All The World Is A Stage - Chap. 1 : * The Vintage Years : 1978 - 2011 *

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi 21 mai 2011

ABBEY ROAD - 21 mai 2011 - Bastogne

Abbey_Road_Affiche_21.05.2011.JPG

Intensities-in-two-cities : de retour dare-dare du concert du/de/des G4 à Bertrix (voir par ailleurs) pour rejoindre Bastogne, c'est de justesse que cette review du set d'ABBEY ROAD figure donc ici : it's been a hard day's night. Merci d'ailleurs, Docteur, d'annoncer au micro de manière un rien ostentatoire l'arrivée (pourtant discrète) d'Intensities-in-tens-cities sur la scène de crime... Certains doivent encore probablement tenter de déchiffrer la teneur de cette annonce pour le moins subliminale. More serious, qu'est-ce qui ressemble plus à un concert d'ABBEY ROAD qu'un concert des Beatles (ou vice-versa, peut-être) ? C'est la raison qui motive sans doute la présence d'un public parmi lequel, il est à parier, aucun n'a vu davantage les vrais Fab Four sur une quelconque scène que le grand Jacques sur celle que foulent précisément ce soir nos faux Liverpooliens.

Abbey_Road_05-2011_0002.JPG Abbey_Road_05-2011_0072.JPG Abbey_Road_05-2011_0087.JPG Abbey_Road_05-2011_0025.JPG
Abbey_Road_05-2011_0035.JPG Abbey_Road_05-2011_0049.JPG Abbey_Road_05-2011_0058.JPG Abbey_Road_05-2011_0059.JPG

Il n'est pas facile de réinventer les Beatles chaque soir, mais c'est un exploit que réalise manifestement ABBEY ROAD en redonnant à chaque fois corps et vie (et âme) à des airs pourtant délavés par tant de passages en machine. A coups de Vizirette et d'autres enzymes plus ou moins gloutons, les couleurs des Beatles semblent presque retrouver plus d'éclat à chaque lavage, et la densité de la texture des tissus est comme plus vive après chaque essorage. C'est sans doute ça l'effet ABBEY ROAD : ravive les couleurs, retend les tissus, et pour un blanc plus blanc que blanc (comme l'album du même nom, for sure...). Le prochain concert d'ABBEY ROAD confirmera sans doute le constat que le calcaire est moins résistant qu'une Gibson rouge, qu'un programme à ultra-haute température n'est possible qu'avec un solide Marshall et qu'il y a tambour et tambour. Ou quand poudre à canon et poudre à lessiver ne sont en tous cas pas poudre aux yeux. it's been a hard day's night...

Abbey_Road_05-2011_0067.JPG
Abbey_Road_05-2011_0074.JPG Abbey_Road_05-2011_0063.JPG Abbey_Road_05-2011_0067.JPG Abbey_Road_05-2011_0078.JPG Abbey_Road_05-2011_0076.JPG
Abbey_Road_05-2011_0088.JPG Abbey_Road_05-2011_0097.JPG Abbey_Road_05-2011_0098.JPG Abbey_Road_05-2011_0104.JPG Abbey_Road_05-2011_0089.JPG

jeudi 17 février 2011

SUBSTITUTE - 17 février 2011 - Verviers

Substitute.jpg

Dans la déjà courte histoire du band, 3ème montée sur les planches pour SUBSTITUTE... qui manque bien de les briser à l'instar de l'Alain "Pete" qui explose en fin de set sa guitare sur la dite scène : un grand moment d'énergie et de show pure rock'n'roll qui clôture un set des plus chauds. Oufti mazette !

Substitute_02-2011_0091.JPG
Le public venu en nombre au Spirit ne s'y est pas trompé : et c'est au contraire en fermant les yeux qu'on se tromperait ! C'est en effet une belle et vilaine claque totalement WHO que nous assènent les Marshall poussés dans le rouge pour l'occasion. Back to the future : certes, un tribute band reste toujours une copie, mais on sait aujourd'hui que les copies couleurs ont parfois un meilleur rendu et plus encore de relief que l'original en noir & blanc. Et les meilleurs contrefacteurs trompent parfois le plus fin des experts...

Substitute_02-2011_0005.JPG Substitute_02-2011_0022.JPG Substitute_02-2011_0026.JPG Substitute_02-2011_0047.JPG Substitute_02-2011_0021.JPG
Substitute_02-2011_0027.JPG Substitute_02-2011_0052.JPG Substitute_02-2011_0051.JPG Substitute_02-2011_0102.JPG Substitute_02-2011_0105.JPG

Le contrefacteur sonne toujours quatre trois fois, avec SUBSTITUTE: un set en deux parties, un rappel puis un second. Avec une saveur surannée et old fashioned à la manière de la madeleine de Proust, qui me replonge en plein coeur d'une belle soirée où il m'a été donné en son temps de voir les WHO sur la scène de Forest National. Je peux désormais écrire que je viens de les voir une seconde fois, ce soir à Verviers...

Substitute_02-2011_0013.JPG Substitute_02-2011_0014.JPG Substitute_02-2011_0044.JPG Substitute_02-2011_0049.JPG
Substitute_02-2011_0063.JPG Substitute_02-2011_0065.JPG Substitute_02-2011_0073.JPG Substitute_02-2011_0015.JPG
Substitute_02-2011_0111.JPG Substitute_02-2011_0084.JPG Substitute_02-2011_0087.JPG Substitute_02-2011_0089.JPG
Substitute_02-2011_0121.JPG

samedi 6 novembre 2010

Michel Drucker Exp. - 6 nov. 2010 - Havelange

MDE_Havelange_06.11.2010.JPG
Avec une setlist fort semblable à la dernière prestation namuroise et donc un peu de Huy ! à la clé, moments de grande jouissance encore ce soir. Quelques beaux et longs dérapages d'une Gibson dont le rouge, dans la pénombre des lieux, tourne au noir comme les braises rougeoyantes virent en cendres lorsqu'elles ont tout donné. Et une rythmique complice qui marie quatre cordes et deux baguettes, comme si elles articulaient un pantin guitariste dans le décor de Guignol. Cependant, assister à un concert sans appareil photo (...après avoir crashé le mien chez les Ruskovs la semaine dernière...) c'est un peu comme se retrouver sur la mainstage du Sziget et jouer unplugged : ça ne le fait pas ! C'est par contre l'occasion d'apprécier différemment la pulsion tribale d'une prestation de haute tenue, sans se soucier d'un cadrage tip-top ou du réglage au poil d'une luminosité par ailleurs trop faible ce soir pour travailler correctement de l'objectif comme d'autres travaillent du chapeau. Dommage néanmoins que l'acoustique des lieux ne se prête pas de manière optimale ce soir aux sonorités de Michel Drucker Experience - à moins qu'il ne s'agisse d'une balance par trop délicate à toiletter avec ces baies vitrées qui en ont entendu de belles...? Rideau, Maestro, ou plutôt stores...
MDE_Havelange_SetList_11-2010.JPG
Une vidéo de consolation, tournée au Sziget afin de boucler ce billet comme on l'a commencé. Non, ce n'est pas MDE en Hongrie, l'année prochaine peut-être ? Toujours enlever sa cravate avant un petit stage diving : à copier-coller dans votre navigateur http://www.youtube.com/user/Tensities10Cities#p/u/1/8XgQrwwgjTM

samedi 18 septembre 2010

MICHEL DRUCKER EXP. - 18 sept. 2010 - Namur

Wallos_Namur_2010.jpg
Un gaucher qui fait vêler sa Gibson en dérapage contrôlé le jour anniversaire des 40 ans de la disparition de Jimi, c'est-y pas un signe ça ?! Certes, il devait y avoir davantage de monde aux funérailles du génie de l'Experience que devant la scène sur laquelle se produisait un(e) autre Experience, mais bon si l'on compte toute la foule présente aux Wallos 2010 ce samedi soir, on ne doit pas être loin du compte. Et à propos de décompte final, le feu d'artifice illuminant le ciel namurois à peine terminé, c'est un autre qui débute sur les planches. Soirée pyrotechnie - et avec MICHEL DRUCKER EXPERIENCE on commence avec le bouquet final, manière d'enchaîner avec ce qu'il y avait dans le ciel et de donner directos le tempo avec une longuissime version pour le moins électrique de Syd Barret. Ou comment procurer 11 minutes de bonheur avec 10 cordes et 2 baguettes - et quelques autres fioritures et mètres de câble, je vous le concède.

MDE_Wallos_09-2010_0001.JPG MDE_Wallos_09-2010_0011.JPG MDE_Wallos_09-2010_0041.JPG MDE_Wallos_09-2010_0089.JPG
MDE_Wallos_09-2010_0044.JPG MDE_Wallos_09-2010_0069.JPG MDE_Wallos_09-2010_0151.JPG MDE_Wallos_09-2010_0120.JPG

Pour le reste, un zeste de Huy ! un soupçon de Rolling Stones, une pincée de Beatles et une bonne grosse marmite de Michel Drucker Experience pour ceux qui ne sont pas tombés dedans petits. Chaudron duquel sont extraits une bonne heure durant des master-pieces de leurs 3 CD qui restent, décidément, une référence en la matière. J'entends déjà les "En quelle matière ?" qui résonnent au loin comme de vieilles casseroles que certains traînent alors que d'autres les remplissent de fleurs et d'encens. En LA matière. Et il n'y en a qu'une - sinon on dirait "les matières". CQFD - et comme MICHEL DRUCKER EXPERIENCE n'a plus rien à démontrer, nous en resterons par conséquent là. Il n'en demeure pas moins qu'il manque toujours une petite voix féminine qui, pour moi, donnait naguère à MDE la petite touche sexy que les trois (beaux ?!) mâles ne peuvent fournir - et je ne parle pas uniquement des vocals ! Mais bon, même les plus beaux ne peuvent donner que ce qu'ils (s)ont...

MDE_Wallos_09-2010_0026.JPG MDE_Wallos_09-2010_0146.JPG MDE_Wallos_09-2010_0082.JPG MDE_Wallos_09-2010_0142.JPG
MDE_Wallos_09-2010_0091.JPG MDE_Wallos_09-2010_0105.JPG MDE_Wallos_09-2010_0118.JPG MDE_Wallos_09-2010_0126.JPG

samedi 6 mars 2010

Michel Drucker Experience - 6.03.2010 - Fontaine

Affiche_MDE_FontaineLEveque_6mars2010.jpg
MDE étrenne son nouveau batteur tout fraichement arrivé (1er concert !): pour un coup d'essai, c'est un coup de maître. Même si le Maître trouvera sans doute certainement toujours à redire... Entourée de deux gauchers et de 10 cordes, la batterie se détache sur fond d'images psychédéliques projetées au mur tandis que le jeu du trio est rehaussé de samples donnant aux instruments live toute la consistance nécessaire pour reproduire la richesse de la production studio. Voilà pour les côtés visuel et sonore qui dimensionnent ce concert de manière inversement proportionnelle à la taille de cette salle intimiste de la banlieue carolo. Une Gibson toujours aussi rugueuse qu'aérienne selon la tonalité du morceau et l'ambiance à y insuffler, une basse bien ronronnante qui porte et soutient des compositions autant légères que complexes et poétiques - en ce compris quelques surprises estampillées Huy!. Et cet incontournable cargaison de sonorités tantôt psychés tantôt rock'n'roll (joli, le doigté des pédales maniées manuellement !) qui donnent à MDE ce faux air de chanson française alors que nous sommes au contraire dans une tout autre dimension. Celle qui permet de ne pas embrigader ni enfermer Michel Drucker Experience dans un quelconque concept affublé d'une étiquette ou d'un style, et qui dénaturerait l'Experience sans nul(le) autre pareil(le). C'est d'ailleurs sans doute ça qui fait qu'on se retrouve être le temps d'une soirée quelque part comme des aimants entre la voie lactée et le centre du monde, hypnotisés par la chatoyance de ces étoffes aux reflets moirés... En musique et en textes, le plus bel hommage qui soit à la l'ère psychédélique: il y a pire, Alain.

MDE_06-03-2010_0001.JPG MDE_06-03-2010_0002.JPG MDE_06-03-2010_0004.JPG MDE_06-03-2010_0003.JPG
MDE_06-03-2010_0005.JPG MDE_06-03-2010_0006.JPG MDE_06-03-2010_0007.JPG MDE_06-03-2010_0008.JPG

dimanche 2 août 2009

MICHEL DRUCKER EXP. - 1 août 2009 - St-Hubert

Michel_Drucker_Experience_Saint-Hubert_01.08.2009__078.jpgPhotos (C) - Use only with mention of www.intensities-in-tens-cities.eu
Aaargh! cette intro qui prend les tripes avec cette seule Gibson accompagnant un quasi a cappella des Fleurs & l'Encens avant que la rythmique n'arrive progressivement sur scène...! Mais à l'instar des trois mousquetaires qui étaient quatre et de la Sainte Trinité qui comporterait bien elle aussi un élément supplémentaire, Michel Drucker Experience n'aligne étrangement qu'un (power?) trio sur la scène de ce BorqTour Festival 2009. MDE sans voix féminine, c'est un peu comme un steak végétarien: ça reste un steak mais ça pourrait manquer un peu de bidoche pour peu qu'on soit carnassier invétéré. Ou, pour être moins trivial et plus en phase, c'est comme une gratte qui n'a que 5 cordes au lieu de 6: il y a quelque chose qui manque, mais ça n'empêche pas de s'en sortir haut la main quand on est à la hauteur. Bon, Saint-Hubert n'est certes pas Woodstock et les barrières Nadar au-devant de la scène borquine n'ont pas souffert le martyr, il n'empêche que si les pavés de la place des Tilleuls n'ont pas volé ils n'en ont pas moins dégusté des décibels. Car là, il n'y a pas à ch... mais la sono était parfaite en qualité et en quantité - de quoi donner à MDE toute la consistance, la rondeur l'ampleur et l'amplitude que les compos méritent. Et de quoi compenser la féminine absence. Quand on affirme que ce n'est pas la destination qui compte mais bien Le Grand Voyage , tout est dit. Dixi.

Michel_Drucker_Experience_Saint-Hubert_01.08.2009__128.jpg Michel_Drucker_Experience_Saint-Hubert_01.08.2009__125.jpg Michel_Drucker_Experience_Saint-Hubert_01.08.2009__146.jpg Michel_Drucker_Experience_Saint-Hubert_01.08.2009__137.JPG
Michel_Drucker_Experience_Saint-Hubert_01.08.2009__108.jpg Michel_Drucker_Experience_Saint-Hubert_01.08.2009__107.jpg Michel_Drucker_Experience_Saint-Hubert_01.08.2009__122.jpg Michel_Drucker_Experience_Saint-Hubert_01.08.2009__105.jpg
Photos (C) - Use only with mention of www.intensities-in-tens-cities.eu
Michel_Drucker_Experience_Saint-Hubert_01.08.2009__080.jpg Michel_Drucker_Experience_Saint-Hubert_01.08.2009__056.jpg Michel_Drucker_Experience_Saint-Hubert_01.08.2009__068.jpg Michel_Drucker_Experience_Saint-Hubert_01.08.2009__052.jpg
Michel_Drucker_Experience_Saint-Hubert_01.08.2009__031.jpg Michel_Drucker_Experience_Saint-Hubert_01.08.2009__026.jpg Michel_Drucker_Experience_Saint-Hubert_01.08.2009__021.jpg Michel_Drucker_Experience_Saint-Hubert_01.08.2009__012.jpg

mardi 21 juillet 2009

FRANCOFOLIES - 21 juillet 2009 - Spa.

MichDruckExp_210709_0001.jpg
Qu'il est ingrat d'ouvrir un festival en début d'après-midi devant un parterre plus que clairsemé et atomisé par un soleil de plomb - et pour certains par quatre jours de festivités déjà. DA HUSH s'en sort pourtant bien en nous offrant un surprenant alliage pop-rock-blues assez hétéroclite tantôt en français tantôt en anglais. Si le répertoire et la recette n'étaient pas si (trop?) diversifiés, je me dirais avoir Lush Connie en face de moi, version belge et un cran en-dessous. ROSCOE, plus rageur et plus couillu, secoue davantage le public sensiblement différent de la scène voisine. Et ça (me) fait du bien.

MichDruckExp_210709_0002.jpg MichDruckExp_210709_0004.jpg MichDruckExp_210709_0003.jpg MichDruckExp_210709_0005.jpg

Un peu plus d'affluence à 14h15 pour les trois quarts d'heure du set de MICHEL DRUCKER EXPERIENCE sur la grande scène - ou comment faire admirablement gémir une Gibson rouge-sang sans en avoir l'air, sur des airs à l'apparence innocente et à l'apparente innocence. Morceaux parfois énergiques à la saveur psychédélique sixties, morceaux parfois plus atmosphériques et hors formats (sic) sous-tendus par une construction et une architecture des plus complexes, morceaux tantôt force tantôt douceur. Michel Drucker Experience, c'est original dans le sens de pas banal. Cool sur CD, full on stage: qu'elle est douce et mélancolique la plainte de la Gibson le soir au fond des bois....

MichDruckExp_210709_0010.jpgPhotos (C) - Use only with mention of www.intensities-in-tens-cities.eu
MichDruckExp_210709_0006.jpg MichDruckExp_210709_0007.jpg MichDruckExp_210709_0008.jpg MichDruckExp_210709_0013.jpg
MichDruckExp_210709_0009.jpg MichDruckExp_210709_0011.jpg MichDruckExp_210709_0012.jpg MichDruckExp_210709_0015.jpg
Photos (C) - Use only with mention of www.intensities-in-tens-cities.eu
MichDruckExp_210709_0014.jpg MichDruckExp_210709_0016.jpg MichDruckExp_210709_0018.jpg MichDruckExp_210709_0017.jpg
MichDruckExp_210709_0020.jpg MichDruckExp_210709_0022.jpg MichDruckExp_210709_0021.jpg MichDruckExp_210709_0023.jpg

Les canadziens de KARKWA sont mon dernier set de l'après-midi mais ne réussissent pas à me convaincre de poursuivre la journée dans le village Francofou. Direction donc Neufchâteau pour d'autres décibels: ceux de Why Not...

- page 1 de 3