
Intensities-in-two-cities : de retour dare-dare du concert
du/de/des G4 à Bertrix (voir par ailleurs) pour rejoindre
Bastogne, c'est de justesse que cette review du set d'ABBEY
ROAD figure donc ici : it's been a hard day's night.
Merci d'ailleurs, Docteur, d'annoncer au micro de manière un rien ostentatoire
l'arrivée (pourtant discrète) d'Intensities-in-tens-cities sur la
scène de crime... Certains doivent encore probablement tenter de déchiffrer la
teneur de cette annonce pour le moins subliminale. More serious, qu'est-ce qui
ressemble plus à un concert d'ABBEY ROAD qu'un concert des
Beatles (ou vice-versa, peut-être) ? C'est la raison qui
motive sans doute la présence d'un public parmi lequel, il est à parier, aucun
n'a vu davantage les vrais Fab Four sur une quelconque scène que le
grand Jacques sur celle que foulent précisément ce soir nos faux
Liverpooliens.


Il n'est pas facile de réinventer les Beatles chaque soir, mais c'est un
exploit que réalise manifestement ABBEY ROAD en redonnant à
chaque fois corps et vie (et âme) à des airs pourtant délavés par tant de
passages en machine. A coups de Vizirette et d'autres enzymes plus ou
moins gloutons, les couleurs des Beatles semblent presque retrouver plus
d'éclat à chaque lavage, et la densité de la texture des tissus est comme plus
vive après chaque essorage. C'est sans doute ça l'effet ABBEY
ROAD : ravive les couleurs, retend les tissus, et pour un blanc
plus blanc que blanc (comme l'album du même nom, for sure...). Le prochain
concert d'ABBEY ROAD confirmera sans doute le constat que le
calcaire est moins résistant qu'une Gibson rouge, qu'un programme à ultra-haute
température n'est possible qu'avec un solide Marshall et qu'il y a tambour et
tambour. Ou quand poudre à canon et poudre à lessiver ne sont en tous cas pas
poudre aux yeux. it's been a hard day's night...



Tag - Pire Alain
samedi 21 mai 2011
ABBEY ROAD - 21 mai 2011 - Bastogne
Par "All the World is a Stage" le samedi 21 mai 2011, 22:14
jeudi 17 février 2011
SUBSTITUTE - 17 février 2011 - Verviers
Par "All the World is a Stage" le jeudi 17 février 2011, 11:00

Dans la déjà courte histoire du band, 3ème montée sur les planches
pour SUBSTITUTE... qui manque bien de les briser à l'instar de
l'Alain "Pete" qui explose en fin de set sa guitare sur la dite scène : un
grand moment d'énergie et de show pure rock'n'roll qui clôture un set
des plus chauds. Oufti mazette !

Le public venu en nombre au Spirit ne s'y est pas trompé : et
c'est au contraire en fermant les yeux qu'on se tromperait ! C'est en
effet une belle et vilaine claque totalement WHO que nous
assènent les Marshall poussés dans le rouge pour l'occasion. Back to the
future : certes, un tribute band reste toujours une copie, mais
on sait aujourd'hui que les copies couleurs ont parfois un meilleur rendu et
plus encore de relief que l'original en noir & blanc. Et les meilleurs
contrefacteurs trompent parfois le plus fin des experts...


Le contrefacteur sonne toujours quatre trois fois, avec
SUBSTITUTE: un set en deux parties, un rappel puis un second.
Avec une saveur surannée et old fashioned à la manière de la madeleine
de Proust, qui me replonge en plein coeur d'une belle soirée où il m'a été
donné en son temps de voir les WHO sur la scène de Forest
National. Je peux désormais écrire que je viens de les voir une seconde fois,
ce soir à Verviers...




samedi 6 novembre 2010
Michel Drucker Exp. - 6 nov. 2010 - Havelange
Par "All the World is a Stage" le samedi 6 novembre 2010, 12:54

Avec une setlist fort semblable à la dernière prestation namuroise et donc un
peu de Huy ! à la clé, moments de grande jouissance encore ce
soir. Quelques beaux et longs dérapages d'une Gibson dont le rouge, dans la
pénombre des lieux, tourne au noir comme les braises rougeoyantes virent en
cendres lorsqu'elles ont tout donné. Et une rythmique complice qui marie quatre
cordes et deux baguettes, comme si elles articulaient un pantin guitariste dans
le décor de Guignol. Cependant, assister à un concert sans appareil photo
(...après avoir crashé le mien chez les Ruskovs la semaine
dernière...) c'est un peu comme se retrouver sur la mainstage du Sziget et
jouer unplugged : ça ne le fait pas ! C'est par contre
l'occasion d'apprécier différemment la pulsion tribale d'une
prestation de haute tenue, sans se soucier d'un cadrage tip-top ou du réglage
au poil d'une luminosité par ailleurs trop faible ce soir pour travailler
correctement de l'objectif comme d'autres travaillent du chapeau. Dommage
néanmoins que l'acoustique des lieux ne se prête pas de manière optimale ce
soir aux sonorités de Michel Drucker Experience - à moins
qu'il ne s'agisse d'une balance par trop délicate à toiletter avec ces baies
vitrées qui en ont entendu de belles...? Rideau, Maestro, ou plutôt
stores...

Une vidéo de consolation, tournée au Sziget afin de boucler ce billet comme on
l'a commencé. Non, ce n'est pas MDE en Hongrie, l'année
prochaine peut-être ? Toujours enlever sa cravate avant un petit stage
diving : à copier-coller dans votre navigateur
http://www.youtube.com/user/Tensities10Cities#p/u/1/8XgQrwwgjTM
samedi 18 septembre 2010
MICHEL DRUCKER EXP. - 18 sept. 2010 - Namur
Par "All the World is a Stage" le samedi 18 septembre 2010, 16:03

Un gaucher qui fait vêler sa Gibson en dérapage contrôlé le jour
anniversaire des 40 ans de la disparition de Jimi, c'est-y pas un signe ça ?!
Certes, il devait y avoir davantage de monde aux funérailles du génie de
l'Experience que devant la scène sur laquelle se produisait un(e)
autre Experience, mais bon si l'on compte toute la foule présente aux
Wallos 2010 ce samedi soir, on ne doit pas être loin du compte. Et à
propos de décompte final, le feu d'artifice illuminant le ciel namurois à peine
terminé, c'est un autre qui débute sur les planches. Soirée pyrotechnie - et
avec MICHEL DRUCKER EXPERIENCE on commence avec le bouquet
final, manière d'enchaîner avec ce qu'il y avait dans le ciel et de donner
directos le tempo avec une longuissime version pour le moins électrique de
Syd Barret. Ou comment procurer 11 minutes de bonheur avec 10 cordes
et 2 baguettes - et quelques autres fioritures et mètres de câble, je vous le
concède.


Pour le reste, un zeste de Huy ! un soupçon de Rolling
Stones, une pincée de Beatles et une bonne grosse
marmite de Michel Drucker Experience pour ceux qui ne sont pas
tombés dedans petits. Chaudron duquel sont extraits une bonne heure durant des
master-pieces de leurs 3 CD qui restent, décidément, une référence en la
matière. J'entends déjà les "En quelle matière ?" qui résonnent au
loin comme de vieilles casseroles que certains traînent alors que d'autres les
remplissent de fleurs et d'encens. En LA matière. Et il n'y en a qu'une - sinon
on dirait "les matières". CQFD - et comme MICHEL DRUCKER
EXPERIENCE n'a plus rien à démontrer, nous en resterons par conséquent
là. Il n'en demeure pas moins qu'il manque toujours une petite voix féminine
qui, pour moi, donnait naguère à MDE la petite touche sexy que
les trois (beaux ?!) mâles ne peuvent fournir - et je ne parle pas uniquement
des vocals ! Mais bon, même les plus beaux ne peuvent donner que
ce qu'ils (s)ont...


samedi 6 mars 2010
Michel Drucker Experience - 6.03.2010 - Fontaine
Par "All the World is a Stage" le samedi 6 mars 2010, 21:11

MDE étrenne son nouveau batteur tout fraichement arrivé (1er
concert !): pour un coup d'essai, c'est un coup de maître. Même si le Maître
trouvera sans doute certainement toujours à redire... Entourée de deux gauchers
et de 10 cordes, la batterie se détache sur fond d'images psychédéliques
projetées au mur tandis que le jeu du trio est rehaussé de samples
donnant aux instruments live toute la consistance nécessaire pour
reproduire la richesse de la production studio. Voilà pour les côtés visuel et
sonore qui dimensionnent ce concert de manière inversement proportionnelle à la
taille de cette salle intimiste de la banlieue carolo. Une Gibson toujours
aussi rugueuse qu'aérienne selon la tonalité du morceau et l'ambiance à y
insuffler, une basse bien ronronnante qui porte et soutient des compositions
autant légères que complexes et poétiques - en ce compris quelques surprises
estampillées Huy!. Et cet incontournable cargaison de
sonorités tantôt psychés tantôt rock'n'roll (joli, le doigté des pédales
maniées manuellement !) qui donnent à MDE ce faux air de
chanson française alors que nous sommes au contraire dans une tout autre
dimension. Celle qui permet de ne pas embrigader ni enfermer Michel
Drucker Experience dans un quelconque concept affublé d'une étiquette
ou d'un style, et qui dénaturerait l'Experience sans nul(le) autre
pareil(le). C'est d'ailleurs sans doute ça qui fait qu'on se retrouve être le
temps d'une soirée quelque part comme des aimants entre la voie lactée et le
centre du monde, hypnotisés par la chatoyance de ces étoffes aux reflets
moirés... En musique et en textes, le plus bel hommage qui soit à la l'ère
psychédélique: il y a pire, Alain.


dimanche 2 août 2009
MICHEL DRUCKER EXP. - 1 août 2009 - St-Hubert
Par "All the World is a Stage" le dimanche 2 août 2009, 12:53
Photos
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Aaargh! cette intro qui prend les tripes avec cette seule Gibson accompagnant
un quasi a cappella des Fleurs & l'Encens avant que la rythmique
n'arrive progressivement sur scène...! Mais à l'instar des trois mousquetaires
qui étaient quatre et de la Sainte Trinité qui comporterait bien elle aussi un
élément supplémentaire, Michel Drucker Experience n'aligne
étrangement qu'un (power?) trio sur la scène de ce BorqTour Festival
2009. MDE sans voix féminine, c'est un peu comme un steak végétarien: ça
reste un steak mais ça pourrait manquer un peu de bidoche pour peu qu'on soit
carnassier invétéré. Ou, pour être moins trivial et plus en phase, c'est comme
une gratte qui n'a que 5 cordes au lieu de 6: il y a quelque chose qui manque,
mais ça n'empêche pas de s'en sortir haut la main quand on est à la hauteur.
Bon, Saint-Hubert n'est certes pas Woodstock et les barrières Nadar au-devant
de la scène borquine n'ont pas souffert le martyr, il n'empêche que si les
pavés de la place des Tilleuls n'ont pas volé ils n'en ont pas moins dégusté
des décibels. Car là, il n'y a pas à ch... mais la sono était parfaite en
qualité et en quantité - de quoi donner à MDE toute la consistance, la rondeur
l'ampleur et l'amplitude que les compos méritent. Et de quoi compenser la
féminine absence. Quand on affirme que ce n'est pas la destination qui compte
mais bien Le Grand Voyage , tout est dit. Dixi.


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mardi 21 juillet 2009
FRANCOFOLIES - 21 juillet 2009 - Spa.
Par "All the World is a Stage" le mardi 21 juillet 2009, 19:31

Qu'il est ingrat d'ouvrir un festival en début d'après-midi devant un parterre
plus que clairsemé et atomisé par un soleil de plomb - et pour certains par
quatre jours de festivités déjà. DA HUSH s'en sort pourtant
bien en nous offrant un surprenant alliage pop-rock-blues assez hétéroclite
tantôt en français tantôt en anglais. Si le répertoire et la recette n'étaient
pas si (trop?) diversifiés, je me dirais avoir Lush Connie en
face de moi, version belge et un cran en-dessous. ROSCOE, plus
rageur et plus couillu, secoue davantage le public sensiblement
différent de la scène voisine. Et ça (me) fait du bien.

Un peu plus d'affluence à 14h15 pour les trois quarts d'heure du set de
MICHEL DRUCKER EXPERIENCE sur la grande scène - ou comment
faire admirablement gémir une Gibson rouge-sang sans en avoir l'air, sur des
airs à l'apparence innocente et à l'apparente innocence. Morceaux parfois
énergiques à la saveur psychédélique sixties, morceaux parfois plus
atmosphériques et hors formats (sic) sous-tendus par une construction
et une architecture des plus complexes, morceaux tantôt force tantôt douceur.
Michel Drucker Experience, c'est original dans le sens de pas banal. Cool sur
CD, full on stage: qu'elle est douce et mélancolique la plainte de la Gibson le
soir au fond des bois....
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Les canadziens de KARKWA sont mon dernier set de
l'après-midi mais ne réussissent pas à me convaincre de poursuivre la journée
dans le village Francofou. Direction donc Neufchâteau pour d'autres
décibels: ceux de Why Not...
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