Anaheim Stadium, California, Aug. 27th, 1977.
Wish I would have been there... !!

(Picture courtesy of Sasha NUGENT)
Tag - Nugent Ted
mercredi 12 mai 2010
"What I've done this morning is vintage" (Nugent)
Par "All the World is a Stage" le mercredi 12 mai 2010, 22:14
lundi 14 juillet 2008
Ted NUGENT - 14 juillet 2008 - London, UK
Par "All the World is a Stage" le lundi 14 juillet 2008, 20:48

The Nuge : 4 de 4. Arrivée avec l'Eurostar de 09h00 du mat’ sous un soleil
déjà haut dans le ciel de Londres. Direction Greenwich et son impressionnant et
tout récent complexe O2, un gigantesque dôme – véritable ville dans la
ville, avec son immense aréna mais aussi son club Indig02 où le Nuge
est à l’affiche ce soir. Déambulation sous l’immense toile de l’O2
entre pubs, tavernes et autres restaurants. Un Irlandais m’interpelle soudain,
se souvenant de moi lors du dernier concert du Nuge à Dublin en 2006 – me
demandant où est passé mon short ! Hé oui, je suis exceptionnellement en
pantalon ce jour… Un Français m’interpelle également, me reconnaissant après
que l’on se soit effectivement rencontré lors du concert de Ted à l’Astoria de
Londres en 2002 – six ans déjà ! Le Nuge World est décidément
petit…
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D’autres potes anglais, bien présents également sur le forum internet du Nuge,
s’étonnent eux aussi de ne pas me voir en short : les photos des tournées
2000, 2002 et 2006 sur lesquelles je figure et qui circulent sur la toile ont
effectivement déjà fait le tour du monde. En ce compris les commentaires de Ted
sur son forum à mon égard: « What ?! You may wear such a short in
Europe but no guns ?! ». Comme prévu, sms en provenance de Toby
Nugent pour rendez-vous devant le club: c'est ce qui s'appelle se
faire livrer son backstage pass en bonne et due forme par un coursier
de choix! Les Quireboys assurent la première partie et
chauffent admirablement bien la salle : le club est vaste, et le balcon
laisse supposer la présence de centaines et de centaines de personnes outre
toute la foule déjà présente au rez-de-chaussée. Ted nous gratifie d’un concert
vraiment exceptionnel ; le public est chaud au possible et fait preuve
d’un répondant d’enfer. Le Nuge est en toute, toute grande forme : il
s’agit là du meilleur concert de la tournée, sans l’ombre d’un doute.
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Ted est irradiant et flamboyant : il rayonne comme il n’est Dieu pas
possible. Hilare, il dégage et transpire la perfection, ses doigts semblent
même ne pas toucher les cordes de sa Byrdland.. Qui plus est, comme
chaque fois qu’il est face à un public anglophone, le Nuge se complait à
prolonger ses échanges et dialogues avec l’assemblée. Son leïtmotiv ramène en
permanence la conversation (car il s’agit bien d’une conversation avec le
public) autour de thématiques éminemment politiques d’une part, et d’autre part
relatives à la soul music, au Motown Sound, à James Brown,
etc. J’adore le « When I was a little black boy… »
introduisant son univers de référence, et le nombre de fois qu’il invite
l’audience à le remercier en lançant son « Repeat after me :
« Thanx you Uncle Ted ! ».
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A l’issue du show, nous sommes invités à rejoindre Ted dans le cossu salon
jouxtant sa loge. Comme d’habitude, il y a à boire et à manger pour tout le
monde. Et il y en a, du beau monde. Sa femme Shemane, qui
arrive en droite ligne des States pour un séjour shopping-anniversaire à
Londres, me salue d’un large sourire en me gratifiant de mon prénom avec un
adorable accent américain. Notre dernière courte entrevue – et c ‘est un grand
mot - date d’il y a déjà 6 ans à Londres et, plus courte encore, en Suède le
surlendemain. La voilà-t-y pas qu’elle se souvient de mon prénom, ce qui n'est
pas pour me laisser indifférent... Sont également présent les inévitables
Marylin et Jeb Brown en leur qualité de photographes attitrés du Nuge, Toby
bien sûr, Dough Banker (la manager de Ted qui arrive tout
juste des States également). Sont également présents Mick
Brown et Barry Spark – la rythmique du Nuge – tous
deux en train de se sustenter allègrement. Et qui m’interpellent en me saluant,
me faisant gentiment remarquer par-là même que je viens de passer devant eux
sans les saluer ! C’est qu’à force de se croiser ces derniers jours, on en
oublierait les civilités minimums… Le chanteur des Quireboys
est également de la partie, présentant à Ted un charmant homme d’un âge certain
en chaise roulante. Ils s’entretiendront longuement tous trois, apprenant quant
à moi qu’il s’agit d’un chanteur-musicien des années ’60 dont la renommée fut
en son temps planétaire tout comme son/ses tubes. J'ai depuis oublié son nom
(shame on me !).
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On discute tous ensemble de tout et de rien – je veux dire par-là de musique,
de guitare, de shows, de tournées,… jusqu’au moment où Ted nous propose une
photo de famille tous ensemble avant de se quitter, assez rapidement ce soir.
C’est qu’il doit s’occuper de sa femme Shemane, comme il dit, venue
spécialement des States pour son anniversaire le lendemain. On se serre tous la
pince, musicos, crew members, famille, potes : on sait que ce soir c’est
la der des ders. En me faisant l’accolade d’au revoir, Ted me donne rendez-vous
outre-Atlantique : dois-je comprendre qu’il s’agissait ici de son ultime
tournée européenne, ou veut-il signifier que je serai toujours le bienvenu et
son hôte aux States… ? Le mystère restera entier, du moins jusqu’à la
prochaine…

dimanche 13 juillet 2008
Ted NUGENT - Bospop Festival - 13 juillet 2008 - Weert, Hollande (feat. Thin Lizzy, ZZ Top,...)
Par "All the World is a Stage" le dimanche 13 juillet 2008, 20:19

The Nuge : 3 de 4. Nouveau sms en provenance de Toby
Nugent durant le concert de Thin Lizzy nous fixant un
endroit de rendez-vous afin de nous permettre de passer backstage et de
découvrir l’envers du décor de ce festival pas piqué des hannetons. C’est
l’occasion de croiser les membres de Thin Lizzy juste à leur descente de scène,
et de côtoyer Tommy Aldridge (photo 1) que je retrouve 8 ans
après les derniers pots que nous avons pris ensemble à Toronto et à Buffalo
alors qu’il tournait avec le Nuge. Scott Gorham, dernière
figure emblématique de Thin Lizzy est également de la partie : cool (photo
2). Outre le beau peuple rock’n’rollesque qui déambule backstage
(Apocalyptica, Danko Jones,
Europe, Subway to Sally,...), c’est
essentiellement Billy Gibbons et Dusty Hill
de ZZ Top (photos 3 et 4) qui attirent les regards… jusqu’à
l’arrivée de Ted Nugent sur le coup de 17h30.
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1.
2.
3.
4. 
Rapides salutations, avant que le Nuge ne s’engouffre dans le bâtiment où
chaque band dispose de ses appartements. Nous faisons la navette entre
la plaine du festival et le backstage, restant finalement plus souvent
installés au bar situé à l’arrière de la scène principale qu’ailleurs,
profitant du soleil, du calme et de la vision de ce petit monde de vedettes, de
roadies, de managers, de producteurs et de VIP sans doute, mais dont
les visages ne me sont tous pas familiers… Quelques minutes seulement avant de
monter sur scène, précédé par Toby qui ouvre le chemin, Ted quitte le bâtiment
suivi comme son ombre par ses deux musiciens et son tour manager pour effectuer
la centaine de mètres qui les sépare de la main stage. Tout en
marchant d’un pas très rapide en direction de la scène, il s’étire et
s’échauffe à la manière d’un athlète prêt à monter sur la piste, et c’est d’une
foulée olympique que la distance est franchie. Il avale les escaliers de la
scène trois à trois (!), enfilant illico sa Byrdland que lui tend
Toby, et de laquelle il extirpe illico quelques violents feedbacks
assourdissants alors même qu’il est toujours en coulisses : un classique
qui annonce l’arrivée imminente de la Bête sur scène… Et le voilà
parti pour une bonne heure et demi de délire. Je repasse frontstage pour tirer
quelques photos – et Ted de mettre le feu à la plaine.
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Non, décidément non, je ne connais aucun show man de sa trempe, aucun musicien
de sa stature. Et je pèse mes mots. Il vit sa musique, il EST sa musique.

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Je cueille Ted à sa sortie de scène pour franchir à pas de géant en sa
compagnie, comme à l’aller, le chemin le ramenant à ses appartements. Un
attroupement de curieux s’agglomère le long du court trajet, formant comme une
haie d’honneur que je franchis en sa compagnie. Il me gratifie d’une virile
tape dans le dos en me demandant mon opinion quant à sa prestation: tout
satisfait qu’il semble de toutes façons être de lui-même, c'est là un classique
pour l’égomaniaque et mégalo qu’il est et reste !
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Pourtant, les quelques injures et autre "Motherfuckers !" adressés aux
techniciens en début de prestation alors qu’ils n’exécutaient pas ses
injonctions et ne répondaient pas à ces nombreux signes me laissaient craindre
le pire. C’est qu’une Byrdland ne se manie pas comme une
Ibanez ou comme une vulgaire japonaise... (il paraît !). Quelle soirée
– ZZ Top peut monter sur scène, les Texans peuvent être bons, excellents ou
exécrables, peu importe : le Nuge est passé… Vivement demain à Londres
!
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samedi 12 juillet 2008
Ted NUGENT - 12 juillet 2008 - Amsterdam (Holl.)
Par "All the World is a Stage" le samedi 12 juillet 2008, 22:40

The Nuge: 2 de 4. Arrivée au Melkweg en plein centre d’Amsterdam en
milieu de journée. Un sms de Toby Nugent m’arrive peu avant
l’ouverture des portes pour me fixer rendez-vous afin de rencontrer Ted dans sa
loge en avant concert. Passage backstage puis arrivée dans la Ted Nugent
Dressing Room : le Nuge est seul, assis dans un fauteuil à
gratouiller sa Byrdland en mâchouillant un cure dent. Il s’interrompt
immédiatement pour tendre une virile poignée de main en arborant un large
sourire et proposant à boire et à manger – Toby fait le service.
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La rencontre dure une bonne grosse demi-heure en prélude au concert, avec deux
journalistes présents également pour un interview. Guère l’occasion d’en placer
une, avec le Ted qui est comme à l’accoutumée prolixe et intarissable :
une question, une réflexion, et le voilà parti pour 10 minutes de discussion
enflammée. Impossible de l’arrêter – c’est à peur d’ouvrir à nouveau la
bouche ! Ted se plaint de l’audience essentiellement masculine de tous ses
shows européens (et en effet, que de fans féminines aux States !). Mais il se
marre surtout en se remémorant et en contant en très long et en plus large
encore, illustrant d’images et d’anecdotes à n’en plus finir, le déluge d’hier
soir déclenché en Espagne à l’issue de Great White Buffalo qui
clôturait son set. Une mini-tornade a ravagé la scène du festival, balayé
amplis et baffles, noyé matériel et personnel, déchiré bâches et toiles, avec
pour conséquence un festival tout simplement… arrêté à l’issue de la dernière
note du Nuge ! Au revoir Deep Purple qui devait lui
succéder... Il est fier comme un paon de sa danse de la pluie – qui plus est à
l’issue de Great White Buffalo : ça n’aurait pas pu mieux tomber
!! Il n’en faut pas plus au Nuge pour se gausser d’être le maître des éléments,
le Grand Bison Blanc, le grand Chef Indien qui fait la pluie et le beau temps
et qui a la main mise sur les éléments qu’il commande depuis le manche de sa
Byrdland. Depuis le temps qu’il le crie haut et fort, il fallait bien
un jour que les éléments et les circonstances lui donnent raison ! Il est
jovial, le grand Ted, il est hilare et fier de ce qui est arrivé hier en
Espagne, il jubile et en est encore plus excité a posteriori… !!
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Mais il est temps de le laisser, le concert débute dans 5 minutes à peine et
les clameurs d’impatience du public commencent à se faire entendre… Pause photo
avec le Nuge qui demande à son fils de prendre mon appareil pour ce faire,
tandis que James E. Brown - le photographe attitré de Ted déjà
rencontré il y a deux ans lors de sa dernière tournée européenne – fait de même
pour le côté officiel. Moments privilégiés d’intimité et de pur bonheur avant
de laisser Ted se préparer pour monter sur scène dans quelques secondes. Petit
coucou par la loge voisine saluer Mick (le batteur) et
Barry (le bassiste) - qui sont déjà venus faire quelques
« Hello » et boire un coup en notre compagnie. Le concert sera –
subjectivement – parfait et c’est de deux bonnes heures de show qu’il nous
gratifie sans relâche, Byrdland après Byrdland, Les
Paul après PRS… Suprême bonheur, insigne honneur et rare
privilège que d’être à nouveau invité par Toby à rejoindre le Nuge dans sa loge
à l’issue du concert: meeting en avant-concert, et greeting en after-show: que
rêver de mieux?!

Il y a comme tout à l'heure à boire et à manger dans le frigo et sur le buffet
pour les six invités que nous sommes cette fois à être reçus. La discussion
sera bien animée et chaude, conviviale et simple. Lui apprenant qu’il joue
après-demain avec ZZ Top, Ted semble tout heureux de recroiser
leur chemin, même s’il estime qu’ils ne sont plus aussi bons qu’auparavant
(sic). Quand je lui apprends également qu’Europe (!!) partage
la même scène, je passe le rictus de dégout et les commentaires
désobligeants...!! Ted en profite pour revenir sur sa prestation d’avant-hier
en Allemagne au sujet de laquelle je le relance. Il me conte toute sa déception
à l’égard de MSG qui jouait si froidement, sans cœur ni tripe,
ni cœur ni âme. Quand je lui dis que je trouvais en effet cette prestation vide
(empty), Ted rayonne en me gratifiant d'un sourire béat comme si
j’avais trouvé LE terme qui convient parfaitement à tous ces musiciens qui ne
brûlent plus pour leur musique. Car si effectivement Ted se prévaut de quelque
chose, c’est bien de vivre et de brûler pour ce qu’il fait – et il le fait de
main de maître, qu’on aime ou qu’on n’aime pas le personnage et surtout ses
opinions politiques.

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Le moment est venu de se quitter après une bonne demi-heure d’intenses
discussions. Ted – toujours assis dans son divan - nous tend la pince et,
véritable moulin à parole qu’il est et a toujours été, de relancer la
discussion alors que les deux tiers de ses hôtes viennent de quitter la
loge ! Nous nous faisons un plaisir de rester dès lors encore un long,
long moment en comité restreint avec Ted qui continue de plus belle sur sa
lancée. Même Toby, qui a terminé de rassembler les effets
personnels de son père, commence à s’impatienter mais me sourit du coin des
lèvres avec un clin d’œil tant il connaît le cirque et la ritournelle
habituelle avec son père impossible à arrêter. Et puis, le monde à
l’envers : Ted insigne l’ordre à Toby de nous gratifier de backstage
pass pour ses deux prochains et derniers concerts de la tournée Européenne
au moment de nous quitter cette fois pour de bon ! Notre (nouvelle)
qualité de European Ambassadors (sic!) commence fort, sacré Ted, va…
Nom de dieu, quelle soirée pleine de rebondissements. Direction notre hôtel,
avant une bien bonne et belle journée qui s’annonce dès lors demain à Weert,
Hollande.
Un petit florilège du Nuge, filmé dans sa dressing
room...?
Nuge_EuroTour_07.2008__204.mpg
Nuge_EuroTour_07.2008__203.mpg

vendredi 11 juillet 2008
Ted NUGENT - interview video-- 12 juillet 2008
Par "All the World is a Stage" le vendredi 11 juillet 2008, 11:54
Le Nuge, quelques minutes avant de monter sur la scène
amsterdamoise est comme à son accoutumée prolixe à souhait, parlant de
ce qui le fait encore et toujours brûler, son éternel moteur... Normal,
lorsqu'on provient de la Motor City et qu'on s'est trouvé affublé du titre de
Motor City Madman. Hommage qu'il rend à ses comparses ayant contribué
à la réputation sulfureuse de Detroit: Mitch RYDER, MC5, Alice COOPER, Iggy
POP,...
Vidéo 1 :
Nuge_EuroTour_07.2008__203.mpg
Le Nuge sans Byrdland n'étant pas le Nuge, il est à remarquer que celle ici
entre ses mains n'est pas la sienne mais bien celle d'un pote l'ayant amenée
pour dédicace. Le Nuge s'exécutera de bon coeur - normal, entre rares
privilégiés (et fortunés...) heureux détenteurs de la Rolls des guitares de
jazz, détournée de sa finalité première par Nugent il y a plus de 40 ans !
Insigne honneur que le Nuge me fait: pour gratouiller quelques accords sur
cette Byrdland d'emprunt, il se débarrasse de la sienne en me la refilant.
Quand on sait que personne - PERSONNE - hormis son proche entourage n'est
autorisé à approcher ces (ses) oeuvres d'art sans prix ni valeur...!
Vidéo 2:
Nuge_EuroTour_07.2008__204.mpg
jeudi 10 juillet 2008
Ted NUGENT - Magic Circle Festival @ Bad Arolsen (All.) - 10 juillet 2008 - (feat. MSG, Alice Cooper,...)
Par "All the World is a Stage" le jeudi 10 juillet 2008, 21:56
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The Nuge : 1 de 4. Quatre jours de festival avec à l’affiche de ce premier
soir Benedictum, MSG, Ted
Nugent et Alice Cooper pour cette mise en jambe
introductive. A la manière d’une cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques,
UDO – en sa qualité d’invité d’honneur - allume la flamme qui
brûlera quatre jours durant au sommet de l’immense torche dressée pour
l’occasion au milieu de la plaine (photos 1 et 2). Le seul intérêt de
Benedictum qui inaugure cette immense scène consiste à dévorer
des yeux sa chanteuse, bonnet B ou plutôt C, corset noir et plastique
aguichante. Pour le reste, circulez : il n’y a rien à voir – ni à écouter
d’ailleurs (photo 3). Ca se corse un peu avec Michael Schenker
et son MSG, quoique (photo 4). Le concert ne dure en effet pas
plus de 30 minutes (au lieu des 60 prévues) du fait que le chanteur est arrivé
en retard ! Les organisateurs, pour faire patienter le public, offrent… 20
minutes de bières gratuites aux nombreux bars qui parsèment le site ! La
machine MSG s'enraye plus d'une fois, trou de mémoire du
chanteur et autres coups de gueule de Michael. Au vu du temps réduit de concert
qui leur reste attribué, toute la set-list semble modifiée et chaque nouveau
morceau fait l’objet d’une rapide concertation entre les membres du band.
Vraiment brouillon, tout ça, et le Doctor Doctor d'UFO qui clôture le
set ne fera pas oublier ces mauvais moments...
1.
2.
3.
4.
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Quel choc, quel contraste avec Ted NUGENT qui s’en suit !
Car il s’agit bien de cela: d'un choc. Choc intact et identique à celui de
toutes les tournées précédentes qu'il m'a été donné de voir: énorme,
kolossal… Enorme comme lors de tout premier concert d’une nouvelle
tournée du Nuge. Choc frontal. Concert parfait – en toute subjectivité. Le son
de MSC semble tout droit sorti d'un mange disque brouillon à côté des décibels
purs et aériens du Nuge. Et quelle prestance, quel charisme, quelle
attitude.
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Je retrouve mes habituels potes en provenance d'Allemagne et de Hollande qui
sont de la partie également, dont certains étaient déjà en Suède
l’avant-veille: le monde est petit. Avec le soleil couchant qui baigne la scène
d’une lumière claire et horizontale, le spectacle est de toute beauté. Ted
demande d’ovationner Ronnie James Dio dont c’est aujourd’hui l’anniversaire, à
l’en croire : « Happy birthday, Ronnie. American love and respect
elders ! ». A 60 ans cette année, le Nuge délivre une énergie et un jeu de
scène que je ne peux décidément comparer à nul autre – en toute objectivité ici
!
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Il est le rock’n’roll, il est l’attitude, il est le spirit,
il est la soul, il est la musique, il est THE rock'n'roll… Je retombe
de (très) haut à l’issue de sa démonstration. A croire qu’il se bonifie avec
l’âge : si ce n’est en tous cas pas flagrant au niveau de ses compositions
originales sur CD, c’est incontestablement le cas sur scène. No way, no
shit : Uncle Ted’s still (a)live and well. “Thanx you Uncle Ted”
comme il se plait à inviter l’assemblée à l’ovationner… en toute modestie,
comme depuis 45 ans de scène et son 6000ème concert au compteur célébré ce 4
juillet à Detroit: quelle autre date, quel autre lieu aurait mieux
convenu?!

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Je quitterai les lieux peu après le commencement du concert d’Alice afin
d’éviter les embouteillages : long is the road back to Belgium. Et puis,
après avoir déjà vu tant de fois Alice Cooper – qui ouvrait
précédemment pour le Nuge, inversion de rôle ce soir – je ne m’attends à aucune
surprise. Pire : Alice pourrait même me sembler sérieusement fade après
Ted – et de ça, je ne veux pas…

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Retour vers la Belgique un peu terne, mon backstage pass ne
m’attendait pas à l'entrée VIP ce soir – il y a eu un couac avec le tour
management. Mais ça m'a d'autre part évité de me torturer les neurones en
cherchant comme à chaque fois l’éternelle question/réflexion intelligente,
originale et percutante à balancer à Ted en lui serrant la pince en guise de
début de conversation…! Never mind, l'ultime cri long, continu et agonisant
empli de feedback qu'il tire de sa Gibson Byrdland '66 avant de la
poser au pied de la batterie en fin de prestation me reste dans les oreilles,
avec plein les yeux le Nuge qui quitte la scène pour mieux (me) revenir le
surlendemain...
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vendredi 9 juin 2006
Ted NUGENT – 9 juin 2006 - Arrow Rock Festival - (featuring Deep Purple, Whitesnake, Status Quo, Blackfoot, Uriah Heep, Journey...)
Par "All the World is a Stage" le vendredi 9 juin 2006, 20:25

The Nuge – 5 de 5 : Parti un peu tard, je me fais surprendre par les
bouchons entravant les derniers kilomètres qui me séparent du site du festival
implanté dans la campagne hollandaise de Lichtenvoorde. Le temps de passer par
la zone VIP prendre possession de mon backstage pass, je n’arrive au
pied de la scène principale que pour les dernières minutes du concert de
BLACKFOOT. Shit, shit et shit : cela m’attriste
réellement d’avoir raté l’essentiel de leur set, les gaillards occupant une
grande place pour moi parmi les meilleures formations sudistes au même titre
que Lynyrd Skynyrd, The Outlaws, Molly Hatchet ou 38 Special pour n’en citer
que quelques-uns uns (photo 1). Etant déjà backstage au moment de la venue de
Ted NUGENT sur le site, je taille une bavette avec son fils
Toby qui prépare son arrivée... et qui se marre d’autant plus de ma mésaventure
irlandaise de la veille que nous nous étions croisés plus d’une fois sur
place ! Moi, je me marre en voyant les affaires de scène de son père qui
sèchent au soleil après, je présume, un lavage de dernière minute ce
jour : pompes et chapeau qui profitent comme nous de la clémence météo de
Hollande… ! (photo 2). Rapides salutations avec Ted avant qu’il ne
poursuive la conversation avec Greg T. Walker, fondateur de
Blackfoot en 1969, sous l’œil amusé de son batteur Mick Brown
à l’arrière-plan: ils semblent s’apprécier vraiment, les lascars, cool !
(photo 3). Que tout cela est de bon augure en regard du programme de la
main stage (photo 4) !
1.
2.
3.
4. 
Le moment venu pour Nugent de monter sur scène, je reste backstage durant toute
la grosse heure quart que dure sa prestation : que rêver de mieux ? A
ma droite les membres de BLACKFOOT (photo 5), de
WHITESNAKE (Tommy Aldridge et Doug
Aldrich derrière les guitares du Nuge - photo 6), à ma gauche ceux de
URIAH HEEP (photo 7) et de STATUS QUO (photo
8). Et puis, c’est chouette de revoir Tommy Aldridge maintenant batteur de
Whitesnake alors qu'il était derrière les fûts du Nuge lors de notre dernière
conversation à Montréal en 2000: le monde est décidément petit dans le petit
microcosme de la bonne musique !
5.
6.
7.
8. 
Bref, que du beau monde autour de moi pour un concert du Nuge de très haute
tenue : quelques dizaines de milliers de personnes doivent encore s’en
souvenir ! Etant aux côtés de Marylin Brown (une des deux photographes
officiels attitrés du Nuge) au moment où elle tire cette photo, c'est sans
vergogne et tout à son honneur que je la garde en guise d’illustration – son
grand angle donnant un meilleur résultat que mon simple objectif (gasp !
la seconde photo de ce blog qui n'est pas de moi...!).

Le show est de toute beauté et le Nuge est impressionnant, électrisé par les
dizaines de milliers de spectateurs qui lui font face: ce n'est plus un duel,
ce n'est plus un one-man-show, c'est tout simplement Noël en été, c'est Bizance
en Hollande, c'est le nirvana sur terre... Bref - un show du Nuge comme les
autres, ni plus ni moins finalement, pourquoi est-ce que je m'emballe de la
sorte ?!

Après un petit rafraîchissement pour le rappel, c’est avec Great White
Buffalo que le Nuge termine – traditionnellement – sa prestation, arborant
sa coiffe indienne avant de se précipiter backstage encadré par son fils. Photo
de famille prise sur le vif, captée en pleine action: une de mes plus belles
photos live pleine de spontanéité, de vérité, de simplicité, de vie –
une photo tellement vraie et tellement nature. Father & Son: family
spirit…

Le Nuge quitte les lieux un peu plus tard dans la soirée et repart comme il est
arrivé. Après quelques derniers échanges et autre poignée de main, il pose pour
une ultime photo au moment où il embarque dans la voiture qui est synonyme de
fin de la tournée européenne, de fin de l’aventure, et de fin de l’histoire
pour moi. Suite au prochain numéro. Ou plutôt lors de la prochaine
tournée...
Et en l'attendant, un petit extrait vidéo...:
Fields_of_Rock_06.2006.MPG

Flash-back sur la journée écoulée. Déambulant dans la zone VIP derrière les
deux principales scènes, je croise un certain nombre de fois les membres de
Blackfoot qui semblent passer leur journée comme moi, à
prendre du bon temps, boire un coup et passer de scène en scène observer ceux
qui partagent avec eux l’affiche du festival (photo A). Vraiment sympas et
cools, ces mecs, vraiment ! La rythmique du Nuge, Mick
Brown (photo B) et Barry Sparks taillent une bavette
avec un des musicos de Whitesnake (photo C), ceux de
Status Quo boivent un pot à l’ombre d’une tonnelle avec
Uriah Heep, les membres de Journey
s’entretienent avec ceux Blackfoot attablés (photo D);
Vandenberg échange avec Whitesnake (photo E)
et Doug Aldrich s'échauffe à la gratte avant de monter sur
scène (photo F). David Coverdale s'en va se poudrer le nez
(photo G) tandis que les roadies profitent d'un repos bien mérité .. sous la
scène (photo H). Et moi au milieu de tout ce beau monde…
A
B
C
D
E
F
G
H 
Le set de Whitesnake est impressionnant, vécu backstage aux
côtés notamment des membres de Status Quo et de
Blackfoot toujours aussi intéressés par les prestations de
leurs co-listiers. Vandenberg fera une apparition éclair en
guest, le temps d’un ou de deux morceaux. L’anecdote du jour : la tonnelle
de 2 m² de David Coverdale installée backstage en plein milieu
du jeu de quille, au mitan de tout le matos de Deep Purple, équipée d’une
commode et d’un matériel de maquillage à faire pâlir de jalousie Barbie
elle-même ! Avant le rappel, David et ses compères se retirent backstage
le temps de souffler quelques instants - quelques longs instants que David
passe dans les bras de sa femme qui en profite pour lui refaire une retouche
maquillage…


Status Quo prend ensuite le relais sur la scène principale
tandis que Journey puis Uriah Heep se
relaient sur la seconde scène. L’anecdote Status Quo ? Je l’adore :
durant le solo de batterie qui ponctue le concert, les guitaristes et bassiste
se retirent backstage laissant toute la scène pour le seul batteur en train de
taper sur ses fûts. Francis Rossi, venant se placer à côté de
moi, en profite pour griller une rapide cigarette derrière les amplis et
m’adresse un grand sourire en frottant sa joue du revers de la main, me
signifiant ainsi dans un langage universel « La barbe ! » en me
montrant d’un mouvement de tête son collègue en train de s’échiner à la
batterie ! Humour anglais, sans doute. Excellent !


Depuis le matin, le backstage est envahi par le matos de Deep
Purple qui encombre le passage en prévision du concert qui clôture la
journée. Le plus impressionnant est le clavier – pardon : les claviers –
qui occupent une place non négligeable à côté de la batterie. Les autres
valises, caisses et box marqués de l’effigie de tous les groupes de la journée
- voire de l’un ou l’autre musicien en particulier – est un patchwork à
l’esthétique particulière mais ô combien parlante pour qui sait où il
est.

Je quitte les lieux avant la fin du show de Deep Purple, non
pas que mon backstage me gêne – que du contraire ! - mais les bouchons du
matin me font dire que ce n’était que de la roupille de sansonnet à côté de ce
qui se trame pour ce soir. Et puis, après tout, le Nuge est venu, il a vu, il a
vaincu: à quoi bon rester plus longtemps...?!
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