
A heavy day in the park, annonce le ticket. Et de fait: sous un soleil
de plomb, nous relions Nijmegen pour y passer une heavy journée dans
le parc en plein centre ville. Et il n’y a que de belles et grosses pointures à
l’affiche de ce heavy day in the park. Nous nous concentrons sur deux
des quatre scènes, et notre premier combo de la journée est PAPA
ROACH qui laisse bien vite place à MOTORHEAD.

SLAYER prendra ensuite la relève : quand je dis que c’est
une journée heavy, c’est une heavy journée ! Aussi
lourde que le soleil tapant sur les têtes… Le cheveu dans la soupe qui s’en
suivra s’appelle VELVET REVOLVER qui tente tant bien que mal –
mais sans jamais y parvenir – de prendre dignement le relais de Gun’s &
Roses.

Mais les compositions du Velvet ne sont pas à la hauteur et qu’on l’aime ou
non, Axel Rose reste un pivot essentiel du band. Sans lui, c’est comme Thin
Lizzy sans Phil Lynott, c’est comme AC-DC sans Bon Scott, c’est comme un pastis
sans glaçon, c’est comme une belle fille sans cervelle (quoique…). Ma surprise
de la journée, et je pèse mes mots, est la prestation
d’AUDIOSLAVE : la claque du jour. Un véritable grand et
beau moment avec Chris Cornell aux vocals. De quoi
introduire magistralement la grosse pointure de la soirée : BLACK
SABBATH, featuring le line-up original et originel.
Ozzy est fidèle à lui-même dans toute sa splendeur – ou dans
toute son horreur, c’est selon… - Tony Iommi est implacable et
parfait, et la rythmique avec Geezer Butler et
Bill Ward assure sans faille : du tout, tout, tout grand
Black Sabbath, c’est sûr !

RAMMSTEIN qui clôture les festivités (et par la même occasion
le festival) reste un moment, disons, particulier même si musicalement nous ne
sommes pas dans la même catégorie ni dans le même registre. Pyrotechnie et mise
en scène flamboyantes et fumeuses sont bien au rendez-vous, et le show dans
toute sa splendeur est conforme aux attentes du public. Reste maintenant que,
musicalement parlant, nous verrons dans quelques années si nos lascars passent
la redoutable et implacable épreuve du temps : celle qui fait que
l’Histoire – et le public - se souvient de vous…
Tag - Soulfly
samedi 18 juin 2005
FIELDS of ROCK - 18 juin 2005 - Nijmegen (Holl.)
Par "All the World is a Stage" le samedi 18 juin 2005, 21:46
dimanche 28 juin 1998
GRASPOP METAL MEETING - 28 juin 1998 - Dessel
Par "All the World is a Stage" le dimanche 28 juin 1998, 15:55

Une vaste prairie, trois scènes, et des dizaines de milliers de t-shirt noirs
ou de blousons de cuir de même couleur : le décor est planté, le spectacle
est impressionnant ! La faune est à la hauteur de l’affiche :
bigarrée et colorée, puissante et variée. Je retrouve Primus
(après les avoir vus à sept reprises lorsqu’ils ouvraient pour Rush) sans
tomber à nouveau sur leur charme. Dream Theater me semble
toujours aussi soporifique, avec l’inconvénient majeure supplémentaire que je
pensais – a tort - que leur jeu live donnerait un peu plus de vie, de corps, de
chaleur et de cœur à leur musique froide au possible. Erreur : cette
prestation me semble sans âme ni vie, bien qu’ils restent des musiciens hors
paire et d’exceptionnels techniciens - mais de là à dire qu’ils sont
charismatiques et que leur musique parlent aux tripes, non. Définitivement non…
La toute grande foule est là pour le Sabbath, pour Black
Sabbath qui aligne ici son line up originel et original :
l’événement musical de l’année ! Ozzy, au micro, chauffe
le public depuis le backstage avant même le commencement du show :
« Do you fucking hear me ? ». Le concert est à la hauteur des
espérances, de toutes les espérances : nous vivons un véritable moment
d’anthologie ! Le double CD live qui succédera à cette tournée s’appelle
« Reunion » - et le titre correspond admirablement à la réalité.
L’image du jour ? Notre brave Ozzy qui se déculotte et
expose ostensiblement son postérieur aux 50.000 paires d’yeux. Un classique,
allez-vous me rétorquer. Effectivement. Mais jusqu’au moment où Ozzy dépose son
micro pour bien écarter les fesses de ses deux mains…
