
Ce qu'il y a de bien avec la roots ou avec le bluegrass,
chaque année au Festival Roots d'Hamawé, c'est qu'on peut danser avec les mains
dans les poches, même si on a oublié ses santiags ou son stetson : le
square dance, c'est ça ! Sans paraphraser Gotainer et son sampa.
Si le festival s'offre les PINE LEAF BOYS qui traversent
expressément l'Atlantique pour ce seul (!) concert européen, ce sont davantage
les DIRTY COVER CATS qui mettent préalablement le feu aux
poudres avec un set, ma foi, bien rock'n'roll.

Ca swingue à gauche, ça boogie woogie à droite, ça rockabily au centre, dans
une atmosphère tantôt cajun tantôt... simplement (et chaudement) gaumaise, sous
un chapiteau d'où perlent les
gouttes-de-la-vérité-qui-ne-trompe-pas-sur-l'ambiance-à-l'intérieur. Jeans et
chemises à carreaux - avec ou sans taches de chili con carne... - se disputent
la place aux chapeaux de cowboy et autres coiffes de paille, que ce soit sur
scène où au-devant de celle-ci. Le decorum est fidèle à la tradition
roots, la ferme Roiseux s'est mise sur son trente et un, le bon peuple
a répondu massivement présent, les familles sont au grand complet : veaux,
vaches, cochons, tout est en place pour que les STRAPS fassent
comme chez eux et clôturent une nouvelle édition aussi chaude
qu'Orvalesque...



Tag - Straps
dimanche 12 juin 2011
HAMAWE Roots Festival - 12 juin 2011 - Hamawé
Par "All the World is a Stage" le dimanche 12 juin 2011, 14:34
dimanche 21 juin 2009
Fêtes de la Musique - 20 & 21 juin 2009 - Luxie
Par "All the World is a Stage" le dimanche 21 juin 2009, 20:48
Il est des choses que l'on sait par essence bonnes et sans surprise (ce qui
n'est pas une tare), à l'instar d'un Orval qui a vieilli quelques années en
cave. Non pas que ce soit dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleures
soupes (quoique avec de jeunes carottes), mais c'est ainsi avec ABBEY
ROAD qui termine en apothéose ces "Fêtes de la Musique 2009" au
Tchesté. Malgré quelques stûûûts techniques bien vite oubliés et
pardonnés (voire ignorés de tous les poireaux présents qui ne sont pas
familiers de la chose), la prestation des plus belges des
Liverpooliens et des plus liverpooliens des Belges est de
belle facture - et je ne parle pas de leur cachet que je ne veux d'ailleurs pas
connaître. Le fait que le "When My Guitar Gently Weeps" soit dédié tout
spécialement à l'homme en short (merci, Alain, je te revaudrai cela !) en
dit long sur ma préférence absolue pour ce tribute d'un cover (pour ceux qui
suivent). Cette merveilleuse pièce est et reste mon meilleur d'Abbey Road -
enfin, de Jeff Healey. Non: des Beatles - enfin, bref.
Auparavant, Carl WYATT & The Delta Voodoo Kings fait plus
que me surprendre agréablement: un Johnny Winter (presque)
plus vrai que nature dans sa dégaine et dans son jeu de gratte. Sans conteste
la surprise du chef pour ce soir... (1ère photo).


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Les locaux de RUNNING SHOES suivis de DOLE
sont par ailleurs au menu en Gaume. Qu'est-ce qui ressemble plus à un concert
des Running Shoes qu'un concert des Running
Shoes - le 2.345ème en ce qui me concerne, à la grosse louche. C'est
comme aller par exemple à la toilette, c'est toujours la même chose mais
qu'est-ce que ça fait du bien par où ça passe ! Mais comparaison n'est pas
raison: restons dans le registre rock'n'roll, et profitons du moment présent. A
fortiori qu'avec les Running Shoes on pense à chaque concert
que c'est peut-être la der des ders qu'on en profite sur scène. Et ça, ça fait
un peu mal et ça gâche alors le plaisir - c'est comme chier de la vaisselle
cassée, pour rester dans le registre scatologique. Continuez de tremper
votre chemise les gars, en nous délivrant le meilleur de vous-mêmes car pour ça
vous êtes les meilleurs de toute la Gaume, t-shirt du PIG (Parti
Indépendantiste Gaumais) arboré ou non. Pour ce qui est ensuite de
Dole, sorry Rémy, je n'avais plus de cartouche pour te tirer
le portrait..

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Les choses qui ont commencé avec l'Orval se termine à... Orval: les
STRAPS y délivrent une prestation (hors Fête de la Musique)
pour un aréopage plus, dirons-nous... conventionnel. Mais quel cadre, mes amis:
vos sarraux y ont aussi fière allure que le divin breuvage qui nous y est
servi! Cependant, cette prestation hors contexte reste à mon goût sans la
saveur et sans la ferveur hamawéennes, mais c'est ainsi: z'y êtes pour
rien..
dimanche 31 mai 2009
HAMAWE Roots Festival - 31 mai 2009 - Hamawé
Par "All the World is a Stage" le dimanche 31 mai 2009, 12:47

Un grand moment familial de bonne humeur, de simplicité, de convivialité et de
ripaille, cet annuel rendez-vous gaumais à l’Hamawe Roots
Festival. Chapeaux de cow-boy et santiags de rigueur pour quelques pas
de square dance (sans renverser l’Orval, s’il vous plait). The
Ugly Buggy Boys mettent le feu au chapiteau avec ce qu'ils affirment
inspiré par le doux ronflement des Massey Ferguson: quelque chose qui n’est pas
vraiment de la country, ni du swing, ni du hillbilly, ni du rockabilly, ni du
country blues, ni du boogie mais plutôt un mixed entre le hard rock
des années 1920 et le western swing de demain comme ils disent ! Bref, de
quoi oublier vite fait bien fait le mariachi de ces mexicanos de
Viva Mexico qui précédaient. Pour suivre, The Flat
Mountain Girls qui nous viennent en droite ligne des montagnes de
l'Oregon et qui hument bon le far-west et l'Appalachian Old Time Square
Dance. The Straps, les locaux Bluegrass Old Time
Cajun, clôturent l’affiche avec en apothéose un final endiablé où se
retrouvent réunis pour un méga-jam on stage tous les bands de la journée (!)…
accompagnés au triangle ou aux maracas par les politiques du cru (!!), le
Gouverneur coiffé d'un stetson en premier.


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Mention plus que toute spéciale à Papy Blues qui ouvrait les
hostilités en début de festival, seul à la gratte et assis sur son ampli à
accus, en reprenant de main de maître les classiques des classic
rocks. Il nous ressortira le grand jeu tout au long de la soirée – coiffé
de mon chapeau ! - entre deux bands, sous les vivas intergénérationnels
amplement mérités : quand Papy fait de la résistance, il ne fait pas les
choses à moitié, le bougre : su-per-be !

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