
Les six (6) soirs sold out d'affilée à l'Ancienne Belgique à
l'occasion de leur reformation l'année dernière aiguisent ma curiosité et me
poussent à être de la partie pour l'un des deux (2) sold out de cette année au
même endroit, un an quasi après leur tour de force 2010. D'autant que pour
beaucoup, CHANNEL ZERO est le plus grand groupe de métal
qu'ait jamais connu la Belgique - Ancienne ou pas - qui a enchaîné de surcroit
la main stage de Rock Werchter et du Graspop
Metal Meeting l'été dernier, excusez du peu !

Les métallos belges ne se trouvent pas qu'à Seraing ou qu'à Marcinelle, mais
aussi dans une autre ancienne Belgique - celle du Boulevard
Anspach ! Le quatuor frappe fort ce soir, au propre comme au figuré, avec
notamment pas moins de trois guests qui se succèdent sur scène et dont
le moindre n'est pas Phil Demmel (de Machine
Head). Pour du métal, c'est dur comme fer, mais le faire n'est sans
doute pas le plus dur...



La surprise permanente et le contre-pied qui apportent un peu de renouvellement
ne sont pas vraiment le leitmotiv de la soirée, ce que ma connaissance (très)
partielle du band me laissait sérieusement augurer de ce concert. 100 minutes
d'une prestation efficace, très efficace même autant que percutante, sans
jamais cependant la petite étincelle qui met véritablement le feu aux poudres
(du moins aux miennes). Cela n'enlève rien, strictement rien au mérite d'un
band bien soudé et rodé comme il se doit, mené par un impressionnant lead
vocals qui occupe et remplit tout le cubage de l'AB devant un public
acquis et conquis. Restent quelques longueurs entre certains morceaux, avec un
batteur souffrant peut-être d'hémorroïdes qui l'amènent à faire
systématiquement quelques pas à côté de ses fûts à chaque temps mort (...
second degré...). C'était du lourd, ce soir, même si des plus lourds encore
paraissent parfois plus aériens et plus subtils. Mais c'était du belge,
surtout. Me faudra-t-il sans doute une piqûre de rappel pour apprécier les
bienfaits indéniables de ce virus bien de chez nous...



Tag - Machine Head
samedi 15 janvier 2011
CHANNEL ZERO - 15 janvier 2011 - Bruxelles
Par "All the World is a Stage" le samedi 15 janvier 2011, 17:16
samedi 18 juin 2005
FIELDS of ROCK - 18 juin 2005 - Nijmegen (Holl.)
Par "All the World is a Stage" le samedi 18 juin 2005, 21:46

A heavy day in the park, annonce le ticket. Et de fait: sous un soleil
de plomb, nous relions Nijmegen pour y passer une heavy journée dans
le parc en plein centre ville. Et il n’y a que de belles et grosses pointures à
l’affiche de ce heavy day in the park. Nous nous concentrons sur deux
des quatre scènes, et notre premier combo de la journée est PAPA
ROACH qui laisse bien vite place à MOTORHEAD.

SLAYER prendra ensuite la relève : quand je dis que c’est
une journée heavy, c’est une heavy journée ! Aussi
lourde que le soleil tapant sur les têtes… Le cheveu dans la soupe qui s’en
suivra s’appelle VELVET REVOLVER qui tente tant bien que mal –
mais sans jamais y parvenir – de prendre dignement le relais de Gun’s &
Roses.

Mais les compositions du Velvet ne sont pas à la hauteur et qu’on l’aime ou
non, Axel Rose reste un pivot essentiel du band. Sans lui, c’est comme Thin
Lizzy sans Phil Lynott, c’est comme AC-DC sans Bon Scott, c’est comme un pastis
sans glaçon, c’est comme une belle fille sans cervelle (quoique…). Ma surprise
de la journée, et je pèse mes mots, est la prestation
d’AUDIOSLAVE : la claque du jour. Un véritable grand et
beau moment avec Chris Cornell aux vocals. De quoi
introduire magistralement la grosse pointure de la soirée : BLACK
SABBATH, featuring le line-up original et originel.
Ozzy est fidèle à lui-même dans toute sa splendeur – ou dans
toute son horreur, c’est selon… - Tony Iommi est implacable et
parfait, et la rythmique avec Geezer Butler et
Bill Ward assure sans faille : du tout, tout, tout grand
Black Sabbath, c’est sûr !

RAMMSTEIN qui clôture les festivités (et par la même occasion
le festival) reste un moment, disons, particulier même si musicalement nous ne
sommes pas dans la même catégorie ni dans le même registre. Pyrotechnie et mise
en scène flamboyantes et fumeuses sont bien au rendez-vous, et le show dans
toute sa splendeur est conforme aux attentes du public. Reste maintenant que,
musicalement parlant, nous verrons dans quelques années si nos lascars passent
la redoutable et implacable épreuve du temps : celle qui fait que
l’Histoire – et le public - se souvient de vous…