
Une Ancienne Belgique évidemment sold out à l'occasion de ce concert
belge de la tournée des 20 ans de mes Irlandais préférés (... depuis la mort de
Phil Lynott). Comme quoi c'est un jubilé pour eux comme pour
moi, ayant reçu pour ma part à l'occasion du passage d'une de mes décennies
leur désormais emblématique album Troublegum qui est au programme en
intégrale ce soir en première partie de set, mon album préféré... Les
manager et tour manager de THERAPY?,
particulièrement séduits par la qualité ('Good job !') de mon dernier
billet relatif à leurs protégés, inscrivent mon nom sur leur guest list et me
créditent d'un pass-photo pour immortaliser la soirée live. Et quel live, mes
zamis ! Sympas, ces buveurs de Guinness. Avec DRIVING DEAD
GIRLS en première partie, les Montois de service paraissent presque
bien sages sur scène alors qu'ils avaient mis le feu à la plaine de Wardin il y
a deux gros mois. Cela n'empêche pas le chanteur de clôturer le set dans le
public, micro à la main, finissant par se tortiller à mes pieds comme un vers
épileptique caramélisé et frémissant, tout en continuant à vociférer. Bon les
gars, très bon même !


A pile-poil 20h30 comme programmé, le trio irlandais déboule sur scène pour ce
qui se révèlera être mon concert de l'année - sans doute. Un
Troublegum joué intégralement comme prévu avec une énergie de Dieu le
Père et une gouaille des plus communicatives et interactives avec la salle: le
premier set est puissant et torride à souhait, déchaînant pogos sur pogos. Une
interruption de 5 bonnes minutes, toutes lumières restant éteintes dans la
salle, annonce le second set d'un rouleau compresseur tout aussi puissant mais
peut-être moins "homogène" qui balaye quelques highlights du reste de
la carrière du trio. Ou du quatuor, c'est selon : un roadie-technicien (ou
un technicien-roadie ?) joue le quatrième larron backstage caché derrière les
tentures. Dissimulé du public par les enceintes du band, il assure
ponctuellement la rythm guitar et renforce les background vocals, se jouant son
concert à lui tout seul comme un grand pour son propre plaisir dirait-on !
C'est assurément plus rock'n'roll que des samples ou autres effets
bidouillés depuis la console.

Un concert chaud-boulette dans une étuve bruxelloise brassant du jeune et du
moins jeune, du chevelu et du dégarni, du poilu et du glabre, du mec et de la
gonze - un nombre surprenamment élevé de gentes dames (demoiselles ?). Avec le
sourire et la bonne humeur de la crémière en plus - ou plutôt des buveurs de
Guinness et des gardiens de moutons pour rester dans le cliché -
THERAPY? a littéralement bouté le feu à l'AB, et my God que ça
fait du bien cette cure de bonne humeur, de spontanéité et de saine
transpiration ! Sans chichi, sans manière, THERAPY? nous
ramène aux real roots d'un rock simple mais non moins chaleureux et
percutant. Thanx, guys. Puis un bon Rush à fond les manettes
dans les enceintes dès la dernière note jouée alors que les lumières se
rallument, c'est certainement pour atténuer le post coitum animal
triste général. Therapy de groupe(s), vous avez dit ? Des
psys de cette trempe, on en redemande - même sans remboursement de la sécu
!




Tag - Therapy
samedi 13 novembre 2010
THERAPY ? - 13 novembre 2010 - Bruxelles
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samedi 5 septembre 2009
WARD'IN Rock Festival - 4 & 5 septembre 2009 - Wardin (featuring THERAPY?, The WAILERS, etc.)
Par "All the World is a Stage" le samedi 5 septembre 2009, 08:09

THERAPY?: ils ont le rythme dans le sang, et l'on ne peut pas
dire qu'ils ont une mauvaise circulation ! Contrairement à mes doigts
engourdis par cette bise d'été frigorifiant les articulations, en particulier
celles de mon index devant activer le déclencheur de l'appareil photo. La lune
est enceinte - pleine et ronde, préférerons certains - pour mieux encore
baigner de sa blancheur le bourbier de Wardin dans lequel se trémoussent et
pataugent quelques milliers de bottines, bottes et autres Converse mal
inspirées. La météo n'est pas aux tongues ni aux marcels,
mais bon on est en Ardenne ou on ne l'est pas. Et THERAPY? l'a
bien compris, qui avec sa capuche habituelle pour l'un, qui avec son
indéboulonnable bonnet pour l'autre - pour une fois bien de circonstance. Si le
backstage d'ici - entre deux sapinières, trois vaches et deux sangliers - n'a
rien à envier aux meilleurs des festivals, il reste que cet écrin de lumière et
de décibels au milieu de nulle part et à côté de rien ne fait qu'accentuer le
côté surréaliste de la présence scénique de mes Irlandais (presque) préférés.
Un nouvel épisode de la Bataille des Ardennes vient de s'engager et fait
trembler Bastogne, mais c'est cette fois l'artillerie lourde irlandaise qui
donne le tempo. 75 minutes de Grosse Bertha : que rêver de mieux
sur le plateau ardennais, et à défaut de Diane ?! 75 minutes de
bonheur et de déluge de feu, savamment mitonnés par HULK
auparavant et ensuite puissamment entretenus en after-party par
X-MAKEENA puis surtout par les excellents GUNS OF
BRIXTON en millieu de nuit. Il ne manquait que la neige (mais ce sera
pour la semaine prochaine...)..



Le festival le plus haut de Belgique a frappé fort ce vendredi: l'affiche du
samedi ne pourra rivaliser ni en pêche ni en énergie brute avec les
bêtes de la veille. JERONIMO,
STARVING, LA CASA notamment ne feront
que préparer le terrain ce samedi pour le légendaires
WAILERS. Il n'empêche, ces derniers ne peuvent cependant pas
combler pour moi le grand vide laissé par le plus célèbre des Rastas. Mais le
grand Bob aurait-il tenu le coup dans cette froidure estivale ? Il doit
bien se marrer, là-haut, en voyant ses potes....

