
Supergroup ? Sur papier certainement. Super soirée ? Bof,
dans les faits pas vraiment. Déjà qu'un entracte qui traîne en longueur est du
foutage de gu... du plus mauvais augure. Et une Rockhal
partiellement cloisonnée, aussi haute que longue, est du pire effet également.
Pourtant, un set où se côtoient sur scène un ex-Led Zeppelin
(John Paul JONES), un ex-Nirvana et actuel
Foo Fighters (Dave GROHL) et le
frontman de Queens of the Stone Age (Josh
HOMME) doit être synonyme de super soirée. Mais ce n'est pas tout à
fait le cas - sans doute suis-je hermétique à cette étrange combinaison
atypique mais pourtant des plus séduisantes alignant des CV et pedigrees hors
du commun ? Certainement ne suis-je pas non plus le seul à avoir effectué
le déplacement davantage pour la symbolique de ces trois noms emblématiques que
par coup de foudre à l'égard de leur récente production commune et éponyme:
THEM CROOKED VULTURES, à l'instigation l'année dernière de
notre multi-instrumentiste survivant du Zeppelin. Ou quand la somme des parties
prises individuellement est plus conséquente que la synergie qu'elles peuvent
générer ensemble...

Certes, il y a bien quelques moments où la mayonnaise prend et où l'on ressent
une véritable consistance en constatant qu'on n'est pas en face de n'importe
qui, mais à aucun moment je ne distinguerai la réelle plus-value de
cette réunion. John Paul Jones passe de la basse à la guitare
et de la guitare au synthé avant de retourner à sa basse (qu'il manie certes de
main de maître), Dave Grohl bucheronne sa batterie à la
manière d'un forgeron désaxé impressionnant, et Josh Homme
gratouille sa gratte la clope au bec sans avoir l'air d'y toucher et
pourtant.... Oui, certes, et après ?! Longueurs et langueurs, torpeur et
froideur. Trop pour moi. Ou plutôt pas assez...A moins que ce n'est un jour
sans pour moi - et/ou pour eux.

Tag - Led Zeppelin
lundi 7 juin 2010
THEM CROOKED VULTURES - 7 juin 2010 - Luxbg
Par "All the World is a Stage" le lundi 7 juin 2010, 21:26
vendredi 7 avril 2006
Robert PLANT - 7 avril 2006 - Amnéville (Fr.)
Par "All the World is a Stage" le vendredi 7 avril 2006, 09:19

Accompagné de ses Strange Sensation, Plant ne parvient pas à me faire
vibrer ce soir. Je ne sais pas pourquoi, mais la magie n’est pas au
rendez-vous. Plant joue la plupart de ces toutes dernières compositions, et
c’est peut-être ce décalage avec mes attentes – ridicules – qui fait que je
ressors frustré de ce concert. Mais nous sommes bien nombreux à espérer de
Plant une secrète vibration au moment où il se déciderait à reprendre l’un ou
l’autre classique du Zep. Et cela me rassure – sans pour autant me faire
plaisir – que nous sommes des centaines a avoir été motivés par cette même
secrète attente, mus par la même motivation, poussé par le même appel primal…
Bref, un excellent concert de Plant, à en croire celles et ceux qui y ont
trouvé leur compte. Heureusement qu’une micro-brasserie voisine est là pour
nous accueillir et nous consoler – longue et douloureuse thérapie que celle-là
!

mardi 1 décembre 1998
PAGE & PLANT - 1er décembre 1998 - Gent
Par "All the World is a Stage" le mardi 1 décembre 1998, 22:12

Décidemment, je hais le Flanders Expo. A fortiori lorsque je suis contraint de
m’y rendre pour prendre part à un concert dont c’est là la seule date belge. Le
mythe est de retour, mais la magie de ma première expérience n’est plus au
rendez-vous – comme pour toute première expérience, soit dit en passant. La
halle aux bestiaux est pleine à craquer, et le concert est parfait. Mais il
n’est que parfait, sans plus…
vendredi 16 juin 1995
PAGE & PLANT - 16 juin 1995 - Forest National
Par "All the World is a Stage" le vendredi 16 juin 1995, 15:38

Fiston a 3 jours et est toujours à la maternité. Mais je suis de la partie à
Forest, parce que le ticket est dans mon portefeuille depuis des mois, et que
l’événement est historique : Page & Plant ensemble on stage !
J’ai raté Led Zep en son temps, hors de question que je loupe Jimmy et Robert –
même si le côté quelque peu Maghreb et Nord Af’ de leur dernier opus ne me fait
pas grimper au rideau. Forest est en feu, et la scène peuplée de je ne sais
combien de musicos avec quantité d’instruments à vent ou à cordes africains et
moyen-orientaux: impressionnant ! Parce qu’il s’agit de Page et Plant.
Mais pas uniquement : parce que la magie d’un soir a encore fonctionné à
merveille dans une salle qui s’y prête admirablement. Et dire que certains
prétendent encore et toujours que l’acoustique de Forest est minable. Qu’ils
apprennent à bien se positionner, et qu’ils apprennent aussi que certains
groupes sont tout simplement plus professionnels que d’autres… Merci Jimmy,
merci Robert. See ya.