
Un concert dont la dernière note égrenée s'éteint sous les vivats à
20h40, ce n'est pas tous les jours que ça arrive, mais c'est comme ça qu'ça
s'passe non pas chez MacDo mais chez Francis ! C'est donc presqu'un thé
dansant, ce dimanche au Spirit: ne manquent que la tarte et la tisane
de fin d'aprèm pour s'y croire un court instant - jusque 19h05 en tous cas,
moment où MICHAEL SCHENKER apparaît sur scène précédé de son
band (pardon: de son GROUP) après avoir fendu la foule des
tout grands jours. Car c'est comme ça qu'ça s'passe à Verviers: le band arrive
par le pied de la scène. N'empêche, il m'énerve et me gonfle, le Michaël -
visuellement parlant s'entend (... si vous me suivez !). Et c'est dommage qu'il
m'énerve, car son set est par ailleurs un pur plaisir. Mais c'est ainsi: il est
des concerts que je préfère entendre que voir, même si les lead vocals de
Gary Barden ne sont plus non plus ce qu'elles ont été (il y
a... 30 ans, certes). Il m'énerve donc, le Michael, avec le nez
con-ti-nu-el-le-ment sur son manche de guitare du début à la fin du show. Pire
qu'un débutant: pas fichu de relever la tête plus de 5 minutes sur toute la
durée du concert - si ce n'est lors d'un ou de deux sourires ou background
vocals qui lui échappent en relevant le menton (à moins que ce ne soit un
rictus labial couplé à une crampe dans la nuque...?).

Mais bon, ne boudons pas notre plaisir: ce n'est pas à cinquante et je ne sais
combien de piges qu'on change, et MSG au Spirit est
un total événement en soi. Nonobstant donc ce fait, notre têtu teuton de
service nous sert un excellent best of de derrière les fagots
retraçant son long parcours musical: il n'y a que du bon. Rien à jeter. Les
deux rappels concédés à l'inévitable sauce UFO couronnent le
tout et clôturent le set en apothéose. Il n'en demeure pas moins que mes
commentaires des 10 et 12 juillet 2008 à son égard (voir par ailleurs) restent
totalement d'actualité. Alleï, Michaël, je ne te demande pas un
moonwalk mais juste un thermostat un peu plus ambiant et un zeste
homéopathique de ''show" . Don't forget the attitude, Man ! Jawohl, Herr
Schenker ?



Tag - MSG
dimanche 13 septembre 2009
Michaël SCHENKER GROUP - 13 sept. '09 - Verviers
Par "All the World is a Stage" le dimanche 13 septembre 2009, 21:50
samedi 12 juillet 2008
Ted NUGENT - 12 juillet 2008 - Amsterdam (Holl.)
Par "All the World is a Stage" le samedi 12 juillet 2008, 22:40

The Nuge: 2 de 4. Arrivée au Melkweg en plein centre d’Amsterdam en
milieu de journée. Un sms de Toby Nugent m’arrive peu avant
l’ouverture des portes pour me fixer rendez-vous afin de rencontrer Ted dans sa
loge en avant concert. Passage backstage puis arrivée dans la Ted Nugent
Dressing Room : le Nuge est seul, assis dans un fauteuil à
gratouiller sa Byrdland en mâchouillant un cure dent. Il s’interrompt
immédiatement pour tendre une virile poignée de main en arborant un large
sourire et proposant à boire et à manger – Toby fait le service.
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La rencontre dure une bonne grosse demi-heure en prélude au concert, avec deux
journalistes présents également pour un interview. Guère l’occasion d’en placer
une, avec le Ted qui est comme à l’accoutumée prolixe et intarissable :
une question, une réflexion, et le voilà parti pour 10 minutes de discussion
enflammée. Impossible de l’arrêter – c’est à peur d’ouvrir à nouveau la
bouche ! Ted se plaint de l’audience essentiellement masculine de tous ses
shows européens (et en effet, que de fans féminines aux States !). Mais il se
marre surtout en se remémorant et en contant en très long et en plus large
encore, illustrant d’images et d’anecdotes à n’en plus finir, le déluge d’hier
soir déclenché en Espagne à l’issue de Great White Buffalo qui
clôturait son set. Une mini-tornade a ravagé la scène du festival, balayé
amplis et baffles, noyé matériel et personnel, déchiré bâches et toiles, avec
pour conséquence un festival tout simplement… arrêté à l’issue de la dernière
note du Nuge ! Au revoir Deep Purple qui devait lui
succéder... Il est fier comme un paon de sa danse de la pluie – qui plus est à
l’issue de Great White Buffalo : ça n’aurait pas pu mieux tomber
!! Il n’en faut pas plus au Nuge pour se gausser d’être le maître des éléments,
le Grand Bison Blanc, le grand Chef Indien qui fait la pluie et le beau temps
et qui a la main mise sur les éléments qu’il commande depuis le manche de sa
Byrdland. Depuis le temps qu’il le crie haut et fort, il fallait bien
un jour que les éléments et les circonstances lui donnent raison ! Il est
jovial, le grand Ted, il est hilare et fier de ce qui est arrivé hier en
Espagne, il jubile et en est encore plus excité a posteriori… !!
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Mais il est temps de le laisser, le concert débute dans 5 minutes à peine et
les clameurs d’impatience du public commencent à se faire entendre… Pause photo
avec le Nuge qui demande à son fils de prendre mon appareil pour ce faire,
tandis que James E. Brown - le photographe attitré de Ted déjà
rencontré il y a deux ans lors de sa dernière tournée européenne – fait de même
pour le côté officiel. Moments privilégiés d’intimité et de pur bonheur avant
de laisser Ted se préparer pour monter sur scène dans quelques secondes. Petit
coucou par la loge voisine saluer Mick (le batteur) et
Barry (le bassiste) - qui sont déjà venus faire quelques
« Hello » et boire un coup en notre compagnie. Le concert sera –
subjectivement – parfait et c’est de deux bonnes heures de show qu’il nous
gratifie sans relâche, Byrdland après Byrdland, Les
Paul après PRS… Suprême bonheur, insigne honneur et rare
privilège que d’être à nouveau invité par Toby à rejoindre le Nuge dans sa loge
à l’issue du concert: meeting en avant-concert, et greeting en after-show: que
rêver de mieux?!

Il y a comme tout à l'heure à boire et à manger dans le frigo et sur le buffet
pour les six invités que nous sommes cette fois à être reçus. La discussion
sera bien animée et chaude, conviviale et simple. Lui apprenant qu’il joue
après-demain avec ZZ Top, Ted semble tout heureux de recroiser
leur chemin, même s’il estime qu’ils ne sont plus aussi bons qu’auparavant
(sic). Quand je lui apprends également qu’Europe (!!) partage
la même scène, je passe le rictus de dégout et les commentaires
désobligeants...!! Ted en profite pour revenir sur sa prestation d’avant-hier
en Allemagne au sujet de laquelle je le relance. Il me conte toute sa déception
à l’égard de MSG qui jouait si froidement, sans cœur ni tripe,
ni cœur ni âme. Quand je lui dis que je trouvais en effet cette prestation vide
(empty), Ted rayonne en me gratifiant d'un sourire béat comme si
j’avais trouvé LE terme qui convient parfaitement à tous ces musiciens qui ne
brûlent plus pour leur musique. Car si effectivement Ted se prévaut de quelque
chose, c’est bien de vivre et de brûler pour ce qu’il fait – et il le fait de
main de maître, qu’on aime ou qu’on n’aime pas le personnage et surtout ses
opinions politiques.

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Le moment est venu de se quitter après une bonne demi-heure d’intenses
discussions. Ted – toujours assis dans son divan - nous tend la pince et,
véritable moulin à parole qu’il est et a toujours été, de relancer la
discussion alors que les deux tiers de ses hôtes viennent de quitter la
loge ! Nous nous faisons un plaisir de rester dès lors encore un long,
long moment en comité restreint avec Ted qui continue de plus belle sur sa
lancée. Même Toby, qui a terminé de rassembler les effets
personnels de son père, commence à s’impatienter mais me sourit du coin des
lèvres avec un clin d’œil tant il connaît le cirque et la ritournelle
habituelle avec son père impossible à arrêter. Et puis, le monde à
l’envers : Ted insigne l’ordre à Toby de nous gratifier de backstage
pass pour ses deux prochains et derniers concerts de la tournée Européenne
au moment de nous quitter cette fois pour de bon ! Notre (nouvelle)
qualité de European Ambassadors (sic!) commence fort, sacré Ted, va…
Nom de dieu, quelle soirée pleine de rebondissements. Direction notre hôtel,
avant une bien bonne et belle journée qui s’annonce dès lors demain à Weert,
Hollande.
Un petit florilège du Nuge, filmé dans sa dressing
room...?
Nuge_EuroTour_07.2008__204.mpg
Nuge_EuroTour_07.2008__203.mpg

jeudi 10 juillet 2008
Ted NUGENT - Magic Circle Festival @ Bad Arolsen (All.) - 10 juillet 2008 - (feat. MSG, Alice Cooper,...)
Par "All the World is a Stage" le jeudi 10 juillet 2008, 21:56
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The Nuge : 1 de 4. Quatre jours de festival avec à l’affiche de ce premier
soir Benedictum, MSG, Ted
Nugent et Alice Cooper pour cette mise en jambe
introductive. A la manière d’une cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques,
UDO – en sa qualité d’invité d’honneur - allume la flamme qui
brûlera quatre jours durant au sommet de l’immense torche dressée pour
l’occasion au milieu de la plaine (photos 1 et 2). Le seul intérêt de
Benedictum qui inaugure cette immense scène consiste à dévorer
des yeux sa chanteuse, bonnet B ou plutôt C, corset noir et plastique
aguichante. Pour le reste, circulez : il n’y a rien à voir – ni à écouter
d’ailleurs (photo 3). Ca se corse un peu avec Michael Schenker
et son MSG, quoique (photo 4). Le concert ne dure en effet pas
plus de 30 minutes (au lieu des 60 prévues) du fait que le chanteur est arrivé
en retard ! Les organisateurs, pour faire patienter le public, offrent… 20
minutes de bières gratuites aux nombreux bars qui parsèment le site ! La
machine MSG s'enraye plus d'une fois, trou de mémoire du
chanteur et autres coups de gueule de Michael. Au vu du temps réduit de concert
qui leur reste attribué, toute la set-list semble modifiée et chaque nouveau
morceau fait l’objet d’une rapide concertation entre les membres du band.
Vraiment brouillon, tout ça, et le Doctor Doctor d'UFO qui clôture le
set ne fera pas oublier ces mauvais moments...
1.
2.
3.
4.
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Quel choc, quel contraste avec Ted NUGENT qui s’en suit !
Car il s’agit bien de cela: d'un choc. Choc intact et identique à celui de
toutes les tournées précédentes qu'il m'a été donné de voir: énorme,
kolossal… Enorme comme lors de tout premier concert d’une nouvelle
tournée du Nuge. Choc frontal. Concert parfait – en toute subjectivité. Le son
de MSC semble tout droit sorti d'un mange disque brouillon à côté des décibels
purs et aériens du Nuge. Et quelle prestance, quel charisme, quelle
attitude.
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Je retrouve mes habituels potes en provenance d'Allemagne et de Hollande qui
sont de la partie également, dont certains étaient déjà en Suède
l’avant-veille: le monde est petit. Avec le soleil couchant qui baigne la scène
d’une lumière claire et horizontale, le spectacle est de toute beauté. Ted
demande d’ovationner Ronnie James Dio dont c’est aujourd’hui l’anniversaire, à
l’en croire : « Happy birthday, Ronnie. American love and respect
elders ! ». A 60 ans cette année, le Nuge délivre une énergie et un jeu de
scène que je ne peux décidément comparer à nul autre – en toute objectivité ici
!
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Il est le rock’n’roll, il est l’attitude, il est le spirit,
il est la soul, il est la musique, il est THE rock'n'roll… Je retombe
de (très) haut à l’issue de sa démonstration. A croire qu’il se bonifie avec
l’âge : si ce n’est en tous cas pas flagrant au niveau de ses compositions
originales sur CD, c’est incontestablement le cas sur scène. No way, no
shit : Uncle Ted’s still (a)live and well. “Thanx you Uncle Ted”
comme il se plait à inviter l’assemblée à l’ovationner… en toute modestie,
comme depuis 45 ans de scène et son 6000ème concert au compteur célébré ce 4
juillet à Detroit: quelle autre date, quel autre lieu aurait mieux
convenu?!

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Je quitterai les lieux peu après le commencement du concert d’Alice afin
d’éviter les embouteillages : long is the road back to Belgium. Et puis,
après avoir déjà vu tant de fois Alice Cooper – qui ouvrait
précédemment pour le Nuge, inversion de rôle ce soir – je ne m’attends à aucune
surprise. Pire : Alice pourrait même me sembler sérieusement fade après
Ted – et de ça, je ne veux pas…

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Retour vers la Belgique un peu terne, mon backstage pass ne
m’attendait pas à l'entrée VIP ce soir – il y a eu un couac avec le tour
management. Mais ça m'a d'autre part évité de me torturer les neurones en
cherchant comme à chaque fois l’éternelle question/réflexion intelligente,
originale et percutante à balancer à Ted en lui serrant la pince en guise de
début de conversation…! Never mind, l'ultime cri long, continu et agonisant
empli de feedback qu'il tire de sa Gibson Byrdland '66 avant de la
poser au pied de la batterie en fin de prestation me reste dans les oreilles,
avec plein les yeux le Nuge qui quitte la scène pour mieux (me) revenir le
surlendemain...
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lundi 25 mai 1998
G3 - 25 mai 1998 - Forest National
Par "All the World is a Stage" le lundi 25 mai 1998, 15:38

Sans doute mon pire concert à Forest National ? Dépendant de mon
chauffeur, je suis contraint d’attendre péniblement la fin de cette soirée.
Sinon j’aurais quitté Forest en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.
Zonant entre le bar et la fosse, je nourris l’espoir que Michaël
Schenker soit meilleur (moins pire) que Joe Satriani
qui le précède dans l’ordre d’apparition sur scène. Mais en vain. J’espère
ensuite qu’Uli Jon Roth me fasse rapidement oublier son
compatriote, mais c’est peine perdue – le troisième show est digne du premier,
voire du second. Rien, il n’y a strictement rien à retenir de cette soirée…
Décevante nuit au cours de laquelle se succèdent trois virtuoses de la gratte,
certainement, mais que tout cela est creux, vide, froid, inodore, incolore,
sans âme ni chaleur. Bref : à l’image de Forest : quasi vide…
samedi 13 décembre 1997
UFO - 13 décembre 1997 - Nidrum
Par "All the World is a Stage" le samedi 13 décembre 1997, 19:19

Un brouillard à couper au couteau pour rallier Nidrum au beau milieu de nulle
part aux confins de la Belgique – et je pèse mes mots. Un village, un café
isolé et sa salle… Et UFO qui s’y produit : surréaliste ! Il y a bien
un ou deux groupes qui ouvrent les hostilités en début de soirée, mais pas
moyen de retomber sur leur nom. Vient UFO : Pete Way,
Phil Mogg, Michael Schenker et leurs
comparses : le line-up original et originel au grand complet, on croit
rêver. Le gig est d’autant puissant que le club est intime et chaleureux. Et le
public, majoritairement germanophone ou plutôt germanique même, chaud comme
tout. Doctor Doctor, Lights Out, Rock Bottom, et
tous leurs classiques y passent : exceptionnel. Et le pot qu’on prend au
bar avec eux à l’issue de leur démonstration ne fait que rajouter de l’intimité
et de la chaleur à cette soirée qui n’en manquait décidément pas. Ouh !
que notre retour sera long et lent…
