
Pour ses 15 ans, le Ward'in Rock s'offre 2 jours et 2 nuits
sold out. Aux entrées, tickets-boissons et bars, c'est un vendredi soir un peu
Capharnaüm - et sans doute Sodome & Gomorrhe au camping tout aussi sold
out. Neuf mille personnes sur l'autoproclamé festival le plus haut de
Belgique : belle récompense pour les organisateurs, couronnée par une
météo quasi caniculaire. Le Ward'in, c'est avant tout une grande famille de
plus de 400 bénévoles - et qui sont devenus par la force des choses des potes
qu'on croise chaque année aux mêmes postes. Le Ward'in, c'est une simplicité
bon enfant comme à la campagne, c'est une convivialité sans chichi sans manière
comme chez les ruraux que nous sommes. Le Ward'in, c'est definitively the
place to be sur le Plateau où tout le monde connaît tout le monde, où tout
le monde vient pour voir tout le monde. Et, comme dans tout festival qui se
respecte, pour marier tous les plaisirs émulsifiants - notamment ceux des
substances psycho-actives pouvant amener des exagérations du
comportement...
.

L'affiche 2011 propose pas moins de 23 noms et est le résultat radiophonique de
l’air du temps en jouant la carte de groupes belges à succès tels que notamment
SUAREZ, KISS & DRIVE, LEMON
STRAW, GREAT MOUNTAIN FIRE et CAMPING
SAUVACH (qui n'en ont tous que le nom...).

Les pompiers jouent les pyromanes en allumant le feu samedi après-midi au plus
chaud de la journée, arrosant la foule au moyen de leurs lances à incendie. Il
fait chaud partout, et les organismes souffrent tant sur scène que dans le
public. La poussière pénètre tous les pores, et les appareils photos souffrent
de tous leurs pixels également. Les musicos dégoulinent, les instruments
suintent et le public macère entre scènes, bars, chapiteaux et camping.

Rock'n'rollement parlant, la palme revient indéniablement aux trublions
BIKINIANS qui mettent (enfin) le feu à la plaine en milieu de
soirée sur la grande scène, et aux Français déjantés de RADICALS
PICARDS qui font préalablement de même sous le chapiteau :
assurément les deux plus belles surprises-découvertes de cette édition 2011.
Aussi rock'n'roll aux bars backstage que défoliants sur scène, ils remportent
également mon prix de la sympathie et de la déconne : bien rigolé, les
gars, merci (blurps).


Dans un tout autre registre, Cédric GERVY. En one-man-show de
derrière les fagots, il parvient à chambrer tout un chapiteau et à faire hurler
et onduler une foule aussi déjantée et surchauffée que ses textes et
musiques : chapeau, l'artiste ! La veille vendredi, ma surprise du
soir est la prestation de PUGGY : le trio (qui est aussi
belge que moi sénégalais) parvient à délivrer un set quasi rock'n'roll
et en tous cas sans commune mesure avec la soupe de ses tubes
radiophoniques et autres succès populaires - ces derniers déclenchant
l'hystérie dans les 50 premiers rangs 100% féminins dont je tairai l'âge moyen
ainsi que le niveau des décibels émis. S'il y a un dentiste dans l'assistance,
gros plan sur la dentition :






La palme inverse est décernée le lendemain samedi à la tête d'affiche :
STROMAE. Certes, nous n'avons aucun point commun ni aucune
affinité musicale lui et moi - il en faut pour tous les goûts, et surtout pour
ceux qui en ont. Mais le fait que ce grand échalas joue sa star m'horripile
particulièrement : pas de photos backstage de Monsieur, uniquement des
clichés frontstage de l'Artiste et durant les trois premiers morceaux
seulement, etc. Non merci, pas ici Manneke, t'es à Wardin, fieu, pas Place des
Palais ni chez Nagui. Les forces de l'ordre déployées en nombre front et
backstage ne sont sans doute pas non plus sans rapport avec des menaces qui lui
auraient été proférées...


Il n'en demeure pas moins que l'hystérie collective qu'il déclenche semble
amplement méritée - pour les organisateurs qui ont tiré ici le gros lot. Le
succès du Bruxellois lui monte sans doute à la tête, et ce n'est pas le public
chaud-boulette de ce soir qui va le faire changer d'avis. Qu'il en profite
surtout, tant que que son heure de gloire lui sourit. Car, forcément, ce n'est
pas avec sa production et sa prestation qu'il restera dans mes an(n)ales
personnellement r'n'r - ceci pour clôturer scatologiquement ce billet comme il
a commencé au camping. Quelle sera la programmation 2012 ? Un peu plus
sale et moins policée ne serait pas pour me déplaire, mais ne boudons
pas le plaisir d'une superbe réussite 2011 que revoici en un dernier petit tour
d'horizon en photos :



Tag - Wardin Rock Festival
samedi 3 septembre 2011
Ward'in Rock Festival - 2 & 3 sept. 2011 - Wardin
Par "All the World is a Stage" le samedi 3 septembre 2011, 16:46
samedi 4 septembre 2010
WARD'IN ROCK - 3 & 4 septembre 2010 - Wardin
Par "All the World is a Stage" le samedi 4 septembre 2010, 09:44

Le Ward'in Rock est à Werchter ce qu'un bal de village (avec
ses dérapages) est à une rave-party (avec ses excès) : c'est tout ce qui
fait son charme, mais il faut être du Plateau (ardennais) pour comprendre et
apprécier... L'édition 2010 a viré sa cuti electro-pop gentillette en
retournant à ses racines résolument rock'n'roll - du moins en ce qui concerne
l'affiche du vendredi. Et cette première journée se termine au milieu de la
nuit en un véritable feu d'artifice(s) - c'est peu dire - orchestré par
LE BAL DES ENRAGES. A propos de bal, c'est plutôt la
méga-kermesse ; et à propos d'enragés, il vaudrait mieux parler de
fous-furieux déjantés. Le collectif du BAL DES ENRAGES, créé
pour un temps seulement l'année passé, réunit les musiciens des meilleurs
groupes de la scène punk-alternative française (des aliénés sévissant dans
Lofofora, Punish Yourself, Tagada
Jones, Parabellum, La Phaze,...) et
termine sa saison à Wardin en atomisant le site par une prestation qui relève
de Bouglione mixé d'Alice Cooper, mâtiné d'un brin de Wampas et d'un
zeste de Mononc Serge.




Le collectif éphémère du BAL DES ENRAGES nous assène un final
total et hallucinant tant le spectacle - pardon : le show - est jouissif
sur scène... voire plus déjanté encore en coulisses pour les rares témoins de
ces moments surréalistes et décalés. C'est qu'en se relayant à une bonne
quinzaine pour partager alternativement la scène, il y en a toujours autant
backstage que sur les planches, ne sachant d'ailleurs parfois pas où commence
la scène et où se terminent les coulisses, les uns continuant à jouer et
délirer backstage alors que les autres sont sous les feux de la rampe. La
frontière est bien ténue entre le monde des projecteurs et celui de l'ombre,
entre la réalité et la fiction...! LE BAL DES ENRAGES, ça se
vit car ça ne peut se raconter. De la provoc, du sexe et du délire, du
sado-maso et des disqueuses, du trash et du feu, des sex-toys et du cuir, du
second degré et de l'humour, des excès et de l'alcool. LE BAL DES
ENRAGES, si c'est Barnum sur la scène et Sin City
backstage, c'est en servant néanmoins une set-list explosive faisant des trous
dans la tête jusqu'au poix chiche. La surprise du chef, sans équivoque possible
!








La tête d'affiche de la journée, LE PEUPLE DE L'HERBE, est
presque le cheveu dans la soupe, ou plutôt le brin d'herbe dans la goulasch -
comprendra qui pourra - malgré une prestation de haute tenue qui aurait récolté
tous les (mes !) honneurs sans la présence des Enragés.



S'offre précédemment sur la grande scène SHAKA PONK: l'autre
(bonne) surprise de la soirée pour ma part, avec un set aussi puissant que
visuel, aussi rock'n'roll que peaufiné. Un alliage de riffs et d'électro
derrière des mélodies bien solides de rock fusion avec un zeste de funk, un
soupçon de métal et un tsunami de gros son sous couvert d'une mise en scène
laissant la place belle à un leader des plus charismatiques secondé par une
black aussi efficace que... spectaculaire. Un tout grand moment pour ceux qui,
comme moi, découvraient ces Francais. Précédemment, SKIP THE
USE délivre une espèce de punk rock avec des relents d'un peu de tout,
en terminant leur set en beauté par un jam déjanté et surexcité du
meilleur goût avec SHAKA PUNK précisément.










Le punk hardcore de DAGGERS survolte l'autre scène suivi de
DRIVING DEAD GIRLS: un garage-rock bien senti qui se termine
par du lancer de guitare dans le public et du jump-dévérinage de batterie:
chaud-boulette pour annoncer l'arrivée de DO OR DIE qui
m'impressionne moins qu'en avril dernier - sans doute la cause à un son assez
pourave ou à l'effet de surprise qui n'est plus.





La journée du samedi ne peut atteindre les sommets de la veille, et c'est
dommage. By-pass sur les prestations de OVERMARS et de
FULL OF SUEDOISES notamment, avant de refaire avec eux le
monde backstage en soirée en alternant les sets de PIERPOLJAK,
RAPH, FELOCHE, ETE 67,
BALIMURPHY et autres SURFING LEONS.


Vient l'heure où monte sur scène BLACK BOX REVELATION. Le duo
détonnant se partageant batterie et guitare est à la hauteur des attentes et
insufflent à cette seconde journée la débauche de décibels et
d'attitude qui manquait presque jusque là. Si le terme de power-trio
sied à merveille à certains, l'appellation atomic duo colle-t-elle
parfaitement à BBR...!




Et ce n'est pas là dénigrer The MASH qui les précèdent,
annonçant les Hongrois de HANGMAS avec leur british-wave
totalement eighties assaisonnée de bons riffs bien solides qui donne un tout
très, très potable. Après les avoir ratés au Sziget à Budapest il y a 3
semaines, je suis aujourd'hui témoin de l'accueil que la Belgique réserve à ces
Hongrois avec la même ferveur qui a surpris tous les groupes Belges qui ont
marqué le Sziget de leur empreinte. Putain, putain, c'est vachement bien,
nous sommes quand même tous des Européens...



samedi 5 septembre 2009
WARD'IN Rock Festival - 4 & 5 septembre 2009 - Wardin (featuring THERAPY?, The WAILERS, etc.)
Par "All the World is a Stage" le samedi 5 septembre 2009, 08:09

THERAPY?: ils ont le rythme dans le sang, et l'on ne peut pas
dire qu'ils ont une mauvaise circulation ! Contrairement à mes doigts
engourdis par cette bise d'été frigorifiant les articulations, en particulier
celles de mon index devant activer le déclencheur de l'appareil photo. La lune
est enceinte - pleine et ronde, préférerons certains - pour mieux encore
baigner de sa blancheur le bourbier de Wardin dans lequel se trémoussent et
pataugent quelques milliers de bottines, bottes et autres Converse mal
inspirées. La météo n'est pas aux tongues ni aux marcels,
mais bon on est en Ardenne ou on ne l'est pas. Et THERAPY? l'a
bien compris, qui avec sa capuche habituelle pour l'un, qui avec son
indéboulonnable bonnet pour l'autre - pour une fois bien de circonstance. Si le
backstage d'ici - entre deux sapinières, trois vaches et deux sangliers - n'a
rien à envier aux meilleurs des festivals, il reste que cet écrin de lumière et
de décibels au milieu de nulle part et à côté de rien ne fait qu'accentuer le
côté surréaliste de la présence scénique de mes Irlandais (presque) préférés.
Un nouvel épisode de la Bataille des Ardennes vient de s'engager et fait
trembler Bastogne, mais c'est cette fois l'artillerie lourde irlandaise qui
donne le tempo. 75 minutes de Grosse Bertha : que rêver de mieux
sur le plateau ardennais, et à défaut de Diane ?! 75 minutes de
bonheur et de déluge de feu, savamment mitonnés par HULK
auparavant et ensuite puissamment entretenus en after-party par
X-MAKEENA puis surtout par les excellents GUNS OF
BRIXTON en millieu de nuit. Il ne manquait que la neige (mais ce sera
pour la semaine prochaine...)..



Le festival le plus haut de Belgique a frappé fort ce vendredi: l'affiche du
samedi ne pourra rivaliser ni en pêche ni en énergie brute avec les
bêtes de la veille. JERONIMO,
STARVING, LA CASA notamment ne feront
que préparer le terrain ce samedi pour le légendaires
WAILERS. Il n'empêche, ces derniers ne peuvent cependant pas
combler pour moi le grand vide laissé par le plus célèbre des Rastas. Mais le
grand Bob aurait-il tenu le coup dans cette froidure estivale ? Il doit
bien se marrer, là-haut, en voyant ses potes....


vendredi 2 septembre 2005
WARDIN Rock Festival - 2 setp. 2005 - Wardin
Par "All the World is a Stage" le vendredi 2 septembre 2005, 21:00

Nouvel endroit en bordure du village pour ce festival rural et bon enfant qui,
mine de rien, prend chaque année un peu plus de bouteille et d’ampleur: pour sa
neuvième édition, le Ward’in rock a délaissé son traditionnel verger. Offrant
confort et espace aux festivaliers, convivialité et plein de bières, vous
obtenez un des évènements à ne pas manquer en Luxie. Le public ne s’y est pas
trompé : 5000 personnes sont venues acclamer Starflam,
Dog Eat Dog, Hollywood Porn Star notamment au
milieu de stands aux allures de petits chalets offrant moulte boissons à des
prix raisonnables. Elle est pas belle la vie ? Tu boiras bien quelque
chose ? Une vodka ? Une p’tite kriek ? Ou alors un maitrank des
scouts de Bastogne ? Allez santé ! L’Ardeur d’Avance
fera-t-elle de ce petit poucet un ogre respecté et respectable… ?
samedi 1 septembre 2001
WARDIN Rock Festival - 1 septembre 2001 - Wardin
Par "All the World is a Stage" le samedi 1 septembre 2001, 12:25

Rock à la campagne. Petit Poucet deviendra grand : le festival se
professionnalise, la logistique, la structure et l’organisation prennent de la
bouteille. Et le public répond nombreux également… Qui est à l’affiche ?
Je n’en sais fichtrement plus rien. Mais le groupe qui joue en after
party sur la scène me fait bien sourire, surtout le batteur à poil
derrière ses futs. Et je ne parle pas des fûts de bière…
samedi 4 septembre 1999
WARDIN Rock Festival – 4 septembre 1999 - Wardin
Par "All the World is a Stage" le samedi 4 septembre 1999, 23:52

Du rock à la campagne – un chouette festival dans un pré au beau milieu du
village. Belle affiche, chouette cadre, superbe organisation. High
Voltage – tribute band d’AC-DC, époque Bon Scott –
est comme à l’accoutumée parfait sur scène : pour peu, on croirait
retrouver nos Australiens préférés. Quelle énergie, quel gimmick et quel
mimétisme : j’en suis à chaque fois sous le charme, et la quantième fois
est-ce ? Chapeau, les gars ! Le reste de l’affiche me laisse quelque
peu indifférent, même si la curiosité est d’autant plus séduisante depuis les
buvettes parsemant le pré. Le bonheur est dans le pré, cours-y vite, cours-y
vite… (air connu).