
The Nuge – 5 de 5 : Parti un peu tard, je me fais surprendre par les
bouchons entravant les derniers kilomètres qui me séparent du site du festival
implanté dans la campagne hollandaise de Lichtenvoorde. Le temps de passer par
la zone VIP prendre possession de mon backstage pass, je n’arrive au
pied de la scène principale que pour les dernières minutes du concert de
BLACKFOOT. Shit, shit et shit : cela m’attriste
réellement d’avoir raté l’essentiel de leur set, les gaillards occupant une
grande place pour moi parmi les meilleures formations sudistes au même titre
que Lynyrd Skynyrd, The Outlaws, Molly Hatchet ou 38 Special pour n’en citer
que quelques-uns uns (photo 1). Etant déjà backstage au moment de la venue de
Ted NUGENT sur le site, je taille une bavette avec son fils
Toby qui prépare son arrivée... et qui se marre d’autant plus de ma mésaventure
irlandaise de la veille que nous nous étions croisés plus d’une fois sur
place ! Moi, je me marre en voyant les affaires de scène de son père qui
sèchent au soleil après, je présume, un lavage de dernière minute ce
jour : pompes et chapeau qui profitent comme nous de la clémence météo de
Hollande… ! (photo 2). Rapides salutations avec Ted avant qu’il ne
poursuive la conversation avec Greg T. Walker, fondateur de
Blackfoot en 1969, sous l’œil amusé de son batteur Mick Brown
à l’arrière-plan: ils semblent s’apprécier vraiment, les lascars, cool !
(photo 3). Que tout cela est de bon augure en regard du programme de la
main stage (photo 4) !
1.
2.
3.
4. 
Le moment venu pour Nugent de monter sur scène, je reste backstage durant toute
la grosse heure quart que dure sa prestation : que rêver de mieux ? A
ma droite les membres de BLACKFOOT (photo 5), de
WHITESNAKE (Tommy Aldridge et Doug
Aldrich derrière les guitares du Nuge - photo 6), à ma gauche ceux de
URIAH HEEP (photo 7) et de STATUS QUO (photo
8). Et puis, c’est chouette de revoir Tommy Aldridge maintenant batteur de
Whitesnake alors qu'il était derrière les fûts du Nuge lors de notre dernière
conversation à Montréal en 2000: le monde est décidément petit dans le petit
microcosme de la bonne musique !
5.
6.
7.
8. 
Bref, que du beau monde autour de moi pour un concert du Nuge de très haute
tenue : quelques dizaines de milliers de personnes doivent encore s’en
souvenir ! Etant aux côtés de Marylin Brown (une des deux photographes
officiels attitrés du Nuge) au moment où elle tire cette photo, c'est sans
vergogne et tout à son honneur que je la garde en guise d’illustration – son
grand angle donnant un meilleur résultat que mon simple objectif (gasp !
la seconde photo de ce blog qui n'est pas de moi...!).

Le show est de toute beauté et le Nuge est impressionnant, électrisé par les
dizaines de milliers de spectateurs qui lui font face: ce n'est plus un duel,
ce n'est plus un one-man-show, c'est tout simplement Noël en été, c'est Bizance
en Hollande, c'est le nirvana sur terre... Bref - un show du Nuge comme les
autres, ni plus ni moins finalement, pourquoi est-ce que je m'emballe de la
sorte ?!

Après un petit rafraîchissement pour le rappel, c’est avec Great White
Buffalo que le Nuge termine – traditionnellement – sa prestation, arborant
sa coiffe indienne avant de se précipiter backstage encadré par son fils. Photo
de famille prise sur le vif, captée en pleine action: une de mes plus belles
photos live pleine de spontanéité, de vérité, de simplicité, de vie –
une photo tellement vraie et tellement nature. Father & Son: family
spirit…

Le Nuge quitte les lieux un peu plus tard dans la soirée et repart comme il est
arrivé. Après quelques derniers échanges et autre poignée de main, il pose pour
une ultime photo au moment où il embarque dans la voiture qui est synonyme de
fin de la tournée européenne, de fin de l’aventure, et de fin de l’histoire
pour moi. Suite au prochain numéro. Ou plutôt lors de la prochaine
tournée...
Et en l'attendant, un petit extrait vidéo...:
Fields_of_Rock_06.2006.MPG

Flash-back sur la journée écoulée. Déambulant dans la zone VIP derrière les
deux principales scènes, je croise un certain nombre de fois les membres de
Blackfoot qui semblent passer leur journée comme moi, à
prendre du bon temps, boire un coup et passer de scène en scène observer ceux
qui partagent avec eux l’affiche du festival (photo A). Vraiment sympas et
cools, ces mecs, vraiment ! La rythmique du Nuge, Mick
Brown (photo B) et Barry Sparks taillent une bavette
avec un des musicos de Whitesnake (photo C), ceux de
Status Quo boivent un pot à l’ombre d’une tonnelle avec
Uriah Heep, les membres de Journey
s’entretienent avec ceux Blackfoot attablés (photo D);
Vandenberg échange avec Whitesnake (photo E)
et Doug Aldrich s'échauffe à la gratte avant de monter sur
scène (photo F). David Coverdale s'en va se poudrer le nez
(photo G) tandis que les roadies profitent d'un repos bien mérité .. sous la
scène (photo H). Et moi au milieu de tout ce beau monde…
A
B
C
D
E
F
G
H 
Le set de Whitesnake est impressionnant, vécu backstage aux
côtés notamment des membres de Status Quo et de
Blackfoot toujours aussi intéressés par les prestations de
leurs co-listiers. Vandenberg fera une apparition éclair en
guest, le temps d’un ou de deux morceaux. L’anecdote du jour : la tonnelle
de 2 m² de David Coverdale installée backstage en plein milieu
du jeu de quille, au mitan de tout le matos de Deep Purple, équipée d’une
commode et d’un matériel de maquillage à faire pâlir de jalousie Barbie
elle-même ! Avant le rappel, David et ses compères se retirent backstage
le temps de souffler quelques instants - quelques longs instants que David
passe dans les bras de sa femme qui en profite pour lui refaire une retouche
maquillage…


Status Quo prend ensuite le relais sur la scène principale
tandis que Journey puis Uriah Heep se
relaient sur la seconde scène. L’anecdote Status Quo ? Je l’adore :
durant le solo de batterie qui ponctue le concert, les guitaristes et bassiste
se retirent backstage laissant toute la scène pour le seul batteur en train de
taper sur ses fûts. Francis Rossi, venant se placer à côté de
moi, en profite pour griller une rapide cigarette derrière les amplis et
m’adresse un grand sourire en frottant sa joue du revers de la main, me
signifiant ainsi dans un langage universel « La barbe ! » en me
montrant d’un mouvement de tête son collègue en train de s’échiner à la
batterie ! Humour anglais, sans doute. Excellent !


Depuis le matin, le backstage est envahi par le matos de Deep
Purple qui encombre le passage en prévision du concert qui clôture la
journée. Le plus impressionnant est le clavier – pardon : les claviers –
qui occupent une place non négligeable à côté de la batterie. Les autres
valises, caisses et box marqués de l’effigie de tous les groupes de la journée
- voire de l’un ou l’autre musicien en particulier – est un patchwork à
l’esthétique particulière mais ô combien parlante pour qui sait où il
est.

Je quitte les lieux avant la fin du show de Deep Purple, non
pas que mon backstage me gêne – que du contraire ! - mais les bouchons du
matin me font dire que ce n’était que de la roupille de sansonnet à côté de ce
qui se trame pour ce soir. Et puis, après tout, le Nuge est venu, il a vu, il a
vaincu: à quoi bon rester plus longtemps...?!
Tag - Status Quo
vendredi 9 juin 2006
Ted NUGENT – 9 juin 2006 - Arrow Rock Festival - (featuring Deep Purple, Whitesnake, Status Quo, Blackfoot, Uriah Heep, Journey...)
Par "All the World is a Stage" le vendredi 9 juin 2006, 20:25
samedi 27 mai 2006
Ted NUGENT - 27 mai 06 - Schwung Rock Festival (+ Thunder + Status Quo + Dio + Alice Cooper)
Par "All the World is a Stage" le samedi 27 mai 2006, 18:34

The Nuge 2 de 5. Thunder est en train de jouer lorsque nous
arrivons à Roeselaere, mais ça ne vaut assurément pas le déplacement . Vite
vite au bar retrouver les potes pour faire passer la pilule: surtout, surtout
ne pas s'abîmer les oreilles avant Ted Nugent ! Il n’y a
rien à faire, mais un concert du Nuge dans le cadre d’un festival ne sera
jamais aussi intense et puissant que lorsqu’il est seul à l’affiche et a les
coudées franches dans une salle qui lui est tout acquise. Ce n’est certes pas
un mauvais concert du tout – que du contraire – mais après sa prestation d’hier
à Hamburg, le comparatif ne tient pas la route. Arborant hier un drapeau
allemand planté aux côtés de la batterie, c’est aujourd’hui un drapeau belge
qui flotte : cool de voir le Nuge sous nos couleurs ! Une heure de
concert seulement dans une halle à bestiaux que je m’étais pourtant juré de ne
plus jamais fréquenter – mais le Nuge qui se produit exceptionnellement en
Belgique mérite cette entorse à la règle. L’intensité est puissante et le show
parfait, malgré une acoustique perfectible. Mais cela ne prive pas Ted de
balancer quelques vannes par-ci par-là, et je suis surpris du répondant de la
salle : je ne suis assurément pas le seul Belgian Fan… Riffles,
wafles, chocolates and FN Browning : voici son résumé quant au
confetti que représente la Belgique à l’échelle mondiale.

Le set du Nuge terminé, retrouver Ronnie James Dio sur scène
reste un véritable plaisir – une des plus belles voix du rock, assurément. Mais
après le Nuge, que tout est tristement fade : post coitum animal
triste. Alice Cooper qui enchaîne sur scène reste un
régal: fidèle à lui-même, grand-guignolesque et théâtral à souhait – et ces
mots valent tout leur pesant d’or lorsqu’on sait de quoi on parle.
Status Quo bouclera la soirée d’une manière prévisible et
téléphonée qui n’enlève cependant rien au plaisir. Et puis, ce mur de
Marshall et d’enceintes de couleur majoritairement blanche a cette
touche et ce cachet si particulier qui fait qu’on se dit que ça va déménager –
il n’y a pourtant pas de connexion logique entre la vue et l’ouïe, mais c’est
ainsi. Vite vite rentrer : le Nuge m’attend demain à Stuttgart.
Comme hier à Hamburg, à nouveau pas de ticket d'entrée à joindre à cet article
en guise d'illustration - voilà ce que c'est que d'être invité par le
Nuge !
jeudi 8 juillet 2004
SCHWUNG Rock Festival - 8 juillet 2004 - Roeselare
Par "All the World is a Stage" le jeudi 8 juillet 2004, 14:23

J'arrive un peu tard pour la prestation des Ugly Buggy Boys
(mais nom de Dieu, que font-ils ici ?!) et pénètre dans l’antre juste pour
assister à la fin de la prestation de Thunder – pas une grosse perte en ce qui
me concerne ! La prestation de Rose Tattoo me rappelle ma
première – et dernière – rencontre avec le nain tatoué, c’était en ouverture du
concert de ZZ Top à Arlon il y a déjà bien longtemps. Mais c’est bien
UFO qui s’en suit que je ne veux pour rien au monde rater.
Comme lors de tout festival, une bonne partie du public n’est présent que pour
l’un ou l’autre morceau. C’est bien le cas ici encore avec le Doctor,
Doctor qui enflamme un public de gros nazes qui vibrera encore une fois
plus tard à l’unisson lors du I want you to want me de Cheap
Trick qui enchaîne ensuite. Et il faut croire que les ricains de Cheap
Trick ne jouent que pour leurs invités backstage – une horde de pin-ups de
derrière les fagots il faut l’avouer – tant le public ne verra tantôt que leur
profil droit, tantôt que leur profil gauche, tout affairés qu’ils sont à
faire les beaux en direction du backstage left et/ou right. N’empêche,
quelques classiques du style Dream Police ou Need your love
ne me laissent pas de glace ni de bois – dommage que ces instants soient trop
peu nombreux… Status Quo, fidèle à eux-mêmes, complètent ce
tableau avec un boogie qui, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, amène
inexorablement tout le monde à hocher de la tête en cadence et à se dandiner au
rythme de leur rock carré – et pour être carré, il n’y a pas plus quadrilatère.
Deep Purple clôture la soirée avec un show qui m’a tout l’air
d’un parfait copier-coller de leur prestation de l’année précédente, en ce
compris leurs fringues, leur jeu de scène, leur set-list, leur light show,
leurs gimmicks. Bref, c’est pour moi la déception de la journée – au point que
je quitte les lieux avant même la fin de leur show, ce qui a l’avantage de
m’éviter de surcroit les bouchons…

samedi 17 octobre 1998
Redding Coghlan Bell - 17 octobre 1998 - Gouvy
Par "All the World is a Stage" le samedi 17 octobre 1998, 18:44

Une fois de plus, la Ferme Madelone vibre le temps d’un soir : une
rythmique légendaire pour un concert unique en Belgique quand on pense aux
trois gaillards qui se retrouvent aux tréfonds de l’Ardenne: The Redding
Coghlan Bell Band ! Noel Redding, débauché par
Jimi Hendrix à l’issue de sa première prestation avec les
Animals, et avec qui il vivra ses plus grands moments entre 1966 et 1969 ;
Eric Bell qui égaillera les plus faramineuses prestations de
Thin Lizzy à la plus mémorable époque de Phil Lynott;
John Coghlan qui sera le batteur attitré de Status
Quo au moment de sa plus riche période. Nos trois amis nous donnent
rendez-vous pour une soirée unique et mémorable dans un cadre tout aussi
exceptionnel : un moment de très haute intensité. Quand je pense que Noël
Redding était aux côtés de Jimi à Woodstock
et que Bell côtoyait Phil dans les pubs de Dublin… Séquence
émotion.
vendredi 29 mai 1998
STATUS QUO - 29 mai 1998 - Luxembourg
Par "All the World is a Stage" le vendredi 29 mai 1998, 15:48

Quatre jours plus tard, d’une capitale (belge) à une autre
(luxembourgeoise) : le Quo à la patinoire grand-ducale, ou comment faire
fondre la glace avec trois accords seulement. Car ils y réussissent, les
bougres ! C’est vrai que depuis le temps qu’ils les manient, leurs trois
accords, ils savent comment s’y prendre pour les faire vibrer au bon endroit au
bon moment avec les bonnes personnes. Bref : à quoi ressemble plus un
concert de Status Quo qu’un autre concert de Status Quo?A un concert de Status
Quo bien évidemment ! Pas de surprise donc – ni bonne ni mauvaise, juste
une soirée prévisible à souhait et un set téléphoné qui n’enlève rien,
strictement rien à la qualité de celui-ci…
vendredi 7 novembre 1986
STATUS QUO - 7 novembre 1986 - Forest National
Par "All the World is a Stage" le vendredi 7 novembre 1986, 22:47

Whatever You Want – Forest National répond : 8000 chevelus (et
combien de pellicules…?) se dandinent au rythme des riffs téléphonés de nos
Anglais de service. Rien d’original, rien de neuf non plus sous le
soleil : c’est ce qu’on appelle un statu quo. Mais que c’est
finalement plaisant à l’oreille, et les moins férus se surprennent à se laisser
aller, à se prendre au jeu et rejoignent les plus accros pour finalement
communier de concert avec ceux dont je suis et qui ont fait le pied de grue
devant les portes vitrées de Forest pour être aux premières loges. Status Quo
1960, 1970, 1980, 1990, 2000, etc. : une valeur sûre. Tellement sûre
qu’ils portent à merveille leur nom. WAYSTED en guest : si c’est
écrit sur le ticket...