All The World Is A Stage - Chap. 1 : * The Vintage Years : 1978 - 2011 *

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dimanche 13 juillet 2008

Ted NUGENT - Bospop Festival - 13 juillet 2008 - Weert, Hollande (feat. Thin Lizzy, ZZ Top,...)

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The Nuge : 3 de 4. Nouveau sms en provenance de Toby Nugent durant le concert de Thin Lizzy nous fixant un endroit de rendez-vous afin de nous permettre de passer backstage et de découvrir l’envers du décor de ce festival pas piqué des hannetons. C’est l’occasion de croiser les membres de Thin Lizzy juste à leur descente de scène, et de côtoyer Tommy Aldridge (photo 1) que je retrouve 8 ans après les derniers pots que nous avons pris ensemble à Toronto et à Buffalo alors qu’il tournait avec le Nuge. Scott Gorham, dernière figure emblématique de Thin Lizzy est également de la partie : cool (photo 2). Outre le beau peuple rock’n’rollesque qui déambule backstage (Apocalyptica, Danko Jones, Europe, Subway to Sally,...), c’est essentiellement Billy Gibbons et Dusty Hill de ZZ Top (photos 3 et 4) qui attirent les regards… jusqu’à l’arrivée de Ted Nugent sur le coup de 17h30.

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Rapides salutations, avant que le Nuge ne s’engouffre dans le bâtiment où chaque band dispose de ses appartements. Nous faisons la navette entre la plaine du festival et le backstage, restant finalement plus souvent installés au bar situé à l’arrière de la scène principale qu’ailleurs, profitant du soleil, du calme et de la vision de ce petit monde de vedettes, de roadies, de managers, de producteurs et de VIP sans doute, mais dont les visages ne me sont tous pas familiers… Quelques minutes seulement avant de monter sur scène, précédé par Toby qui ouvre le chemin, Ted quitte le bâtiment suivi comme son ombre par ses deux musiciens et son tour manager pour effectuer la centaine de mètres qui les sépare de la main stage. Tout en marchant d’un pas très rapide en direction de la scène, il s’étire et s’échauffe à la manière d’un athlète prêt à monter sur la piste, et c’est d’une foulée olympique que la distance est franchie. Il avale les escaliers de la scène trois à trois (!), enfilant illico sa Byrdland que lui tend Toby, et de laquelle il extirpe illico quelques violents feedbacks assourdissants alors même qu’il est toujours en coulisses : un classique qui annonce l’arrivée imminente de la Bête sur scène… Et le voilà parti pour une bonne heure et demi de délire. Je repasse frontstage pour tirer quelques photos – et Ted de mettre le feu à la plaine.

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Non, décidément non, je ne connais aucun show man de sa trempe, aucun musicien de sa stature. Et je pèse mes mots. Il vit sa musique, il EST sa musique.

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Je cueille Ted à sa sortie de scène pour franchir à pas de géant en sa compagnie, comme à l’aller, le chemin le ramenant à ses appartements. Un attroupement de curieux s’agglomère le long du court trajet, formant comme une haie d’honneur que je franchis en sa compagnie. Il me gratifie d’une virile tape dans le dos en me demandant mon opinion quant à sa prestation: tout satisfait qu’il semble de toutes façons être de lui-même, c'est là un classique pour l’égomaniaque et mégalo qu’il est et reste !

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Pourtant, les quelques injures et autre "Motherfuckers !" adressés aux techniciens en début de prestation alors qu’ils n’exécutaient pas ses injonctions et ne répondaient pas à ces nombreux signes me laissaient craindre le pire. C’est qu’une Byrdland ne se manie pas comme une Ibanez ou comme une vulgaire japonaise... (il paraît !). Quelle soirée – ZZ Top peut monter sur scène, les Texans peuvent être bons, excellents ou exécrables, peu importe : le Nuge est passé… Vivement demain à Londres !

Nuge_Bospop_2008_0022.jpg Photos (c) - Use only with mention of www.intensities-in-tens-cities.euNuge_Bospop_2008_0002.jpg Nuge_Bospop_2008_0023.JPG Nuge_Bospop_2008_0024.JPG Nuge_Bospop_2008_0025.JPG

samedi 12 juillet 2008

Ted NUGENT - 12 juillet 2008 - Amsterdam (Holl.)

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The Nuge: 2 de 4. Arrivée au Melkweg en plein centre d’Amsterdam en milieu de journée. Un sms de Toby Nugent m’arrive peu avant l’ouverture des portes pour me fixer rendez-vous afin de rencontrer Ted dans sa loge en avant concert. Passage backstage puis arrivée dans la Ted Nugent Dressing Room : le Nuge est seul, assis dans un fauteuil à gratouiller sa Byrdland en mâchouillant un cure dent. Il s’interrompt immédiatement pour tendre une virile poignée de main en arborant un large sourire et proposant à boire et à manger – Toby fait le service.

Nuge_Amsterdam_2008_0007.jpg Photos (c) - Use only with mention of www.intensities-in-tens-cities.euNuge_Amsterdam_2008_0003.JPG Nuge_Amsterdam_2008_0004.JPG Nuge_Amsterdam_2008_0005.JPG Nuge_Amsterdam_2008_0006.JPG

La rencontre dure une bonne grosse demi-heure en prélude au concert, avec deux journalistes présents également pour un interview. Guère l’occasion d’en placer une, avec le Ted qui est comme à l’accoutumée prolixe et intarissable : une question, une réflexion, et le voilà parti pour 10 minutes de discussion enflammée. Impossible de l’arrêter – c’est à peur d’ouvrir à nouveau la bouche ! Ted se plaint de l’audience essentiellement masculine de tous ses shows européens (et en effet, que de fans féminines aux States !). Mais il se marre surtout en se remémorant et en contant en très long et en plus large encore, illustrant d’images et d’anecdotes à n’en plus finir, le déluge d’hier soir déclenché en Espagne à l’issue de Great White Buffalo qui clôturait son set. Une mini-tornade a ravagé la scène du festival, balayé amplis et baffles, noyé matériel et personnel, déchiré bâches et toiles, avec pour conséquence un festival tout simplement… arrêté à l’issue de la dernière note du Nuge ! Au revoir Deep Purple qui devait lui succéder... Il est fier comme un paon de sa danse de la pluie – qui plus est à l’issue de Great White Buffalo : ça n’aurait pas pu mieux tomber !! Il n’en faut pas plus au Nuge pour se gausser d’être le maître des éléments, le Grand Bison Blanc, le grand Chef Indien qui fait la pluie et le beau temps et qui a la main mise sur les éléments qu’il commande depuis le manche de sa Byrdland. Depuis le temps qu’il le crie haut et fort, il fallait bien un jour que les éléments et les circonstances lui donnent raison ! Il est jovial, le grand Ted, il est hilare et fier de ce qui est arrivé hier en Espagne, il jubile et en est encore plus excité a posteriori… !!
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Mais il est temps de le laisser, le concert débute dans 5 minutes à peine et les clameurs d’impatience du public commencent à se faire entendre… Pause photo avec le Nuge qui demande à son fils de prendre mon appareil pour ce faire, tandis que James E. Brown - le photographe attitré de Ted déjà rencontré il y a deux ans lors de sa dernière tournée européenne – fait de même pour le côté officiel. Moments privilégiés d’intimité et de pur bonheur avant de laisser Ted se préparer pour monter sur scène dans quelques secondes. Petit coucou par la loge voisine saluer Mick (le batteur) et Barry (le bassiste) - qui sont déjà venus faire quelques « Hello » et boire un coup en notre compagnie. Le concert sera – subjectivement – parfait et c’est de deux bonnes heures de show qu’il nous gratifie sans relâche, Byrdland après Byrdland, Les Paul après PRS… Suprême bonheur, insigne honneur et rare privilège que d’être à nouveau invité par Toby à rejoindre le Nuge dans sa loge à l’issue du concert: meeting en avant-concert, et greeting en after-show: que rêver de mieux?!

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Il y a comme tout à l'heure à boire et à manger dans le frigo et sur le buffet pour les six invités que nous sommes cette fois à être reçus. La discussion sera bien animée et chaude, conviviale et simple. Lui apprenant qu’il joue après-demain avec ZZ Top, Ted semble tout heureux de recroiser leur chemin, même s’il estime qu’ils ne sont plus aussi bons qu’auparavant (sic). Quand je lui apprends également qu’Europe (!!) partage la même scène, je passe le rictus de dégout et les commentaires désobligeants...!! Ted en profite pour revenir sur sa prestation d’avant-hier en Allemagne au sujet de laquelle je le relance. Il me conte toute sa déception à l’égard de MSG qui jouait si froidement, sans cœur ni tripe, ni cœur ni âme. Quand je lui dis que je trouvais en effet cette prestation vide (empty), Ted rayonne en me gratifiant d'un sourire béat comme si j’avais trouvé LE terme qui convient parfaitement à tous ces musiciens qui ne brûlent plus pour leur musique. Car si effectivement Ted se prévaut de quelque chose, c’est bien de vivre et de brûler pour ce qu’il fait – et il le fait de main de maître, qu’on aime ou qu’on n’aime pas le personnage et surtout ses opinions politiques.

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Photos (c) - Use only with mention of www.intensities-in-tens-cities.eu
Le moment est venu de se quitter après une bonne demi-heure d’intenses discussions. Ted – toujours assis dans son divan - nous tend la pince et, véritable moulin à parole qu’il est et a toujours été, de relancer la discussion alors que les deux tiers de ses hôtes viennent de quitter la loge ! Nous nous faisons un plaisir de rester dès lors encore un long, long moment en comité restreint avec Ted qui continue de plus belle sur sa lancée. Même Toby, qui a terminé de rassembler les effets personnels de son père, commence à s’impatienter mais me sourit du coin des lèvres avec un clin d’œil tant il connaît le cirque et la ritournelle habituelle avec son père impossible à arrêter. Et puis, le monde à l’envers : Ted insigne l’ordre à Toby de nous gratifier de backstage pass pour ses deux prochains et derniers concerts de la tournée Européenne au moment de nous quitter cette fois pour de bon ! Notre (nouvelle) qualité de European Ambassadors (sic!) commence fort, sacré Ted, va… Nom de dieu, quelle soirée pleine de rebondissements. Direction notre hôtel, avant une bien bonne et belle journée qui s’annonce dès lors demain à Weert, Hollande.

Un petit florilège du Nuge, filmé dans sa dressing room...?
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jeudi 15 août 1985

BELGA FESTIVAL - 15 août 1985 - Oostende

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Un gros mois plus tard, direction Oostende pour un festival qui connaît quelques éditions estivales à succès sur ce qui s’appelle encore la côte belge (sur la côte flamande, doit-on maintenant dire – het spijt me). Nous arrivons que The Blasters terminent quasi leur set, laissant la place aux Screaming Blue Messiah. Heureusement qu'Arno remonte le niveau (sonore et musical) avec TC Matic (Putain, putain, c'est vachement bien...), sur ses terres qui plus est : autant dire que ça motive ! Back to the future ensuite avec The Kinks – je ne savais même pas qu’ils existaient encore, pour laisser ensuite place nette à ZZ Top qui nous sort la toute grosse artillerie – voiture hot-rod aux flammes rouges et jaunes, pépées high heel, et look ravageur. Gimme all you loving, Sharped dressed man, etc. Well, well…

samedi 17 octobre 1981

ZZ TOP & ROSE TATTOO - 17 octobre 1981 - Arlon

S'il faut n'en retenir qu'un seul en 1981, ce sont nos trois barbus à... Arlon ! Par défaut, malheureusement: plus aucun ticket, trace ni souvenir d'autres gigs de cette année 1981 où je me serais usé les côtes sur les barrières Nadar au premier rang... Le nain australien Angry ANDERSON qui manque de s'étrangler avec le câble de son micro pour chauffer la salle (un classique !), puis nos trois Texans au boogie-blues pure souche et bien graisseux qui envahissent la scène: joli et chaud, comme le Texas et l'Australie. Et bien avant que la redoutable machine commerciale ne propulse notre trio à l'avant-scène mondiale avec leurs pépées, leurs bagnoles et autres artifices commerciaux US. Back to the roots, Guys, back to the roots please...

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