
Disons-le d'emblée de jeu et même d'entrée tout court : le set
d'IGGY POP & The STOOGES dans les Ardennes Françaises ne
me transcende pas outre mesure ce soir. Me déçoit même un peu, avoue-je. Une
set-list assez mièvre - du moins au regard des pépites qui constituent son
patrimoine (bientôt reconnu par l'UNESCO) - un light show peu éloquent et ne
mettant guère en valeur le monstre présent sur scène en contre-jour
permanent ; septante minutes seulement de show ni plus ni moins,
respectant cependant à la minute près (!) le timing-horaire précis du festival.
En conclusion, un Iguane moyennement fidèle à lui-même. Et qui nous
gratifie d'une provocante grimace au moment de quitter les feux de la rampe,
comme pour me narguer davantage encore, tirant la langue à un public qui semble
pourtant majoritairement ravi et conquis. Iggy pas vraiment
fidèle à lui-même d'un côté, mais parfaitement Iguane de l'autre.



Le show de ce soir est de loin le moins explosif, le moins transcendant de mes
précédentes expériences Iggy Popiennes. Sans doute l'impression
est-elle différente pour celles & ceux qui découvrent ce soir pour la toute
première fois la Bête. Boitillant et claudiquant,
Iggy quitte la scène après s'être pourtant tortillé et
déhanché une bonne heure durant. S'est-il déboîté une hanche (vraie ou fausse)
durant son set ? A moins que cette douleur ne soit déjà présente d'emblée
de jeu (ou d'entrée tout court), ce qui pourrait - partiellement - expliquer
cette prestation toute moyenne. Sacré Iggy, va : tu n'as
plus mon âge, et moi pas encore le tien : n'oublie donc pas de me le
rappeler le moment venu que toi au moins tu es arrivé à passer le cap des 60
berges...

L'éco & territoire Festival Cabaret Vert, ce sont 50.000 personnes
en trois jours à l'entrée, et 49.999 à la sortie : c'est pas le
Pukkelpop, mais la série noire et meurtrière des festivals
d'août 2011 semble continuer. Si la seconde grosse pointure de ce vendredi est
pour moi HATEBREED - ou plutôt la première, dans l'ordre de
passage voulu par la programmation - l'effet dévastateur attendu est bien, très
bien présent. Une sono monstrueusement forte mais pure comme il n'est Dieu pas
possible (... et de loin supérieure à celle d'Iggy...), quelques mosh
par-ci par-là pour égayer le gentil peuple qui a fait le déplacement sur la
plaine Bayard, et un set destructif et destructeur à la hauteur de ces sales
gamins new-yorkais qu'ils sont.




HATEBREED, c'est 100% maximum volume pour 100% maximum power.
Pas de fioriture, pas de compromis ni de compromissions pour un max de
destruction. Pas de garniture ni de cerise sur le gâteau. Pas de gâteau non
plus : seulement un pain. Mais un pain de dynamite et de TNT
hardcore.


Mais le Festival Cabaret Vert, ce n'est pas
qu'Iggy et Hatebreed cette année qui trônent
pourtant en tête de l'affiche. Ce sont également ce vendredi quelques autres
rockers (?!) qui occupent les deux scènes en ce triste après-midi automnal
d'août. Notamment This Is Not Hollywood, du rock français en
anglais tout ce qu'il y a de plus rock français en anglais, et The
WOMBATS : un trio mainstream en direct de Liverpool qui tente de
faire tantôt son méchant Oasis, tantôt son gentil
Greenday. De la pop accrocheuse aux accents de dancefloor pour
jeunes adolescentes pré-pubères. Les autralopithèques - pardon:
australo-américains - de The DEATH SET nous pondent quant à
eux un cocasse mixte entre les Beastie Boys et
Cheaptrick dans un joyeuse cacophonie / euphorie. Passons
rapidement sur The DO qui ne nous offrent qu'une bonne
chose : l'occasion d'aller casser la croûte en attendant
Iggy que nous fait péniblement patienter ATARI TEENAGE
RIOT : l'adolescence creuse dans toute son horreur électro et
(soit disant) punk. Bassland. Bref, une programmation bien trop éclectique pour
combler le rocker moyen qui sommeil en chacun de nous.
HATEBREED a allumé un feu en fin d'après-midi que, somme
toute, bien peu ont été en mesure d'entretenir par la suite. Merci, les
New-Yorkais pour cette salutaire claque ! Sûr que Suicidal
Tendencies et The Bellrays prendront la relève demain
(malheureusement sans moi...). Et merci aux organisateurs de ce Cabaret
Vert Eco Festival Rock & Territoire pour cette initiative se
rapprochant à cet égard en bien des aspects du Sziget Festival - à
l'échelle 1/100 bien entendu. Reste que le caractère par trop hétéroclite de
cette programmation - son point fort - risque bien d'être un jour son véritable
point faible : on meurt toujours par où on a péché...



Tag - Pop Iggy
vendredi 26 août 2011
Festival Cabaret Vert (feat. IGGY POP, HATEBREED,...) - 26 août 2011 - Charleville-Mézières
Par "All the World is a Stage" le vendredi 26 août 2011, 23:10
jeudi 2 décembre 1999
Iggy POP - 2 décembre 1999 - Bruxelles
Par "All the World is a Stage" le jeudi 2 décembre 1999, 21:29

Mon concert de l’année, sans l’ombre d’une hésitation, sans l’ombre d’un doute.
Iggy en toute grande forme dans une Ancienne Belgique chaude au possible. Le
concert débute par la plage ouvrant son dernier opus « Avenue B », chantée
par Iggy a capella assis en tailleur sur la scène, dos au
public : le crooner de derrière les fagots ne va pas tarder ensuite à
enflammer l’AB avec son band de killers derrière lui qui n’a
strictement rien à envier aux Stoogges. L’Iguane bondit de gauche à droite,
grimpe sur les structures tubulaires soutenant la machinerie, se suspend aux
enceintes les jambes ballantes dans le vide au-dessus du public... Tout y
passe, de ses classiques au dernier album qui est une perle en soi. J’ai
longtemps affirmé que ce concert figurait dans mon top 10 et je continue à
l’affirmer. Pour ceux qui ne savent qui est Iggy, pour celles qui ne peuvent
imaginer que ce corps est bien réel, pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un
show de l’Iguane, le concert est par bonheur filmé et un dvd sort quelques
années plus tard : « Live at the Avenue B » (AB pour
Ancienne Belgique comme pour Avenue B – le titre donc de son dernier CD).
Detroit, la Motor City, a bel et bien accouché de véritables monstres,
bêtes de scène : Iggy, Alice et Ted. Merci Monsieur Ford…


dimanche 6 novembre 1988
Iggy POP - 6 novembre 1988 - Deinze
Par "All the World is a Stage" le dimanche 6 novembre 1988, 19:49

6 novembre : anniversaire de ma grande-sœur que j’emmène pour l’occasion
(re)voir l’Iuane à Deinze. Sauf erreur de ma part, ma première et
dernière venue dans cette salle, et dans ce bled. Un moment fort qui reste
gravé : le quart d’heure précédent l’entrée sur scène d’Iggy, toutes
lumières éteintes, la sono crachant une musique hypnotique au possible sur un
beat binaire composé principalement de percussions et d’autres sons hybrides,
qui pour peu mettraient toute l’assemblée dans une transe pas possible !
L’arrivée d’Iggy sur scène est presqu’une délivrance – c’est dire… !! La Bête
est lâchée: il n'y a plus qu'un pantin électrique désarticulé qui attire tous
les regards... La mention manuscrite CrazyHead que j'appose
sur le ticket d’entrée signifie qu'à l’époque déjà je me disais qu’il serait de
bon ton que je me souvienne plus tard du nom du band qui
ouvrait...!
dimanche 5 juillet 1987
TORHOUT WERCHTER - 5 juillet 1987 - Werchter
Par "All the World is a Stage" le dimanche 5 juillet 1987, 22:34

Torhout-Werchter 1987 : quelques dizaines de milliers de bestiaux et moi
et moi ruminent et broutent ce qu’il reste d’herbe dans la plaine de Werchter
(et je ne parle pas de celle qui se fume…). L’affiche est encore une fois très
(trop ?) éclectique sous le soleil exactement : Julian
COPE (bof), The TRIFFIDS (pfff), The
HOUSEMARTINS (hum) et – enfin ! – pour dérider la foule et
secouer tant les esprits que les corps, l’Iguane himself: Iggy
POP en chair et en os, au propre comme au figuré pour Ceux Qui Savent.
On m’avait prévenu, on m’avait prévenu, mais il n’empêche qu’il faut le voir
pour le croire – un grand, grand moment. Mais le soufflé retombe bien vite avec
ECHO & The BUNNYMEN qui enchaîne, pour remonter quelque
peu avec Chrisie et ses supers PRETENDERS. C’est l’époque de
gloire pour EURYTHMICS qui poursuit les hostilités – Who’s
that Girl ? a capella : quel souvenir ! – puis le moment vient
pour l’Archange de prendre possession des lieux et des cieux :
Peter GABRIEL sledgehammerise la plaine flamande…
mardi 1 janvier 1980
** LA BANDE ORIGINALE DE MA VIE... **
Par "All the World is a Stage" le mardi 1 janvier 1980, 21:55