
The Nuge 2 de 5. Thunder est en train de jouer lorsque nous
arrivons à Roeselaere, mais ça ne vaut assurément pas le déplacement . Vite
vite au bar retrouver les potes pour faire passer la pilule: surtout, surtout
ne pas s'abîmer les oreilles avant Ted Nugent ! Il n’y a
rien à faire, mais un concert du Nuge dans le cadre d’un festival ne sera
jamais aussi intense et puissant que lorsqu’il est seul à l’affiche et a les
coudées franches dans une salle qui lui est tout acquise. Ce n’est certes pas
un mauvais concert du tout – que du contraire – mais après sa prestation d’hier
à Hamburg, le comparatif ne tient pas la route. Arborant hier un drapeau
allemand planté aux côtés de la batterie, c’est aujourd’hui un drapeau belge
qui flotte : cool de voir le Nuge sous nos couleurs ! Une heure de
concert seulement dans une halle à bestiaux que je m’étais pourtant juré de ne
plus jamais fréquenter – mais le Nuge qui se produit exceptionnellement en
Belgique mérite cette entorse à la règle. L’intensité est puissante et le show
parfait, malgré une acoustique perfectible. Mais cela ne prive pas Ted de
balancer quelques vannes par-ci par-là, et je suis surpris du répondant de la
salle : je ne suis assurément pas le seul Belgian Fan… Riffles,
wafles, chocolates and FN Browning : voici son résumé quant au
confetti que représente la Belgique à l’échelle mondiale.

Le set du Nuge terminé, retrouver Ronnie James Dio sur scène
reste un véritable plaisir – une des plus belles voix du rock, assurément. Mais
après le Nuge, que tout est tristement fade : post coitum animal
triste. Alice Cooper qui enchaîne sur scène reste un
régal: fidèle à lui-même, grand-guignolesque et théâtral à souhait – et ces
mots valent tout leur pesant d’or lorsqu’on sait de quoi on parle.
Status Quo bouclera la soirée d’une manière prévisible et
téléphonée qui n’enlève cependant rien au plaisir. Et puis, ce mur de
Marshall et d’enceintes de couleur majoritairement blanche a cette
touche et ce cachet si particulier qui fait qu’on se dit que ça va déménager –
il n’y a pourtant pas de connexion logique entre la vue et l’ouïe, mais c’est
ainsi. Vite vite rentrer : le Nuge m’attend demain à Stuttgart.
Comme hier à Hamburg, à nouveau pas de ticket d'entrée à joindre à cet article
en guise d'illustration - voilà ce que c'est que d'être invité par le
Nuge !
Tag - Thunder
samedi 27 mai 2006
Ted NUGENT - 27 mai 06 - Schwung Rock Festival (+ Thunder + Status Quo + Dio + Alice Cooper)
Par "All the World is a Stage" le samedi 27 mai 2006, 18:34
jeudi 8 juillet 2004
SCHWUNG Rock Festival - 8 juillet 2004 - Roeselare
Par "All the World is a Stage" le jeudi 8 juillet 2004, 14:23

J'arrive un peu tard pour la prestation des Ugly Buggy Boys
(mais nom de Dieu, que font-ils ici ?!) et pénètre dans l’antre juste pour
assister à la fin de la prestation de Thunder – pas une grosse perte en ce qui
me concerne ! La prestation de Rose Tattoo me rappelle ma
première – et dernière – rencontre avec le nain tatoué, c’était en ouverture du
concert de ZZ Top à Arlon il y a déjà bien longtemps. Mais c’est bien
UFO qui s’en suit que je ne veux pour rien au monde rater.
Comme lors de tout festival, une bonne partie du public n’est présent que pour
l’un ou l’autre morceau. C’est bien le cas ici encore avec le Doctor,
Doctor qui enflamme un public de gros nazes qui vibrera encore une fois
plus tard à l’unisson lors du I want you to want me de Cheap
Trick qui enchaîne ensuite. Et il faut croire que les ricains de Cheap
Trick ne jouent que pour leurs invités backstage – une horde de pin-ups de
derrière les fagots il faut l’avouer – tant le public ne verra tantôt que leur
profil droit, tantôt que leur profil gauche, tout affairés qu’ils sont à
faire les beaux en direction du backstage left et/ou right. N’empêche,
quelques classiques du style Dream Police ou Need your love
ne me laissent pas de glace ni de bois – dommage que ces instants soient trop
peu nombreux… Status Quo, fidèle à eux-mêmes, complètent ce
tableau avec un boogie qui, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, amène
inexorablement tout le monde à hocher de la tête en cadence et à se dandiner au
rythme de leur rock carré – et pour être carré, il n’y a pas plus quadrilatère.
Deep Purple clôture la soirée avec un show qui m’a tout l’air
d’un parfait copier-coller de leur prestation de l’année précédente, en ce
compris leurs fringues, leur jeu de scène, leur set-list, leur light show,
leurs gimmicks. Bref, c’est pour moi la déception de la journée – au point que
je quitte les lieux avant même la fin de leur show, ce qui a l’avantage de
m’éviter de surcroit les bouchons…
