forte mais pure comme il n'est Dieu pas possible (... et de loin supérieure à celle d'Iggy...), quelques mosh par-ci par-là pour égayer le gentil peuple qui a fait le déplacement sur la plaine Bayard, et un set destructif et destructeur à la hauteur de ces sales gamins new-yorkais qu'ils sont.

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HATEBREED, c'est 100% maximum volume pour 100% maximum power. Pas de fioriture, pas de compromis ni de compromissions pour un max de destruction. Pas de garniture ni de cerise sur le gâteau. Pas de gâteau non plus : seulement un pain. Mais un pain de dynamite et de TNT hardcore.

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Mais le Festival Cabaret Vert, ce n'est pas qu'Iggy et Hatebreed cette année qui trônent pourtant en tête de l'affiche. Ce sont également ce vendredi quelques autres rockers (?!) qui occupent les deux scènes en ce triste après-midi automnal d'août. Notamment This Is Not Hollywood, du rock français en anglais tout ce qu'il y a de plus rock français en anglais, et The WOMBATS : un trio mainstream en direct de Liverpool qui tente de faire tantôt son méchant Oasis, tantôt son gentil Greenday. De la pop accrocheuse aux accents de dancefloor pour jeunes adolescentes pré-pubères. Les autralopithèques - pardon: australo-américains - de The DEATH SET nous pondent quant à eux un cocasse mixte entre les Beastie Boys et Cheaptrick dans un joyeuse cacophonie / euphorie. Passons rapidement sur The DO qui ne nous offrent qu'une bonne chose : l'occasion d'aller casser la croûte en attendant Iggy que nous fait péniblement patienter ATARI TEENAGE RIOT : l'adolescence creuse dans toute son horreur électro et (soit disant) punk. Bassland. Bref, une programmation bien trop éclectique pour combler le rocker moyen qui sommeil en chacun de nous. HATEBREED a allumé un feu en fin d'après-midi que, somme toute, bien peu ont été en mesure d'entretenir par la suite. Merci, les New-Yorkais pour cette salutaire claque ! Sûr que Suicidal Tendencies et The Bellrays prendront la relève demain (malheureusement sans moi...). Et merci aux organisateurs de ce Cabaret Vert Eco Festival Rock & Territoire pour cette initiative se rapprochant à cet égard en bien des aspects du Sziget Festival - à l'échelle 1/100 bien entendu. Reste que le caractère par trop hétéroclite de cette programmation - son point fort - risque bien d'être un jour son véritable point faible : on meurt toujours par où on a péché...

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samedi 16 juin 2007

FIELDS of ROCK - Juin 07 - Biddinghuizen (Holl.)

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La voiture bien remplie – surtout le coffre - nous partons pour un weekend bien rock’n’rollesque chez nos amis les Kaas, à l’occasion d’un festival à l’affiche de toute beauté. Enfin, façon de parler s'il est question d'esthétique au sens propre du terme, mais voyez plutôt:


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Arrivés samedi tout début d’aprèm pour la prestation de PAPA ROACH, nous enchaînons avec FASTWAY (le band de Fast Eddie Clarck, guitariste originel de Motorhead - photos plus bas) puis DUBLIN DEATH PATROL. Le site est grand, vaste et aéré. On se surprend même à reconnaître l’une ou l’autre tête croisée lors de l’édition d’il y a 2 ans – en l’occurrence un monstre de passé deux mètres de haut et autant de large, qui nous avait déjà impressionnés à l’époque : quand on dit que le monde est petit - façon de parler toujours, et a fortiori chez les Nolus.
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Le premier gros morceau de la journée s’annonce sur la main stage : HEAVEN & HELL, ou Black Sabbath sans Ozzy, époque Ronnie James Dio, avec donc notre lutin préféré aux vocals qui revisite avec ces compères les trois albums durant lesquels il fut membre à part entière du Sabbath. Grand moment, grand concert, prestation de toute beauté – le couple Tonny / Ronnie jouant la paire à merveille : quelle intensité, quelle classe, quelle complicité, quelle rythmique. Et quelle voix ! Vinny Appice aux drums se remémore-t-il comme moi le duel d’anthologie avec son frère Carmine au Spirit of 66 il y a quelques temps…?

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SLAYER nous en met ensuite plein la vue – ou plutôt plein les oreilles : impressionnant certes, même si pas vraiment ma tasse de thé. Les deux autres scènes continuent de produire pas mal de décibels également, et c’est avec IRON MAIDEN sur la main stage que se clôture cette première journée. Je n’ai jamais vu le Maiden sur scène ni jamais vraiment réellement apprécié leur production, même du temps de leur grandeur et de leur splendeur. Il n’empêche que les voir enchaîner live leurs classiques ne me laisse pas indifférent. A une nuance près : leur accoutrement, leurs fringues, leurs mimiques, leur attitude, leur jeu de scène n’a pas évolué d’un iota depuis les années '80 me semble-t-il ! Quelque peu folklorique dès lors, voire plutôt pathétique ou même triste dans une certaine mesure. Back to the future, les gars, back to the future !

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Nous rejoignons notre hôtel distant d’une vingtaine de kilomètres pour y passer une nuit réparatrice après y avoir fermé le bar en prévision d’une seconde journée haute en couleurs. Ma première claque de la journée s’appelle BLACK LABEL SOCIETY que je découvre avec un Zakk Wilde qui me laisse tout bonnement sur mon cul : superbe surprise pour cette mise en jambe à l’heure de l’apéro, superbe ! (photo 1 plus bas). MEGADETH me laisse tout à fait indifférent ou presque, le temps d’aller jeter un œil sur les autres scènes à l’affiche tout aussi insipide pour moi à cette heure de la journée (photo 2). Heureusement que MOTORHEAD amène par la suite sur la main stage ce souffle salvateur, cette rage et cette fraîcheur propres à Lemmy et comparable à nul autre: aaaaargh... (photos 3 à 8).

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1. Fields_2007_Black_Label.JPG 2. Fields_2007_Megadeth.JPG 3. Fields_Motorhead_07_0001.JPG 4. Fields_Motorhead_07_0002.JPG 5. Fields_Motorhead_07_0003.JPG 6. Fields_Motorhead_07_0004.JPG 7.Fields_Motorhead_07_0005.JPG 8. Fields_Motorhead_07_0006.JPG

KORN m’impressionne ensuite, même si le concert me semble longuet et répétitif après un certain temps (v. photos 1 et 2 plus bas). L’occasion d’aller voir SUICIDAL TENDENCIES sur la petite scène qui me surprend agréablement, particulièrement lorsque le public envahit la scène sur la fin du concert, n’empêchant en rien nos lascars de continuer leur prestation entouré de dizaines et de dizaines de fans. Un tout grand moment encore ! (v. photo 3 plus bas) DREAM THEATER me laisse – comme d’habitude et comme prévu – sur ma faim (fin ?), ne trouvant là aucune âme, aucune passion, aucun feeling dans un jeu avant tout technique et dépourvu pour moi de toute sensibilité : de la technique pure et froide, de superbes techniciens certes, mais sans une once d’attitude. C’est vide, c’est creux, c'est triste, c’est mort. On se replie dès lors sur HATEBREED qui est un grand, grand, tout grand moment : à vivre live et exclusivement live car, vraiment, il faut le voir et l’entendre pour le croire, et il faut en être pour comprendre…! Cela nous change manifestement de l’insipide, inodore et incolore VELVET REVOLVER qui occupait la main stage auparavant tandis que tout le monde se taillait aux buvettes, aux aubettes ou à la toilette - et pas uniquement pour la rime (photo 4).

1. Fields_Korn_2007_0001.JPG 2. Fields_Korn_2007_0002.JPG 3.Fields_Suicidal_Tendencies_2007.JPG 4. Fields_2007_Velvet.JPG

OZZY nous réserve une clôture de festival digne de ce nom, avec la deuxième prestation de la journée pour Zakk Wilde. Après Black Sabbath sans Ozzy mais avec Ronnie James, voici Ozzy sans Tonny mais avec Zakk : la boucle est bouclée. Ce n’est pas ce soir la prestation la plus mémorable d’Ozzy, même s’il reste une incontestable bête de scène.

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Le weekend se termine en beauté : les bouchons (ear plugs) nous ont bien servis. Les tickets boissons également…