All The World Is A Stage - Chap. 1 : * The Vintage Years : 1978 - 2011 *

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dimanche 29 mai 2011

An evening with RUSH - 29 mai 2011 - Frankfurt

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RUSH : 3 de 3. Front rows, stage right. Francfort semble avoir drainé 11.000 canadian maniacs des quatre coins de l'Europe. Probablement car ce concert est étrangement le seul show germanique de ce court European Tour Machine 2011 qui s'achève par ailleurs ce soir à la hussarde (teutonne) dans la fournaise de cette Festhalle rendue célèbre par le tournage de "R30" en 2004. Et tout comme RUSH, nous retrouvons cette superbe salle pour la quatrième fois également. Fournaise ou véritable étuve ? Il fait chaud-boulette sous le dôme de la halle, et cette moiteur suintante digne d'une baraque à frites semble décupler l'ardeur, la chaleur et l'impatience d'un public venu partager ce tour de force de plus de trois heures. Geddy et Alex incendient l'audience dès les premières notes qui déchirent la halle, tandis que Neil bucheronne ses peaux comme jamais. Le rouleau compresseur RUSH écrase avec légèreté, broie avec finesse, réduit délicatement en bouille et achève avec doigté les dernières réticences de celles et ceux qui auraient pu se tromper de spectacle en poussant la porte de ce thé dansant - ce n'est pas tous les jours qu'un concert débute à 18h30 pour se terminer plus de trois heures plus tard alors qu'il fait encore clair et chaud dehors. Le brulot intérieur semble avoir contaminé tout l'air ambiant de la ville-saucisse (de Francfort, bien sûr).

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Quelques syncopes et évacuations plus tard (pfff : pour une fois qu'un public largement féminin est de la partie), voilà-t-y pas que ces nymphettes tournent de l'oeil dans une étuve que les trois Canadiens n'ont pas particulièrement aidé à rafraîchir il est vrai. Alex a lui aussi laissé tombé la veste durant l'intermission - sans doute pour nous en mettre encore plein la vue à l'occasion de ce véritable bouquet final européen. Neil semble joyeux (...comme à chaque fin de tournée, pour qui le connait un peu...) et est gai tel un pinson qui sait qu'il va retrouver dans quelques heures sa couvée. Pour sa part, Geddy rayonne, satisfait du job en train d'être accompli. C'était le show parfait - le dernier de la tournée, celui qui délivre les corps et libère les esprits. Celui où l'on se permet tout, car il n'y a plus rien à prouver, plus rien à gagner, plus rien à perdre non plus: le bouquet final. Ce soir, tout le monde sent l'écurie - au propre comme au figuré et pas pour les mêmes raisons. Reste cependant en suspens une interrogation : alors qu'à chaque show Geddy annonce une set-list longue de milliers et de milliers de morceaux, un programme long de millions ou de dizaines de millions de titres, il annonce ce soir qu'ils en ont... six millions. Pas sept ni cinq, non : six millions. Pas dix mille ni trois cent mille. Non: juste six millions... Une de leur première venue dans cette Festhalle avait été l'occasion pour Geddy d'affirmer combien ils étaient tous trois impressionnés par le fait de se produire dans une salle qui avait une telle histoire et qui avait été le théâtre de tant de rassemblements dans un sombre passé germanique. Ce soir, probablement Geddy est-il le seul à savoir pourquoi c'est précisément six millions de morceaux que RUSH entend nous balancer en pleine figure lors de ce final. Lors de cette solution finale canadienne....

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La grande famille rushienne européenne était rassemblée ce soir a Frankfurt pour cette Machine à Remonter le Temps - des Français venus de France ou vivant sur place, des Hollandais croisés l'avant-veille à Rotterdam, des Belges familiers du Spirit, des Espagnols et des Italiens en-veux-tu-en-voilà. Ce soir, c'était à la fois Broadway et le Moulin Rouge, c'était Pigalle et Soho, c'était le Yin et le Yang. Mais pour cette année, this is the end : alles hat ein ende nur die wurst hat zwei... et où, mieux alors qu'à Frankfurt, terminer ce European Tour Machine 2011 ?! On peut trouer la nuit: the job is done...

vendredi 27 mai 2011

An evening with RUSH - 27 mai 2011 - Rotterdam

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RUSH : 2 de 3. Alors que tous les Marcel du bon peuple gavé par le marketing mercantiliste et médiatique floydien s'esbaudissent à Anvers devant un Roger, c'est au sein d'un autre sportpaleis distant de quelques dizaines de kilomètres seulement que se déroule cependant le véritable événement (non pas populeux ni populaire, mais exclusivement musical) de cette soirée : RUSH retrouve l'Ahoy de Rotterdam. Mon quatrième Ahoy avec RUSH - et front rows, stage left, please. Un beau et grand soir pour mon R30 : ce code qui n'est pas sans signification pour les amateurs et connaisseurs, en revêt une toute particulière pour moi. Mon R30, mon 30ème concert de RUSH - ni plus, ni moins. Et pas le meilleur, car celui-là est toujours à venir, sinon à quoi bon...?! RUSH joue dans une division où les prétendants ne sont pas légion : y en a-t-il d'ailleurs capables d'aligner le palmarès et le pedigree de nos trois Canadiens ? Ils ont depuis longtemps atteint le degré d'excellence totale où, une fois la complexité architecturale assimilée et la prouesse technique totalement intégrée dans leur jeu de scène, celles-ci ne font plus que porter le band et servir la symbiose entre les trois hommes. Le décorum à la hauteur de la prestation apporte la touche finale, là où d'autres ne l'utilisent que pour mieux faire diversion et/ou... compenser.

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Le son est d'une rare perfection dans un Ahoy qui a déjà fait ses preuves par le passé, et délivre un niveau de pureté rarement (jamais?) atteint. Et la vieille connivence dont font preuve ce soir nos trois complices termine un tableau des plus réussis - sans commune mesure avec l'expérience dublinoise qui était trop proprette et trop clinique. Le tableau, ce soir, est parfait. La quintessence de la perfection musicale et artistique. Qu'on aime ou qu'on n'aime pas RUSH - puisque tous les goûts sont évidemment dans la nature - force est de s'accorder que nous jouons ici dans la cour des plus grands. RUSH, le poids des mots, le choc des notes. La force tranquille, telle une mer d'huile qui ne dit rien mais qui peut tout engloutir, semblant de rien. RUSH, le trou noir de la musique contemporaine, redoutable force invisible qui fait table rase de tout. Behind only The Beatles and The Rolling Stones for most consecutive gold or platinum albums sold by a rock band, mine de rien, sans vague, sans bruit, semblant de rien. C'est tout RUSH, ça : c'est Fukushima et Tchernobyl à la fois : totalement destructeur, impossible à contenir et d'une telle redoutable efficacité qu'on ne peut qu'y succomber ou la fuir. Ce soir à Rotterdam, c'est à la fois les Noces de Cana et le Jugement Dernier. L'Apocalypse et le Big Bang réconciliés. C'est Bach réincarné en Van Gogh. C'est le jumelage entre Hiroshima et le Tibet. C'est le mariage entre Cro Magnon et Kierkegaard. C'est la réconciliation de Gengis Khan et de Confucius. Et les Working Men de ce soir sont les bâtards issus des amours interdites de Bob Marley et de Jimi Page par un beau soir de 1974...

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jeudi 12 mai 2011

An evening with RUSH - 12 mai 2011 - Dublin

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Rush, 1 de 3... seulement (pas de Rush UK Tour en ce qui concerne mon agenda 2011). RUSH for first time ever in Ireland, annonce l'affiche : on peut dès lors s'attendre à un moment d'une exceptionnelle intensities - pardon : intensité, que laisse d'autant plus présager une vaste et superbe O2 Arena, étuve pleine à craquer et prête à déborder comme une Guinness locale servie dans les règles de l'art (blurps). Italiens, Espagnols, Anglais,... Belges ont fait expressément le déplacement, et c'est bien la moindre des choses au vu de l'événement. Oiseau de mauvais augure, mon appareil photo décide de passer hors service à peine les premières notes égrenées : bardaf, c'est l'embardée, faudra se replier sur du matos de secours de bien piètre qualité.

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An evening with RUSH, 3 hours 1/2 show, 30 min intermission : c'est ce qu'on peut appeler un menu alléchant, bien que ce soit un classique pour RUSH. Et c'est parti mon kiki pour un set rutilant et impeccable, d'une insolente excellence : RUSH repousse à chaque tournée les frontières de la perfection et les limites du possible dans un show millimétré et d'une complexité technique et musicale hors normes - et peut-être est-ce une des raisons pour lesquelles le show de ce soir me parait par trop clinique. Tout est trop à sa place, tout est trop parfait, tout est trop au point, pas la moindre faille,... mais sans doute pas la moindre improvisation non plus : la perfection, parfois, peut déranger. A moins que le fait que ce soit ce soir mon 29ème concert de RUSH en soit la raison ? A moins que le fait de ne pas se retrouver plongé dans la frénésie aux avant-postes de la scène en soit une explication ? A moins que ce soit peut-être le manque de surprise ce soir, si ce n'est le choc du décorum pas piqué des hannetons ainsi que celui de la version live des deux premiers morceaux de leur prochain album ? Peu coutumier du fait, RUSH n'a en effet pas sorti de nouvel album depuis sa dernière tournée européenne, et donc peu d'occasions ce soir d'être pris à contre-pied ou frappé par un effet-surprise-de-la-mort-qui-tue dont le trio nous a toujours accoutumés par le passé. Comme pour se faire pardonner, RUSH nous offre sur un plateau comme pièce-maîtresse de cette courte tournée européenne l'intégrale de Moving Pictures. Ce qui est et reste considéré l'album in-con-tour-na-ble des Canadiens est joué dans son intégralité et d'un seul tenant : trois-quarts d'heure durant, un exploit aussi physique que technique, sans parler de l'effet (bombe) atomique qu'il déclenche dans un public intergénérationnel qui ne s'y est pas trompé. The Camera Eye, joué live pour la première fois en 31 ans lors de cette tournée, se révèle être un moment anthologiquement paroxystique, avec un Alex - plus multiinstrumentiste que jamais - taquinant même occasionnellement du clavier afin de renforcer les jongleries instrumentales des quatre bras et jambes de Geddy...

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RUSH a toujours été un band à part dans la galaxie de la musique moderne, loin du r'n'r circus, de ses strass et de ses paillettes, loin de ses excès et de ses scandales aussi. Ce n'est pas non plus à 60 ans qu'ils vont changer, après avoir écrit les pages les plus lyriques et les plus complètes (au sens de plein, de plénitude) de ce qui sera demain la musique classique. Car même Jean-Sébastien Bach a de son temps composé de la musique contemporaine et moderne, pas de la "musique classique". La soirée se termine dans un hôtel de Dublin à la carte et au menu estampillés pour la circonstance "RUSH", et envahi d'une foule bigarrée aux t-shirts à l'étoile rouge les plus divers, dans une ambiance mêlant dorénavant joyeusement les effluves Rushiennes à celles de Guinness et autres whiskies: cette after oscille entre une "RUSH Convention" et une "RUSH Perfection", l'une n'empêchant d'ailleurs pas l'autre. Ce soir et ici, plus que jamais, All the world is a stage...

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mardi 23 octobre 2007

RUSH - 23 octobre 2007 - Milano (Italie)

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Rush – 8 de 8. Au risque de fournir une publicité excessive à Ryanair, je me risque à remercier la compagnie irlandaise de nous offrir à nouveau au départ de Charleroi un aller-retour vers Milano à un prix dérisoire. Arrivés au petit matin dans le nord de l’Italie, nous louons une voiture afin de passer une superbe journée ensoleillée d’arrière-saison en terrasse sur les rives du Lago di Lugano, entre eau, soleil et montagnes. Nous rallions fin d’après-midi Milano où l’on se retrouve prisonniers des embouteillages qui encombrent l’autoroute. Ce ne serait encore rien si le plan d’accès de la salle en notre possession nous emmenait au bon endroit. Que nenni : il nous amène au beau milieu de nulle part alors que la nuit est déjà tombante et que l’heure du concert approche à grands pas ! Quelques bribes d’italien, de français et d’anglais mélangés nous ramènent non sans mal sur le bon chemin, et nous arrivons sur le parking de la salle juste à temps pour pénétrer dans l’arène avant que les lumières ne s’éteignent : oufti !
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A l’inverse de la rigueur allemande, du sérieux anglais et du professionnalisme hollandais, nous pénétrons ici quasi les mains dans les poches, sans fouille aucune : je pense même que nous serions entrés dans la salle sans autre forme de procès si nous n’avions pas spontanément présenté nous-mêmes nos billets ! L’arène est grande et bien remplie, on y fume et on y boit allègrement « comme dans le (bon vieux) temps » : surréaliste. Méditerranéen. Italien, quoi… Bien que nous ayons normalement une place assise et numérotée dans les gradins, c’est en general admission que nous nous retrouvons, sans autre forme de contrôle : dilettante toute latine, disais-je. Nous profitons d’autant plus de ce concert que nous savons que c’est notre ultime, notre dernier. Situés en plein milieu de salle, la foule est dense mais aérée. Notre positionnement nous permet d’apprécier idéalement le light show puissamment sophistiqué, ce qui est nettement moins aisé lorsqu’on est situé au premier rang. La dernière note, le dernier son résonnera encore longtemps dans nos oreilles – c’était le der des ders. C’était beau. C’était grand. C’était profond. C’était géant. C’était parfait. Parfait…
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Nous reprenons la route qui nous ramène lentement vers l’aéroport, et dormons une heure ou deux dans la voiture stationnée sur le parking avant d’en rendre les clés. Premier vol pour Charleroi-Bruxelles South, survolant à nouveau les Alpes qui nous réservent, avec le soleil se levant sur leurs sommets enneigés, le dernier beau spectacle de ces trois semaines de tournée. Long live Rock’n’Roll. Long live Rush
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dimanche 21 octobre 2007

RUSH - 21 octobre 2007 - Manheim (All.)

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Rush – 7 de 8. La SAP Arena de Manheim est toute récente, et il doit s’agir là d’une des plus belles, des plus modernes et des plus fonctionnelles salles de concert qu’il m’ait été donné de voir - en Europe s’entend, évidemment. La topographie et la physionomie des lieux, la présence de loges à mi-hauteur des gradins, les écrans publicitaires, et le volume général de la salle me font penser au Centre Molson de Montréal… mais en plus petit - je veux dire en moins grand. L’organisation et la rigueur allemandes à l’entrée du bâtiment sont sans faille au niveau de la fouille notamment, mais le fléchage à l’intérieur du bâtiment est tel que nous hésitons dans le dédale d'escaliers et de couloirs à emprunter pour rallier la salle. Et comme nous sommes les premiers à pénétrer dans le bâtiment, nous n’avons pas de flux à suivre… C’est donc passablement retardés par nos hésitations et errances que nous pénétrons finalement dans l’enceinte alors que nous étions les premiers à accéder dans le bâtiment : shit. Nous ne sommes dès lors pas au premier mais au second rang – c’est-à-dire quand même 50 cm plus en arrière, du côté de notre Alex.
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La bande sonore, toile de fond musicale nous faisant patienter jusqu’à l’extinction des feux – ou plutôt jusqu’à l’allumage de ceux de la rampe – est identique à celle des soirs précédents: une sélection signée Neil, avec du bon et uniquement du bon : du Porcupine en veux-tu en voilà, du AC-DC par-ci, du Led Zep par-là, du Floyd ici, du Genesis là, du Who un peu, du Hendrix je veux, etc. Le show est parfait – rien à redire (mais comment ne pas me répéter à force de l’écrire ?!). La route du retour sera aussi rapide que celle de l’aller, et c’est très bien ainsi dès lors qu’il faut être frais et dispo le lendemain au boulot.

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vendredi 19 octobre 2007

RUSH - 19 octobre 2007 - Oberhausen (All.)

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Rush – 6 de 8. Surlendemain, nous sommes cette fois six à Oberhausen, femme et enfants compris. Arrivés dans les premiers devant l’aréna, nous faisons le pied de grue jusqu’à l’ouverture des portes en compagnie notamment de Français venus expressément de Montpellier. Nous retrouvons également Pierre, Pol et Jacques arrivés en droite ligne de Belgique tout comme nous. Postés au premier rang, ancrés face au clavier de Geddy cette fois, nous voilà à nouveau stratégiquement installés pour un concert de toute beauté. Conditions idylliques pour un concert de même – comment trois heures peuvent-elles passer si rapidement, nom de Dieu ?!

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Petits clins d’œil de Geddy au fiston durant le show : cool – c’est vrai qu’il doit être un des plus jeunes de l’audience, si pas le plus jeune et a fortiori en front stage. Mais pas d’imprudence : ear plugs de stricte rigueur. Le public est comme à l’accoutumée, mure et mature, calme et posé – et je suis chaque soir surpris par le grand nombre de jeunes, la vingtaine à tout casser avec trois poils au menton, connaissant presque mieux que moi les lyrics, les accords et même les silences de tout Snakes & Arrows notamment…. Soirée nirvanesque sans fausse note – au propre comme au figuré. Et puis, après l’Angleterre, qu’y a-t-il de mieux que ces buvettes dans l’enceinte même de la salle, tout comme en Hollande d’ailleurs. Même s’il n’y a qu’en Belgique – je dis bien qu’en Belgique – que ces mêmes aubettes ne sont pas à une demi-heure près lorsqu’il s’agit de fermer boutique. Et ça, on ne le trouve nulle part ailleurs au monde, nulle part, foi de moi… mais pour combien de temps encore ?
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mercredi 17 octobre 2007

RUSH - 17 octobre 2007 - Rotterdam (Holl.)

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Rush – 5 de 8. Journée passée à flâner à Amsterdam entre pubs et autres pubs (pas coffee shops…) avant de rejoindre fin d’après-midi l’Ahoy de Rotterdam. Les bouchons sur l’autoroute nous font craindre le pire, mais nous arrivons finalement à temps pour le show.
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Le fait de filmer cette seconde soirée à l’Ahoy permet à Rush d’effectuer certains « raccords » au cas où des séquences filmées la veille nécessiteraient une seconde prise : c’est donc bel et bien l’intégralité du concert de la veille qui sera repris sur le futur dvd, si ce n’est dès lors l’un ou l’autre éventuel raccord filmé lors de cette seconde soirée. Le show est donc rigoureusement identique à celui de la veille, et à ceux des jours précédents. Tout étant tellement millimétré, minuté à la seconde près, tout étant tellement minutieusement calculé, planifié et organisé qu’il s’agit presque davantage d’un spectacle de haute technicité et de haute technologie que d’un concert rock. Et puis, ce n’est pas (simplement) du rock : c’est du Rush !! Installés dans les travées latérales cette fois, nous bénéficions d’une superbe vue plongeante sur la scène et sur le travail des caméras et autres perchistes, techniciens, etc.
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Le public est chaud au possible, sans doute galvanisé par le fait d’espérer peut-être figurer sur le futur dvd. Ce n’est que le cinquième concert de la tournée auquel nous assistons, et la magie reste intacte tout comme au premier soir, l’excitation reste identique tout comme lors du premier frisson : est-ce cela, l’Art, docteur… ? Le concert terminé, c’est le cœur gros que nous quittons Rotterdam en milieu de nuit après un dernier pot : c’est qu’il faut être fidèle au poste demain.... au bureau.
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